Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

L’extraordinaire destin d’une petite Chinoise

Auteur : Siao Mei

Date de saisie : 21/11/2011

Genre : Biographies, mémoires, correspondances…

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Collection : Documents

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782749120973

GENCOD : 9782749120973

Sorti le : 20/10/2011

  • Le courrier des auteurs : 23/11/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis chinoise, née à Taipei sur l’île de Taiwan en Mai 1949 ; (mon père était de Tianjin port de Pékin et ma mère du sud de la Chine Nanning).

Mon prénom est “Siao-Mei”, qui est aussi mon nom d’écriture et qui signifie en chinois “petite soeur cadette”. C’est mon frère aîné qui a choisi mon prénom chinois, du fait que, lorsque je suis née, notre père était déjà mort et que nous avions perdu notre soeur.

Je suis la fille adoptive (depuis l’âge de 4 ans) d’un couple de diplomates français, alors en poste à Taipei : le Consul Général de France en Chine, Joseph Siguret, de 1926 à 1953, et son épouse grande musicienne et virtuose à la harpe, Solange Renié,.

Mon père adoptif fut très avant-gardiste dans sa démarche bien avant l’ère du mondialisme et, à un peu plus de 20 ans, de se mettre à l’étude du chinois, puis de s’embarquer vers la Chine, pour y faire les trois quarts de sa carrière.

J’ai donc eu la chance de vivre la vie du Corps diplomatique français à l’étranger à partir de mon adoption, et notamment en Rhodésie où j’ai été éduquée dans une école Anglo-saxonne, tout en étant élevée à la française à la maison, où mes parents avaient engagé pour moi une gouvernante.

Je suis mariée à un industriel Français, Normand du Havre, Serge Gauthier, que j’ai rencontré à Étretat, alors que je n’avais que 17 ans et que je faisais mes études au Lycée Fénelon à Paris. Nous nous sommes mariés en 1969 en l’église d’Étretat, après mon bac de lettres et mon BTS de secrétariat de direction trilingue, rue Soufflot à Paris. J’ai travaillé jusqu’en 2004 auprès de mon mari car la vie d’un chef d’entreprise est parfois très lourde. J’étais au service des embauches, des salaires, mais aussi des relations publics.

Puis en 2004, je suis devenue créatrice et importatrice de vêtements en cachemire ou en soie, ou les deux, sous le nom de “Siao-Meï mode”, en travaillant avec la Chine en permanence ce qui fut source de joie.

Nous avons deux enfants Pearl (38 ans) et Arnaud (37 ans), tous deux propriétaires d’une PME au Havre.

Mes enfants m’ont donné trois petits enfants TOM 12 ans, NOA 11 ans, MIA 7 ans.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème central de mon livre est L’ESPOIR :Sans espoir, il est impossible de vivre et le message d’espoir que je souhaite faire passer est que tout être humain, même au plus profond de la misère psychologique, physique, financière, peut puiser en lui même l’énergie de se redresser magistralement.
Le plus important pour moi était, au travers de ce livre de retracer à la fois la vie tourmentée de mes parents biologiques chinois, et de mes parents adoptifs français, car d’un côté comme de l’autre, les êtres composants mes deux familles, sont atypiques, brillants et ont connu des destins “extraordinaires” dans cette Chine à feu et à sang qu’était la période de la guerre sino japonaise, de la guerre civile, de la réédition de la chine nationaliste, puis de la révolution culturelle, pour finalement et en dépit de tous les drames endurés, voler vers de nouveaux destins, qui au prime abord paraissaient impossible à espérer, complètement inimaginables.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
“Mon voeu le plus cher est que l’amitié franco-chinoise” perdure en tant que réalité tangible. Cette double culture qui est la mienne depuis le plus jeune âge m’est désormais chère. J’aime à la fois la Chine et la France et je suis fière de mes deux pays.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Ce serait le concerto N° 2 de Tchaïkovski qui mêle violence et Tempo et ce, du fait que le début du livre est comme un “ouragan de désespoir” et passe en “force”, et que la fin du livre est un “Tempo” et se termine sur la famille reconstitué, l’amour, la réussite.

