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L’homme-soeur

Auteur : Patrick Lapeyre

Date de saisie : 16/02/2010

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche Pol

Prix : 19.90 � / 130.54 F

ISBN : 9782867449864

GENCOD : 9782867449864

Sorti le : 08/01/2004

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  • Les presentations des editeurs : 20/05/2010

L’Homme-soeur raconte l’histoire d’un amour incestueux : celui qu’eprouve Cooper le personnage principal pour sa soeur. Amour a distance, amour doublement impossible, puisque la soeur de Cooper vit aux Etats-Unis. De temps en temps, il recoit une lettre, un mail, un appel telephonique, parfois une photo mysterieuse, qui sont comme de breves illuminations dans sa vie de prisonnier volontaire. Car il est devenu le prisonnier de son attente.
L’Homme-soeur est donc d’abord un livre sur l’obsession et sur la solitude de l’attente ; etant precise que la solitude de Cooper est tout a fait paradoxale et deconcertante, car elle est peuplee de jeunes femmes quelquefois tarifees auxquelles il s’attache subitement comme si chacune pouvait etre le double ou la remplacante introuvable de sa soeur.
A son travail (il est employe dans une banque), Cooper ne cesse pas d’attendre, tout en prenant bien soin evidemment de cacher aux autres son secret inavouable. Et parce qu’il est constamment distant, mefiant, dissimule derriere sa politesse ironique, Cooper suscite au mieux la curiosite on le soupconne d’etre une sorte de maniaque, au pire l’hostilite declaree d’une partie de ses collegues.
En fait, Cooper mene une vie d’agent double, qui trompe tout le monde, ses voisins, ses collegues, ses amis, ses conquetes feminines, sans deviner qu’il sera pris un jour a son propre piege et que son obsession finira par le devorer. Lorsque sa soeur reviendra enfin, il sera trop tard : Cooper sera devenu meconnaissable.
Histoire dramatique, ecriture legere, parfois meme gaie : de ce personnage en proie a une idee fixe finit par se degager une poesie etrange, allusive, triviale et metaphysique ou toutes les nuances se conjuguent pour suggerer un au-dela reveur et decale de la psychologie.

  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang – Liberation

Mettons qu’on n’ait droit qu’a une seule phrase, cela arrive, pour presenter le livre de Patrick Lapeyre, il faudrait ecrire : c’est l’histoire d’un type qui attend sa soeur. Et pour donner envie, avec une phrase un peu plus longue, presque deux, on ecrirait : c’est l’histoire d’un type qui attend sa soeur, vous ne serez pas decus. C’est un peu ambigu, certes, mais nous n’avions droit qu’a une phrase : vous ne serez pas decus, c’est la promesse soit de ne pas etre decus par le livre, d’accord, soit pas decus d’avoir attendu, comme si en ajoutant cinq petits mots on annoncait comme certaine l’arrivee de la soeur… Ceux qui nous suivent savent que les livres de Patrick Lapeyre ne decoivent jamais et surprennent toujours, comme disent les Suisses, a chaque livre (c’est son sixieme en vingt ans) Patrick Lapeyre decoit en bien.

  • La revue de presse Marianne Payot – L’Express

Six ans ! Les lecteurs de Sissy, c’est moi, auront attendu six ans avant de decouvrir L’Homme-soeur, le nouveau joyau de Patrick Lapeyre. Panne d’ecriture ? Non, prendre son temps, entrer en resistance contre notre univers de la vitesse, jouer de la lenteur comme d’un elixir de jeunesse. �On ne vieillit pas lorsque le temps est fige�, assure l’ecrivain. Qui porte allegrement, il est vrai, ses 54 ans… �J’ai le don de trouver des histoires impossibles, avoue, amuse, l’auteur. N’est-il pas decourageant de parler d’un homme qui attend sa soeur et a qui il n’arrive rien ?� Tout le talent de Lapeyre est la, justement. Il transfigure les situations les plus triviales, fait circuler l’air dans les vies les plus confinees. Cooper, l’antiheros de son dernier roman, �l’homme sans qualites� par excellence, ne serait qu’un modeste col blanc quadragenaire, aux manies de vieux garcon et a l’allure un peu empruntee, s’il ne lui avait offert sur un plateau ce pari pascalien: attendre Louise, sa soeur, indefiniment, sans succomber aux diverses tentations que la vie s’echine a mettre sur son chemin… Rien de moralisateur sous la plume de Lapeyre, juste un jeu avec l’imaginaire: �Il me fallait un lien amoureux, intense et impossible�, explique cet enfant unique. Et pas banal…

  • La revue de presse Claude Arnaud – Le Point

… Lapeyre ne publie en moyenne qu’un livre tous les quatre ans, et cela s’entend. Les silences muris qui habitent cet �Homme-soeur� trahissent les angoisses informulables de ce quadragenaire aliene a son amour d’enfance, qui finira repudie par tout le monde. C’est tout un art de montrer les abimes de l’esseule sans jamais l’encourager a ses jeremiades ; de faire sentir son impuissance a vivre via les deux poiriers fleurissant dans son jardin, face a un vieux pommier mort de solitude. Un art, aussi, de faire voir par petites touches surfines la femme – permise celle-la – qu’il ne sait retenir, l’ex-collegue qu’il redoute de voir s’incruster, et la professionnelle qui l’encourage a enfiler sa �petite precaution�…

  • La revue de presse Baptiste Liger – Lire

Un homme qui passe sa vie a attendre sa soeur est aussi incongru et deconcertant qu’un homme qui marcherait au plafond.� C’est pourtant le sujet du sixieme roman du tres discret Patrick Lapeyre… L’homme-soeur, portrait de Cooper, un quadragenaire sans grandeur, �prisonnier d’un apres-midi� depuis des annees. Le livre s’ouvre sur la cristallisation d’une obsession, celle d’un type plutot banal: �Tous les deux, sa soeur et lui, etaient assis a l’arriere d’une voiture qui roulait vitres baissees. […] Louise s’etait finalement assoupie contre lui, si nue dans sa petite robe de coton blanc que Cooper n’avait plus ose bouger… La plume elegante de Patrick Lapeyre fait ici des merveilles, tant dans la description du petit monde du heros que dans la satire de l’univers du travail. Surtout, a travers de courts chapitres habilement intitules, il dessine une carte de Tendre incestueuse dans une intrigue digne d’un roman de John Le Carre. On ne peut s’empecher de songer aussi au Jean Echenoz des grands jours, qui se serait inspire de l’univers de Cocteau. Avec humour et poesie, ce bougre de Lapeyre s’amuse a dissequer l’interdit d’un individu complexe et encombre…