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Les presidents americains

Auteur : Philippe Valode

Date de saisie : 07/10/2008

Genre : Histoire

Editeur : Archipel, Paris, France

Prix : 32.00 / 209.91 F

ISBN : 978-2-84187-745-4

GENCOD : 9782841877454

Sorti le : 08/10/2008

  • Les presentations des editeurs : 14/10/2008

Depuis l’election du premier president americain, George Washington, en 1789, quarante-trois presidents se sont succede. Ils ont construit la premiere puissance internationale, assurant a elle seule 20% de la production de richesses dans le monde. Un exploit unique dans l’histoire des hommes ! Aux concepteurs d’une nouvelle democratie – Washington, Adams, Madison, Jefferson – succedent au XIXe siecle deux grands presidents : l’un, Monroe, inventant l’isolationnisme ; l’autre, Abraham Lincoln, abolissant l’esclavage dans les Etats du Sud.
Au siecle suivant, Woodrow Wilson et Franklin D. Roosevelt assument les responsabilites d’un Etat federal devenu la premiere puissance de la planete, en imposant, a l’issue des deux guerres mondiales, de puissantes organisations internationales destinees a eviter le renouvellement de tels massacres.
A l’ere nucleaire, Truman, Eisenhower, Kennedy et Nixon relevent un nouveau defi : celui de la guerre froide contre l’Empire sovietique. Ronald Reagan lui donne le coup de grace. Emportes par l’orgueil, les Etats-Unis laissent se developper des deficits gigantesques, tant budgetaires que commerciaux. S’eloignant d’une conception harmonieuse des relations internationales, une Amerique interventionniste impose son droit a punir les Etats susceptibles de menacer la paix, au risque de destabiliser de fragiles equilibres geostrategiques.
Les Etats-Unis, puissance encore sans rivale, vont-ils accepter de promouvoir la reduction des conflits, de defendre la lutte concertee contre la pollution, de stabiliser des deficits qui menacent l’economie mondiale ? Ce sont la quelques-uns des defis qui les attendent au XXIe siecle.

  • Les courts extraits de livres : 14/10/2008

LES TREIZE COLONIES FONDATRICES

ESPAGNOLS, PORTUGAIS ET FRANCAIS

Decouvert par Christophe Colomb en 1492, le continent americain va etre l’enjeu de luttes d’influence entre Espagnols, Portugais et Francais. Point d’Anglais avant le debut du XVIIe siecle, puisque la fondation de la Virginie remonte a 1607 : nouvelle demonstration de l’inexactitude de la these selon laquelle ceux des iles sont les conquerants du continent. C’est generalement le contraire qui se produit. La Grande-Bretagne, deux fois conquise, en constitue une excellente illustration.
Christophe Colomb effectue quatre voyages, pensant avoir decouvert les Indes, il donne ainsi aux habitants des Caraibes le nom d’Indiens.
Les Portugais s’emparent du Bresil alors que les Espagnols conquierent l’Amerique Centrale (Mexique) et l’Amerique du Sud (Perou). Peu d’incursions espagnoles vers le nord seront tentees, sauf peut-etre pour renforcer la defense du Mexique : ainsi en est-il de la construction du fort de San Augustin sur la cote orientale de la Floride, en 1565. Les explorations conduites dans la partie sud des actuels Etats-Unis demontrent, quant a elles, la pauvrete des peuplements et des sols. Citons, pour memoire, les expeditions de Juan Ponce de Leon en 1513 en Floride, d’Hernando de Soto jusqu’au Mississippi vers 1540, enfin, a la meme epoque, l’avancee de Francisco Vasquez de Cornado au Texas.
Les Francais, pour leur part, font preuve d’un dynamisme avere. Ainsi, Francois Ier confie un navire de cent tonneaux, la Dauphine, au Florentin Giovanni da Verrazano (en 1507, le geographe allemand Waldseemuller a baptise le continent Amerique, attribuant par erreur sa decouverte a Amerigo Vespucci, un autre navigateur florentin). Verrazano aborde ainsi la cote nord-americaine le 7 mars 1524 et la baptise Francesca, en l’honneur de son maitre. Le 17 avril, il decouvre l’embouchure de l’Hudson qu’il nomme Nouvelle Angouleme, en hommage au comte d’Angouleme, titre porte par Francois Ier avant d’etre roi. Ce sera le futur site de New York.
Dix ans plus tard, en 1534, Jacques Cartier, parti de sa ville natale de Saint-Malo, atteint Terre-Neuve, puis repere l’embouchure du Saint-Laurent. En 1535 (il faut alors de quatre a cinq mois pour parcourir la traversee aller-retour sur l’Atlantique), un second voyage lui permet de remonter le Saint-Laurent. A l’endroit ou les rives du fleuve se resserrent, Champlain fonde Quebec (selon la terminologie indienne) en 1608 et poursuit jusqu’au futur emplacement de Montreal (fonde en 1640).