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Les verrieres ; encyclopedie la metallerie

Auteur : Compagnons Du Devoir

Date de saisie : 23/03/2010

Genre : Sciences Appliquees Autres Technologies

Editeur : Libr. du Compagnonnage, Paris, France

Prix : 79.00 €

ISBN : 9782901362098

GENCOD : 9782901362098

Sorti le : 15/04/1989

  • Les presentations des editeurs : 12/07/2008

– Ouvrage de format 24 x 36 cm, imprime sur un papier verge de teinte ivoire et les textes sont illustres de dessins, de depliants, de plans et de photographies. 140 pages reliees en toile rouge.

– Introduction

– Les fonctions des verrieres

– Historiques des verrieres

– La construction des verrieres

– Problemes techniques

– Les ouvrants en toiture

– Conclusion

  • Les courts extraits de livres : 12/07/2008

L’encyclopedie de la Metallerie
par Jean Bernard

Nous prenons la suite des Compagnons carrossiers, charpentiers et couvreurs du Devoir qui ont publie leur participation a lEncyclopedie des Metiers. Deja ont vu le jour – et ont ete mis en vente – dix-huit volumes de grand format comprenant des milliers d’illustrations, imprimes par nos soins. Nous travaillons de concert avec les Compagnons menuisiers, tailleurs de pierre, macons et platriers du Devoir qui oeuvrent pour leur metier. Mais nous avons pris pour les metalliers le probleme d’une autre facon, il est different du leur. Il fallait etudier nos materiaux de base. Il fallait aussi que nous nous penchions sur leur histoire, ainsi que sur celle des metaux qui les ont precedes, sur leur evolution, sur les nombreux alliages qui aujourd’hui font partie de notre panoplie de mise en oeuvre.
C’est un fait bien connu des prehistoriens que nous mimes un temps immemorial a passer de la pierre au metal, et nous connaissons des civilisations, pourtant elaborees et prestigieuses, qui l’ignorerent. Par quels gestes le faconnage du metal est-il intervenu ? Sans doute par l’intermediaire de l’ancetre du serrurier, travaillant avec la pierre ce materiau nouveau – arrache a un bloc ou trouve en pepites – et le frappant pour lui donner une forme sur une enclume de pierre : c’est le geste de celui-ci qui traite son metal a froid. Sans doute commenca-t-il par l’or, frappant comme sur une pierre tenace mais cependant relativement malleable, avant meme qu’on ne sache le fondre ? Par quel hasard trouva-t-on qu’il pouvait se fondre ? Dans un foyer, un incendie, ou au voisinage d’un volcan, ou est-ce le fait accidentel de la foudre ? Peut-etre encore est-ce l’ancetre du chaudronnier – je prefere cette vision – qui a trouve et pratique le secret du recuit ? En poussant la combustion du charbon de bois, on peut fondre du metal – et le metal faconne et aminci est plus sensible au feu. On peut imaginer l’incident passant de la surprise a l’accoutumance, puis a l’experience et a la connaissance, et enfin a l’exploitation du phenomene. Quel est l’etre mysterieux, legendaire ou mythologique qui eut l’eclair de genie de joindre le feu et le metal au point de faire entrer ce dernier en fusion ? Car le receptacle du metal liquide, et les conditions, etaient prets : la poterie et la terre cuite avaient anticipe le besoin, elles qui furent les premieres decouvertes apres la conquete du feu – elles etaient deja inscrites au patrimoine ancestral. De la terre cuite naquirent le creuset et le four. Tout etait mur pour travailler le metal a chaud, pour le fondre et le couler dans un moule en pierre, en terre ou en sable. L’homme du metal etait ne. J’aime mieux le genie mene par l’intuition que par le hasard. Genie et intuition s’accordent et vont l’un au-devant de l’autre.