5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Que notre passage sur terre n’est pas vain et que chacun de nous peut apporter, à son échelle, du bien-être aux autres et ainsi soulager ceux qui vivent une grande détresse. Et, que pour ces derniers, rien n’est jamais perdu et qu’il y a, comme le disent les chinois “toujours la lumière d’une lanterne pour les éclairer.

j’ai ajouté ce paragraphe car je tiens à faire savoir aux lecteurs que l’intégralité de mes droits d’auteur, sont reversés à l’Association ARTIC (association de recherches thérapeutiques en cancérologie), présidée par le Professeur Stéphane Oudard, éminent chercheur et cancérologue à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.

Les recherchers du Professeur Stéphane Oudard dans sa lutte contre le cancer, SONT UN FORMIDABLE MESSAGE D’ESPOIR pour tous ceux qui sont touchés de près ou de loin à cette maladie

  • Les présentations des éditeurs : 23/11/2011

De l’Orient à l’Occident, entre deux continents et deux familles, voici la véritable saga familiale d’une petite chinoise adoptée en 1953 par le Consul de France à Taïwan. Une enquête intime et bouleversante, qui nous fait voyager à travers les traditions de la Chine mythique des années 20 jusqu’à nos jours en France. Ce récit palpitant est nourri par de nombreux documents iconographiques originaux d’époque.

Dans une Chine éclatée par la guerre civile, au plus fort de la révolution de 1949. Siao-Meï naît d’une mère déjà veuve, le navire sur lequel son père fuyait ayant sombré en mer de Chine, faisant plus de mille victimes.

Adoptée et chérie par le consul de France en Chine et son épouse, élevée à Taïwan, en France et en Rhodésie, au gré des postes diplomatiques de son nouveau père. Siao-Meï, entre souvenirs et sentiments, livre son parcours atypique.

Aujourd’hui mariée à un Français, mère et grand-mère, elle rend hommage à la valeur de «ses» deux familles à travers tous les événements historiques et personnels, l’essentiel de sa famille naturelle étant dispersé entre la Chine et les États-Unis.
Ce récit débute en pleine guerre sino-japonaise. lors de l’exécution de son grand père. Il met en évidence la vie tourmentée de cette Chinoise déracinée, entre deux cultures et deux familles.

  • Les courts extraits de livres : 23/11/2011

«Mille mensonges ne résistent pas à une vérité.»

Shou Xun

La recherche

Lorsque Serge eut l’occasion de vendre son entreprise en 2004, j’avais 54 ans. Après toutes ces années de travail dans la société de mon mari, je décidai d’assouvir ma passion de toujours : la mode. Mes enfants étaient élevés et je me sentais des ailes pour donner libre cours à ce que j’aimais.
Peu de temps après, la marque «Siao-Meï» – Cachemires et soies – était née et, dès le mois d’octobre suivant, nous nous rendîmes, Serge et moi, à la foire de Canton avec une délégation de la chambre de commerce du Havre. Nous avons travaillé avec des fournisseurs chinois, dont certains étaient fort éloignés des centres urbains touristiques, comme mon fabricant de cachemires qui se trouvait à l’extrême nord-ouest du pays, dans la province reculée du Xinjiang.
La Chine venait d’entrer dans l’Organisation mondiale du commerce, c’était la fin des quotas sur l’importation de textile au sein de l’Union européenne, et la création de mon entreprise suscita l’intérêt de la presse. François, un journaliste devenu notre ami, inclut un chapitre sur mon parcours dans un livre consacré aux insertions réussies. De nombreux collègues l’incitèrent alors à évoquer plus longuement la vie de cette petite Chinoise ayant grandi entre deux familles et deux mondes.

Le mot était lâché : «un livre» !
Un livre qui raconterait l’histoire de mes deux familles, la chinoise et la française, la naturelle et l’adoptive, aux destins fabuleux, le voulais rendre hommage à mon père et à ma mère. Joseph et Solange, le diplomate et la musicienne, qui m’avaient tout apporté. À Élizabeth aussi, ma soeur aînée, demeurée en zone communiste, qui n’eut pas ma chance et dut vivre la vie des camps de redressement lors de la Révolution culturelle. À Jack, mon frère, meurtri à vie par quatre abandons. Je devais entreprendre des recherches sur Huang, ce père que je n’avais jamais connu, écrivain de génie, mort dans les eaux glacées de la mer de Chine quatre mois avant ma naissance.
Il m’apparaissait nécessaire de parler de Lulin, cette journaliste de talent qui avait côtoyé les plus grands mais qui n’avait jamais été une mère, ni pour moi, ni pour mon frère Jack ou ma soeur Élizabeth.