Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

L’heritage de Paul

Couverture du livre L'heritage de Paul

Auteur : Julien Freu | William Rostene

Date de saisie : 24/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Alvik, Paris, France

Collection : Romans historiques

Prix : 16.00 / 104.95 F

GENCOD : 9782914833622

Sorti le : 11/01/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Celia Nogues – 17/09/2008

Telecharger le MP3

Celia Nogues – 12/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

1861. Charles Dormont et son ami Paul Bert, eleves de Claude Bernard au College de France, revolutionnent par leurs travaux la chirurgie, la plongee et l’aeronautique. Charles mene des experiences fascinantes qui le conduisent en Australie ou l’on perd sa trace apres le naufrage du Loch Ard, dans les deferlantes des quarantiemes rugissants du detroit de Bass.
Medecin et chercheur, son fils Serge est habite par l’ombre que son pere a laissee. Suivant les conseils de Paul Bert, il quitte son cher Paris universitaire pour affronter son destin a Melbourne. Il y enterrera definitivement le passe en resolvant un mystere : pourquoi, depuis le naufrage du Loch Ard, les habitants de Port Campbell souffrent-ils d’un mal etrange ?

Decrivant une fiction tres proche de la realite, les auteurs s’appuient sur une abondante documentation pour nous plonger dans la passionnante aventure de la recherche biomedicale de la fin du XIXe siecle.

William Rostene est directeur de recherche a l’INSERM (Hopital Saint-Antoine) et enseigne a l’Universite Pierre et Marie Curie a Paris. Specialiste de renommee internationale en neurosciences, il a publie des centaines d’articles dans des revues comme Nature, PNAS, Journal of Neuroscience…
Julien Freu est ecrivain. Son premier roman, Delta (2004) est paru aux Editions Francoise Truffaut.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Je ne me serais jamais cru capable d’une telle audace, jamais de la vie. J’aurai donc attendu vingt-sept ans pour avoir du courage. Le courage d’interrompre a la fin de son cours un professeur d’Universite. Ce genre de pensees me traverse l’esprit, effacees par la voix du maitre :
– Vous avez de l’ambition, jeune homme, me dit Claude Bernard. Nous verrons si vous avez aussi du talent. Venez avec moi, marchons jusqu’a mon laboratoire du College de France. Nous aurons le temps de bavarder.
De l’ambition, cette force qui m’a pousse a descendre les marches de l’amphitheatre ? Il doit s’agir d’autre chose, il s’agit necessairement d’autre chose. Je n’ai jamais ete ambitieux. Jusqu’a ma rencontre avec cet homme, professeur de physiologie generale a la Faculte des sciences, je n’etais qu’un etudiant passionne, consciencieux et efface, alternant quelques menus travaux de laboratoire avec mes etudes de medecine. Mon Dieu, mais que lui avais-je dit pour qu’il m’imagine ambitieux ? Sur quel ton, avec quelle assurance lui avais-je parle ? Un etat second, et ces mots sortis de ma bouche, ces mots dont j’ai a peine le souvenir. Son cours, une revelation, un emerveillement intellectuel qui, en un instant, a mis fin a mes interrogations sur mon avenir, mes doutes, ma vocation de medecin. La physiologie.
Cette lecon, les effets du nerf sympathique sur la chaleur animale, venait de sceller ma destinee. Incroyable. De l’ambition ? Peut-etre bien. Cet homme m’avait immediatement fascine.
Ces pensees palpitent en moi alors que je l’observe, son front haut, ses favoris epais et son regard mele d’intelligence et de determination.
– Eh bien, jeune homme, vous revez ? Venez, nous allons marcher le long des quais, plutot que de prendre la voie directe par la rue des Ecoles.
Je reste abasourdi en le regardant ranger ses affaires, mettre son chapeau et son manteau dans un geste qui restera le meme pendant les dix-huit ans que j’allais passer a ses cotes.