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Les sentiers delicats

Auteur : Eric Holder

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Dilettante, Paris, France

Prix : 13.00 / 85.27 F

ISBN : 978-2-84263-097-3

GENCOD : 9782842630973

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  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Partir, dit-on, c’est mourir un peu. A suivre Eric Holder dans les meandres de ses sentiers delicats, on aurait l’impression de revivre. Bien plus que la destination, c’est le voyage qui compte. Un voyage a l’interieur de huit nouvelles et par tous moyens : a pied, en chemin de fer, a moto, en voiture, etc. Mais qu’importe, pourvu qu’on ait l’ivresse. Celle du jeune narrateur qui par son echappee belle parachevera son education. Celle de cet ecumeur de rivieres qui a pour maison le monde sur un coup de volant. Le motard n’est pas en reste : pesanteur abolie au profit de la force centripete, halte impromptue, plaidoyer pro moto. Se souvenir d’une Alfa Romeo rouge, et Anne Deux apparait sur le siege conducteur. Dans le train, la conversation oiseuse d’un couple anglais se revele etre le declencheur d’un cocorico d’anthologie. Et parfois suffit au bonheur de marcher dans la campagne tout en ecoutant le pelerin, frere Jean. Ne reste plus qu’a s’accommoder du jet lag ou le songe peut l’emporter sur la realite, a moins que ce ne soit le contraire.

Vingt ans apres Nouvelles du Nord, premier livre d’Eric Holder et des editions Le Dilettante, voici huit nouvelles qui defilent a l’allure d’un phrase delicat. Holder ecrit comme il entend vivre : sur la roue arriere.

  • La revue de presse Dominique Guiou – Le Figaro du 24 fevrier 2005

… Dans le recueil de textes qui parait aujourd’hui, le romancier semble reconcilie avec lui-meme. Il revient au recit ou l’autobiographie affleure. Et nous livre ce qu’il sait faire de mieux : raconter, en quelques pages, des fragments de sa propre vie. Une vie eprise de legerete et de liberte. La fugue, la fuite, la mise au rancart des liens inutiles, la recherche de la verite, meme si elle est douloureuse, etant ses themes preferes.

Huit recits ponctuent une trentaine d’annees, de la fin de l’adolescence a l’oree de la quarantaine, cet age ou l’homme commence a regretter le temps qu’il a perdu avec ses chimeres et ses illusions. Des petites histoires baties a partir de souvenirs en bataille, ecrites a l’economie, sans autre effet de style que la rapidite, l’allusion, l’esquisse… Ne demandez pas a Eric Holder des analyses ou des explications. Il note, il montre. Il dit simplement. Et ne souhaite, au fond, que ranimer avec elegance les moments intenses d’une vie, sachant toujours trouver les sentiers delicats qui menent au coeur du lecteur.

  • La revue de presse Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur du 20 janvier 2005

… Vingt ans apres Nouvelles du Nord, qui fut non seulement son premier ouvrage mais aussi le titre inaugural du Dilettante, Eric Holder signe, avec les Sentiers delicats, bouquet de recits autobiographiques, un merveilleux eloge de la fuite. Ca commence a Ramatuelle, au debut des annees 1970, ou un doux reveur qui construit son bateau dans la colline initie le garcon a Cendrars, Miller et Kerouac. Ca se prolonge dans un pensionnat de Saint-Raphael ou, en deshabillant devant ses condisciples une fille imaginaire, il decouvre, tres tot, sa vocation d’ecrivain. Et ca se poursuit sur les routes : a 15 ans, il s’echappe de l’internat et decide de partir pour l’Afghanistan. Les Fleurs du mal en poche, il remonte vers Paris en pretant ses jeunes bras de journalier aux vendangeurs. Mais il ne va pas jusqu’a Kaboul. Qu’importe, eut dit Gide, c’est le desir qui compte, pas la destination… Quels que soient les chemins vicinaux, les routes forestieres, les bords de mer qu’il emprunte dans ce livre en mouvement perpetuel, a chaque page souffle le vent de la liberte… C’est un ecrivain sans bagages qui rend le lecteur plus leger, plus humain, et reconnaissant.

  • La revue de presse Martine Laval – Telerama du 12 janvier 2005

Depuis toujours, ou presque, qu’il ecrit – a 15 ans, il bouclait son premier roman ! -, Eric Holder fait de l’escapade un genre litteraire. Il va, a pied, a velo, a moto, traverse la vie doucement, embraye, s’echappe a vive allure, s’arrete, regarde, respire, ecrit. Il unit dans une meme prose, delicate, gens et lieux, donne aux evenements de rien un souffle universel, a la fugacite un air d’eternite. Il parle de murets de pierres, de vallons embrumes sur les bords de Marne, tombe en pamoison devant une limace orange eprise de lenteur ou se fige dans le regard d’une fille en deroute.

Holder, l’ecrivain, est un musicien des mots. Poete des grands chemins, il a en lui l’art de la fugue… En equilibre sur l’infime, Eric Holder sait parler des photos de sa maitresse qu’il n’a jamais prises, imaginer les a-cotes et leur trouver les mots de la sincerite. Il donne de la poesie (de l’espoir ?) aux choses et aux gens qui n’en ont plus. Il lui suffit d’aller, a pied, a velo, a moto, de traverser le monde doucement, d’embrayer, de s’echapper a vive allure, de s’arreter, de regarder, de respirer. D’ecrire.