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L’hippocampe et l’amande : recits d’un neuropsychologue

Auteur : Paul Broks

Date de saisie : 17/11/2006

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Ed. de l’Olivier, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-87929-458-2

GENCOD : 9782879294582

Sorti le : 02/11/2006

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  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Nous sommes en 1999. Judy rentre chez elle, s’endort sur le canape. Lorsqu’elle se reveille, elle ne reconnait pas la piece ou elle se trouve, ni l’homme aux cheveux gris a ses cotes. Judy est persuadee d’etre en 1976. Un accident cerebral a efface un vaste pan de sa memoire : elle a tout oublie des 23 annees qui viennent de s’ecouler. Autour de cette beance, elle parviendra a se reconstruire.
Maggie, a la suite d’une maladie rare, a perdu l’usage de certaines regions de son cerveau. Ainsi, le jour ou elle et son mari sont agresses dans la rue, elle ne manifeste aucun signe de peur, inconsciente du danger; le soir meme, cependant, une querelle entre deux personnages de telefilm la plonge dans la terreur.
Que reste-t-il des hommes lorsqu’une atteinte des fonctions cerebrales ou mentales les a prives de toute vie de relation, et semble faire d’eux des enigmes vivantes ? Paul Broks propose des elements de reponse dans ce livre extraordinaire ou il conjugue experience clinique, litterature et philosophie.

Apres des etudes de psychologie, Paul Broks s’est specialise en neuropsychologie. Il enseigne a l’universite de Plymouth. L’Hippocampe et l’Amande a ete nomine pour le Guardian First Book Award en 2003. Traduit dans de nombreux pays, il a aussi fait l’objet d’une adaptation theatrale.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Michael avait escalade un arbre pour recuperer un cerf-volant pris dans ses branches. Il aurait pu s’epargner cet effort, car le vent avait libere le jouet, mais Michael etait deja tout en haut de l’arbre. Il avait crie quelque chose a Amy, sans qu’elle parvienne a le comprendre. Dans ses reves, elle se souvient de sa voix brusquement couverte par le craquement de la branche sur laquelle il se tenait, ainsi que de la chute silencieuse qui avait suivi – seul le gemissement du vent s’etait fait entendre lorsque son corps avait degringole a travers la ramure. Les epaisses touffes d’herbe du pre environnant dissimulaient une saillie rocheuse, et Amy reve aussi que la tete de Michael craque en heurtant la pierre – c’est ce qui la reveille.
Michael s’en etait tire avec une fracture du crane accompagnee d’une soudaine hemorragie qui lui avait endommage l’interieur du lobe frontal droit. Je pensais que son compte etait bon, m’avait confie le chirurgien, qui en avait dit autant a Amy quand elle avait veille le corps de son compagnon plonge dans le coma. C’est peine perdue, avait declare le medecin. Michael etait pourtant revenu a la vie au bout de trois jours et trois nuits – il avait survecu, mais il etait different.
Pour Stuart, la fatalite avait pris la forme d’un carambolage sur l’autoroute. Un boulon s’etait detache du vehicule qui le precedait. Projete a la vitesse d’une balle, il avait traverse le pare-brise de sa voiture puis s’etait enfonce dans son front, lui dechirant le lobe frontal gauche.
Meme si un peu de matiere cerebrale avait ete immediatement deplacee, la perte de conscience avait ete breve, comme c’est parfois le cas pour les blessures consecutives a la penetration d’un projectile. Stuart avait explique aux secouristes qu’il n’avait rien et preferait regagner son domicile sur-le-champ, mais ils avaient apercu de la cervelle coagulee sur ses cheveux et l’avaient installe dans l’ambulance. Les chirurgiens avaient aussitot fait en sorte d’extraire le corps etranger loge dans son crane, processus qui avait necessite de retirer quelques tissus cerebraux adjacents – une part de Stuart avait disparu du meme coup.