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Les Pierres de Foudre

Auteur : Alain Grousset

Illustrateur : Manchu

Date de saisie : 07/06/2007

Genre : Jeunesse a partir de 9 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France

Collection : Hors-piste

Prix : 8.00 / 52.48 F

ISBN : 978-2-07-061319-9

GENCOD : 9782070613199

  • Les presentations des editeurs : 19/06/2007

A la mort de son pere, Marien doit descendre a la mine. Au Trou du Diable, le travail est dur, dangereux, mais une mysterieuse presence semble proteger le garcon. Pourquoi ? Marien aurait-il un don ? Que sont les Pierres de Foudre sur lesquelles la secte des Devineuses veille jalousement ? Tres vite, pieges et accidents inexpliques se succedent. Pour Marien, la descente aux enfers ne fait que commencer…

  • Les courts extraits de livres : 19/06/2007

– Allez, les enfants, ce sera tout pour aujourd’hui !
A ces paroles magiques repondit aussitot un concert de bancs pousses, de chaises deplacees, d’exclamations joyeuses.
– N’oubliez pas d’apprendre votre recitation et votre lecon de morale. Demain, j’interrogerai certains d’entre vous.
La classe se vida rapidement tandis que le maitre rangeait ses affaires. Seul un garcon resta debout, immobile, attendant que le professeur remarque sa presence.
– Marien ? Que veux-tu ?
Le jeune homme s’approcha de l’estrade, triturant nerveusement sa casquette. Il osa tout de meme parler :
– M… aitre, je suis venu vous dire que je viendrai plus a l’ecole. Je me suis inscrit a la mine. Les sourcils broussailleux du professeur se leverent.
– Qu’est ce qu’il te prend ? Tu reussis bien a l’ecole et tu viens m’annoncer que tu vas t’enterrer dans cette maudite mine. Reflechis un peu…
– Maitre, c’est tout reflechi. La mine est l’unique solution pour ma famille, vous le savez bien.
Le vieil homme ne repondit rien, a bout d’arguments. Il ne lui servirait a rien de marteler que grace a des etudes poussees Marien gagnerait plus d’argent pour un travail moins penible, que bien d’autres avant lui avaient commis la meme erreur. Le professeur connaissait parfaitement la situation familiale de son eleve, depuis peu orphelin d’un pere disparu dans les entrailles de la terre. Il savait que la mine avait une fois de plus gagne. Non seulement elle avait eu son lot de sacrifices, mais elle reclamait toujours plus de chair fraiche.
Le professeur s’approcha de Marien, le prit par les epaules et lui dit d’un ton bourru ou l’emotion percait :
– Bonne chance, Marien. Surtout, prends bien garde a toi !