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Les sales betes

Couverture du livre Les sales betes

Auteur : Jacques Andre Bertrand

Date de saisie : 21/08/2008

Genre : Essais litteraires

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-260-01744-8

GENCOD : 9782260017448

Sorti le : 21/08/2008

  • Les presentations des editeurs : 16/07/2008

Vous ne les aimez pas. Pire, vous les detestez. Elles vous envahissent, vous sucent le sang, vous terrorisent… Elles peuplent vos cauchemars et vous gachent vos pique-niques. Et pourtant, la plupart du temps, elles sont inoffensives.

Dans ce delicieux recueil, Jacques A. Bertrand dresse des portraits subtils et caustiques de toutes ces sales betes meconnues. En suivant les savoureux itineraires, drolatiques et erudits, ou il vous entraine, vous vous prendrez d’affection pour l’araignee, le pou et le moustique, vous adorerez la chouette, la hyene et le crocodile, vous rechercherez la compagnie de l’ours et du serpent, vous caresserez (peut-etre) la blatte et le rat.

Mais, au final, vous ne manquerez pas de partager l’opinion definitive de l’auteur : la pire des sales betes, c’est l’homme !

Jacques A. Bertrand, auteur discret, a su neanmoins conquerir un nombre croissant de fideles qui voient en lui un ecrivain-culte a la croisee de Pierre Desproges et de J. D. Salinger. Depuis Tristesse de la Balance et autres signes en 1983, il a publie une quinzaine d’ouvrages dont Le Pas du loup (prix de Flore), Le sage a dit, Derniers camps de base avant les sommets (prix Grand-Chosier), L’Angleterre ferme a cinq heures, La Course du chevau-leger et J’aime pas les autres (prix Georges-Brassens).

  • La revue de presse Jean-Luc Douin – Le Monde du 19 decembre 2008

L’araignee travaille au crochet, la fourmi n’est pas intermittente du spectacle, la hyene fouille dans les poubelles, la mante “ne frequente pas sa cousine Blatte (ni le cousin Pons)”, le crocodile pleure de ne pas avoir epluche un homme avant de l’avaler, le requin est un animal a sang froid tres difficile a repertorier parce qu’on le trouve un peu partout, dans la finance, l’industrie, le commerce, la politique… Vous avez compris : le bestiaire malicieux de Jacques A. Bertrand (qui – ironie supreme – vient de recevoir le prix 30 millions d’amis) recense essentiellement des animaux humains, droles d’oiseaux, langues de vipere, betes… a manger du foin…
L’homme, drole d’animal, ferait bien de se mefier de cet ecrivain bipede, zoologiste et philosophe, disciple du professeur Vialatte.

  • La revue de presse Nathalie Crom – Telerama du 3 decembre 2008

Chacun de ces portraits animaliers s’averant bien entendu un miroir tendu par le moraliste Jacques A. Bertrand a l’espece humaine, bien moins frequentable au fond que ce bestiaire pretendument abominable.

  • La revue de presse Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur du 25 septembre 2008

Jugeant qu’on a tort de les craindre, de les chasser ou de les mepriser, ce disciple de Vialatte se consacre ici a rehabiliter le rat, le moustique ou la blatte, le plus litteraire des animaux…
L’homme, en revanche, l’inspire moins; il le trouve trop animal et tres nuisible. Seule la lecture de Jacques A. Bertrand peut le rendre meilleur et plus heureux.

  • Les courts extraits de livres : 16/07/2008

L’araignee est un etre exquis. Et tres ancien. Cet arachnide bien connu, de l’ordre des araneides, fait figure d’ancetre dans le monde des insectes dont d’ailleurs il ne fait pas partie. En effet, l’araignee etait deja dans la meme classe que les scorpions, a une epoque ou les fougeres avaient des airs de baobabs et les mille-pattes mesuraient un metre cinquante, ce qui est assez long. Plusieurs centaines de millions d’annees plus tard, une longue et lente evolution, partant du poisson et passant par le singe, finirait par donner naissance au naturaliste – qui deduirait tout ce qui precede a l’aide de fragments de fossiles et d’un peu d’imagination.

L’araignee est un etre exquis qui fait de petits pas, d’innombrables petits pas dus a sa vivacite et a son grand nombre de pattes. (A l’arret, on en compte au moins huit.) L’araignee est une danseuse de premiere qui ne se marche jamais sur les pieds. Si son regard est insoutenable, ce n’est pas qu’elle a le mauvais oeil mais, au contraire, parce qu’elle a de bons yeux. Entre quatre et huit, generalement. On peut les compter lorsqu’on se trouve nez a nez avec elle, bien qu’elle n’ait pas de nez a proprement parler. Peu de gens acceptent de regarder une araignee dans les yeux et pratiquement pas de femmes. Des qu’elles apercoivent une araignee, la plupart des femmes s’evanouissent ou grimpent precipitamment sur une chaise en appelant au secours. Ce comportement est incomprehensible au naturaliste, car la coquille Saint-Jacques a dix fois plus d’yeux que l’araignee et on n’a jamais vu une femme grimper sur une chaise en presence d’une coquille Saint-Jacques. A part ca, on peut dire que la nature est bien faite. Par exemple, si l’araignee possede huit pattes et huit yeux, c’est parce qu’il n’est pas facile de se tenir en equilibre sur une toile d’araignee, d’abord, et qu’ensuite on ne sait jamais quelle piste d’atterrissage vont choisir les mouches. L’araignee nous debarrasse des mouches, des moustiques et des acariens, ces dragons microscopiques, bien que ces derniers soient pour elle des camarades de classe. Elle nous en debarrasse a condition, naturellement, qu’on ne detruise pas ses toiles sans arret…