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L’homme en arme

Auteur : Horacio Castellanos Moya

Traducteur : Robert Amutio

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : ALLUSIFS, Montreal, Canada

Prix : 13.00 / 85.27 F

ISBN : 978-2-922868-29-6

GENCOD : 9782922868296

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  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Alberto Garcia, dit Robocop, est demobilise en 1991 apres les accords de paix. La guerre est terminee sur le papier, mais en fait elle se poursuit dans les tenebres de cette societe opaque, et Robocop est incorpore malgre lui a diverses factions rivales. Dans son troisieme roman publie aux Allusifs, HORACIO CASTELLANOS MOYA depeint sans pitie les convulsions viscerales d’une societe pourrie par la guerre et les injustices, qui engendre des mercenaires aveugles dont la seule ecole est la violence et le meurtre.

  • La revue de presse Philippe Lancon – Liberation du 16 juin 2005

Il n’est pas facile d’ecrire dans un pays ou la litterature n’existe pas. Au Salvador, un ecrivain n’a pas d’editeur. En general, il n’a pas davantage de lecteurs. Il vit sa passion comme une confidence faite a des sourds. Le Salvador a de bons poetes… il n’a pas, comme le Nicaragua avec Ruben Dario, de figure litteraire symbolisant le destin et la memoire de son peuple.

Desormais, il existe un excellent romancier salvadorien : Horacio Castellanos Moya. Bien entendu, il vit a l’etranger. Il n’est pas consensuel et d’ailleurs il n’est pas edite sur place. Un seul roman, le Degout, est vendu sur le territoire. C’est le monologue d’un ecrivain, Vega, qui revient au pays apres la guerre civile pour enterrer sa mere. Tout ici le degoute… Quand le Degout sort au Salvador, en 1997, la mere de l’auteur recoit bientot des menaces de mort… Son troisieme livre publie aujourd’hui en France s’intitule l’Homme en arme. Le titre espagnol est plus juste : l’arme dans l’homme. Car c’est l’histoire d’un homme qui n’est plus qu’une arme. On le surnomme Robocop et c’est lui qui raconte. Il a commence sa vie de tueur a l’adolescence, au debut de la guerre civile, du cote des militaires et des escadrons de la mort finances par Reagan. Quand elle s’acheve, en 1992, il la continue clandestinement, sous les ordres d’un ancien major aux yeux clairs. Il vole des riches, les massacre parfois. Il tue aussi des terroristes (des ex-combattants de gauche). Il le fait sans conscience, sans passion, sans rien d’autre que l’efficacite d’un survivant. Il survit a une guerre qui continue sous des apparences de paix. Seulement, nous explique Robocop, les choses avaient change. Quelques annees auparavant personne n’aurait rien dit parce qu’on avait liquide un terroriste, mais maintenant, avec toutes ces palabres de la democratie, des types comme moi trouvaient chaque fois de plus en plus de difficultes a exercer leur metier. De meme, lorsqu’il est arrete, j’ai pense qu’ils allaient me rouer de coups et qu’ensuite ils se mettraient a me depecer, comme nous faisions avec les terroristes captures pendant la guerre ; mais les temps avaient change : on m’a drogue. Castellanos Moya est un prince de la distanciation. Il epouse la conscience de ses creatures ; leur parole, lue a plat, revele en creux leur inconscience et l’horrible grimace du monde. On rit froid…

  • La revue de presse Martine Laval – Telerama

Il est ne au Honduras, a vecu au Salvador, s’est exile pour raisons politiques au Mexique. Aujourd’hui, il est en residence en Allemagne dans le cadre du Reseau du refuge citoyen pour les ecrivains. Horacio Castellanos Moya est journaliste et ecrivain, du genre a ecrire ce que certains pays d’Amerique latine, encore aujourd’hui, aimeraient taire… Moya, dans une prose incandescente, se met dans la peau… d’un combattant salvadorien… La guerre civile est finie mais lui, dresse a hair et a tuer, ne desarme pas… Moya n’est pas seulement un ecrivain engage. Il a invente un style : brutal, rebrousse-poil. De la dynamite.