Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Les trois vies de lucie

Auteur : Iegor Gran

Date de saisie : 16/02/2010

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Fiction

Prix : 16.50 / 108.23 F

ISBN : 9782846821308

GENCOD : 9782846821308

Sorti le : 02/02/2006

  • Les presentations des editeurs : 20/05/2010

Lucie et Andre sont au bord du divorce apres quinze ans de mariage. Autour d’eux, a gauche comme a droite, l’indifference le dispute a l’agacement. A gauche, Andre est un homme de gauche, evidemment. Lucie et Andre ont une fille. A droite, Andre est un bourgeois de droite. Lucie et Andre ont un fils. A gauche et a droite, un crime se prepare. A gauche, Lucie peut y passer. A droite, c’est Andre. Mais supposons qu’il n’y ait plus ni gauche ni droite – revons un peu ! -, que gauche et droite aient fusionne comme, disons, les deux moities d’un cerveau. Serait-il alors possible que la moyenne de deux meurtres soit une lune de miel ?

  • La revue de presse Erwan Desplanques – Telerama du 5 avril 2006

Georges Perec s’est reincarne : il s’appelle Iegor Gran. Le probleme, c’est qu’on en connaissait un autre, de Iegor Gran : un farceur doue qui, depuis 1998, concassait les travers sociaux dans d’hilarantes sotties (Ipso facto, O.N.G !, Specimen male). Le nouveau, lui, prefere le formalisme…

ce livre divise nous divise, gagnant en puissance experimentale ce qu’il perd en saveur satirique… Andre et Lucie passent gaiement du coq a l’ane, s’enferrent dans leur propre logorrhee, si bien qu’on a parfois l’impression de lire du Ionesco sous acide. Pour le critique, deux solutions : jauger le pur plaisir du texte – des lors il est decu. Ou saluer la prouesse, digne de La Disparition, de Perec – des lors, il applaudit des deux mains.

  • La revue de presse Eric Neuhoff – Le Figaro du 23 fevrier 2006

Quinze Ans De Mariage : evidemment, c’est la guerre. Lucie et Andre ne se supportent plus. Chaussons nos lunettes et observons ce couple de plus pres. Il y a une fille, Sandrine, qui traine les pieds comme tous les adolescents. Les parents se disent qu’un petit voyage ne leur ferait pas de mal. Mais pour aller ou ? Ah la la, la vie ! En attendant, il faut se preparer a accueillir ce collegue de bureau qu’on a invite a diner. Andre passe l’aspirateur en pestant, calcule combien lui couterait un divorce. Pourquoi etait-ce toujours a lui d’enlever la poussiere ? Lucie se charge de la cuisine. Pendant le repas, Lucie fait les yeux doux a Du Perray, qui porte des chaussures en zebu.

Iegor Gran, qui n’est pas ne de la derniere pluie, a le don pour ce genre de detail… Les dialogues de Gran sont nets, percutants. Les phrases sont la pour blesser. Cela va se terminer dans le sang. On ne se mefie jamais assez des couteaux a viande abandonnes sur le plan de travail.

Gran est terrible ; rien ne lui echappe…