Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Les pacifiants

Auteur : Régis Schleicher

Léoncel, un ouvrier ébéniste, est l’un de ces millions de poilus qui ont été précipités dans un enfer de boue, de sang et d’acier.
Mais ce soldat a une amie qui l’attend, des amis… Alors, mourir pour quoi, pour qui ? Léoncel et ses compagnons d’infortune vont tenter et réussir l’impensable : la grande fraternisation avec ceux d’en face ! Et le roman devient une formidable utopie historique, mais aussi une tragédie… Car les autorités ne pardonneront pas à Léoncel d’avoir arrêté leur guerre… Cette guerre ne dit pas son nom, mais le lecteur reconnaîtra la ” grande “, celle de 14-18.
Ces hommes sont bien ceux qu’on a fait massacrer sur la Somme ou à Verdun, alors qu’ils ne rêvaient qu’à la douceur de leur femme, à l’odeur de l’établi… Mais si le rêve se faisait réalité ? Si les combattants, las de s’entretuer pour les profits d’une minorité de crapules dorées, mettaient crosse en l’air et décrétaient la paix perpétuelle ? Tel est le cadre de ce roman dont le héros ira jusqu’au bout de ses idées, jusqu’au bout de l’utopie, pour donner naissance, au sens propre comme au figuré, à un homme nouveau dans un décor agreste de recommencement du monde…
Ce roman d’une grande beauté symbolique est aussi un documentaire rétrospectif sur l’époque héroïque des luttes ouvrières et sur l’ancien monde du travail, que l’auteur évoque avec une précision méticuleuse et chaleureuse. C’est enfin la bouleversante histoire d’un homme et d’une femme qui jouent leur vie pour que le grain ne meure pas :
Le roman s’achève sur une épiphanie dont la splendeur ” pacifiante ” et solaire évoque les images d’un Virgile ou d’un Giono.