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Lettres à son père et au docteur blanche (1853-1855)

Auteur : Gérard de Nerval

La fin de Nerval est tristement légendaire.
Ce que l’on connaît moins, ce sont les deux dernières années de son existence au cours desquelles, hanté par un sentiment de culpabilité vis-à-vis de son père, il n’a cessé de lui écrire pour le rassurer sur son état de santé. Sa santé ? À peine vient-il d’achever Sylvie qu’il entre dans la clinique du docteur Blanche, fin août 1853. Il n’en sortira que pour de brefs instants de liberté qui se révèlent menaçants pour sa personne.
Blanche, médecin très en avance sur son temps – celui qui soignera Maupassant quelques années plus tard -, l’incite à écrire (on assiste ainsi dans cette correspondance à la naissance d’Aurélia). Finalement, le médecin consent à ce que Gérard effectue un (dernier) voyage en Allemagne au cours duquel sa fragilité gagne du terrain à mesure. Labrunie, le père de Nerval, fut médecin lui aussi, si bien qu’en assistant à ce qu’il est convenu d’appeler une descente aux enfers, on finit par comprendre que la figure du père se substitue à celle du docteur, et vice versa.

Tour à tour feutrées et violentes, ces lettres montrent la bouleversante dignité d’un homme en lutte avec lui-même.