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L’explosion de la durite

Couverture du livre L'explosion de la durite

Auteur : Jean Rolin

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.00 €

ISBN : 2-84682-120-8

GENCOD : 9782846821209

  • Le journal sonore des livres : CharlotteThomas – 03/04/2007

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CharlotteThomas – 03/04/2007

  • Le journal sonore des livres : Charlotte Etasse – 23/02/2007

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Charlotte Etasse – 23/02/2007

  • Les presentations des editeurs : 05/02/2007

L’idee, c’etait de se procurer a Paris une vieille voiture en etat de rouler, et de l’expedier au Congo ou elle deviendrait un taxi.
Celui-ci assurerait des ressources regulieres a la famille du colonel, restee au pays quand lui-meme avait ete contraint de s’expatrier. Tel que le colonel et le narrateur l’avaient concu, dans un cafe de la porte de Clichy, le projet etait simple et brillant. Chemin faisant, tant sur mer que par la route, selon un itineraire qui recoupe parfois ceux de Joseph Conrad, de Patrice Lumumba, de Che Guevara et d’autre fantome moins illustres, il va se heurter a un grand nombre de difficultes, imputables aussi bien a l’etat de la voiture qu’a celui du pays lui-meme.
Parmi toutes ces difficultes, finalement, il n’est pas avere que la pire soit l’explosion de la durite.

  • La revue de presse Nathalie Crom – Telerama du 28 mars 2007

Sous la plume de Jean Rolin, le recit de ce periple problematique n’emprunte bien evidemment pas une route toute droite. Il sinue, au contraire, dans l’espace et le temps, reflechit a l’histoire politique de l’Afrique, emprunte a Proust et a Conrad sa pente meditative, s’offre bien sur des incursions, tantot drolatiques, tantot pudiques, dans l’autobiographie de l’auteur, sa genealogie. Ce qui nait de tout cela ? Un livre comme seul Rolin sait en ecrire, melancolique et voyageur, reveur et precis, poetique et ironique, fantaisiste et profond.

  • La revue de presse Baptiste Liger – Lire, mars 2007

L’odyssee sera chaotique. Des la premiere page, c’est le drame (et le titre) : l’explosion de la durite ! Dans sa mission, Jean Rolin a bien deux collaborateurs congolais, mais qui ne l’aident guere. En parallele, il sera question de l’assassinat du Premier ministre Patrice Lumumba, des fantomes de Joseph Conrad et W.G. Sebald, du destin du Che, d’une relecture de Proust et, bien entendu, de nombreux animaux… A l’image de ce bahut bringuebalant, L’explosion de la durite accelere, fait route arriere, s’emballe a nouveau avant de faire une pause. Ce formidable road book au style simple et race en a sous le capot : il ouvre une foultitude de pistes de lecture. Et c’est bien la grande force de ce livre inclassable, capable de joindre la reflexion litteraire au temoignage sur l’Afrique contemporaine, la lecon d’histoire au portrait cocasse. Tous ces elements disparates ont neanmoins en commun un grand respect de l’autre, quel qu’il soit…

  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang – Liberation du 15 fevrier 2007

Ce livre raconte donc le convoyage d’une Audi 25 de Paris a Kinshasa, et dont, en parfait accord avec la promesse du titre, une durite explose…
Bienvenue, donc, a ceux qui nous rejoignent maintenant. Avec l’Explosion de la durite (matin, quel titre !), Jean Rolin nous delivre un nouvel episode de ses tribulations d’un curieux au monde, Tintin au Congo. Mais non, Rolin n’est pas Tintin, contrairement au reporter du Petit Vingtieme, il ne se mele qu’a doses infinitesimales de changer le cours de l’Histoire ou de redresser quelques torts, en revanche il ne se gene pas pour ecrire des articles et des livres qui disent, sinon ses aventures, du moins celles des autres sous son regard etonne, amuse, atterre ou complice, alors que Tintin, tintin !…
Jean Rolin revient en Afrique, presque vingt ans apres la Ligne de Front, un voyage dans la partie australe du continent, recompense en 1988 par le prix Albert Londres. Ce retour vient de bien plus loin encore, du temps de Leopoldville, avant qu’elle ne devienne Kinshasa, du temps ou son propre pere, medecin militaire pacifiste, y tenait centre culturel, si bien que son talent inegale a dire les choses vues, entendues et vecues dans le picaresque d’une situation pretexte (la durite qui pete) se teinte d’une nostalgie personnelle et, entre deux bateaux, deux hotels et deux postes de douane, nous fait visiter la grande Histoire de cette grande Afrique, sous les regnes des Mobutu, des Kabila, des Bokassa, mais egalement sous l’ombre portee de Lumumba, et le fantome de Che Guevara.

  • La revue de presse Marianne Payot – L’Express du 8 fevrier 2007

Flegme, humour et fantaisie. Assurement, Jean Rolin aurait du etre anglais. C’est sur le ton detache d’un lord revenu de tout, voire d’un agent de services tres speciaux, que l’ecrivain vagabond nous conte les peripeties d’un periple pour le moins absurde…
Jean Rolin progresse par digressions, aussi a l’aise dans la description d’un pouillot egare que dans celle du protocole du carre des officiers d’un navire de l’ile de Man ou des inevitables courses a Champion. Que du bonheur !

  • La revue de presse Christian Authier – Le Figaro du 1er fevrier 2007

Jean Rolin ne trouve pas son inspiration dans l’actualite ou les sujets a la mode pour bricoler l’un de ces objets manufactures destines a affoler la liste des meilleures ventes. Ses livres vagabondent, brinquebalent (comme la voiture dont il est question ici), prennent des chemins de traverse, ne negligeant pas l’esprit d’escalier ni les plaisirs de la digression…
Des souvenirs de sejours passes au coeur des annees soixante dans ce Congo ou son pere etait diplomate remontent aussi…
A l’ecart des poses de l’ecrivain baroudeur, Rolin relit Proust et nous ravit d’anecdotes, ordinaires ou etonnantes, de choses vues et de petits faits vrais, qui disent beaucoup de nos existences. S’il n’ecrit plus de romans, c’est parce qu’il sait que toute vie devient un roman pour peu qu’une langue parfaite la saisisse. Jean Rolin est un compagnon avec lequel on aime se promener, ecouter sa voix claire et sans effets, son humour desabuse… Un jour, il faudra que je raconte cette histoire, l’histoire de ma mort heroique et de la revolution qui s’ensuivit, annonce-t-il a la derniere page. On attend cela avec impatience.

  • La revue de presse Didier Jacob – Le Nouvel Observateur du 1er fevrier 2007

Le voyage n’a pas commence que deja l’on ne compte plus les tuiles, retards, obstacles, surprises, le tout finissant par constituer le plus enjoue et drole des recits. L’auteur se decouvre avec un des lieutenants ukrainiens du cargo une passion commune pour Mylene Farmer, tombe en panne sur la route de Kinshasa (la fameuse durite), frole plusieurs fois la mise en garde a vue par des policiers africains qu’il amadoue avec des liasses de francs CFA, decouvre dans la capitale qu’il s’y tient un congres international de specialistes des grands singes. On sait bien que la realite a de l’imagination a revendre. Mais, pour les singes, est-ce qu’elle n’en fait pas un peu trop ?