Les coups de cœur de Christophe Dupuis de la librairie ENTRE-DEUX-NOIRS à LANGON, France

  • Le choix des libraires : Zone Est (1 choix)Marin Ledun Fleuve noir, Paris, France– 21/06/2011

France, Zone Est, «une immense zone urbaine et industrielle de deux cent vingt kilomètres du nord au sud, sur à peine quatre-vingts de l’est à l’ouest. Coincée entre les Alpes et le Massif central, elle s’étend sur un territoire recouvrant jadis l’agglomération lyonnaise et la périphérie d’Orange […] Magma d’usines, de barres de béton gavées de centres commerciaux, d’habitations et de bureaux, et de landes stériles, elle n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’on appelait la Vallée du Rhône. La source s’est tarie et l’eau du fleuve a cessé de couler depuis longtemps. Son cours a été terraformé depuis, et abrite des centaines de mètres d’étages enfouis et de tunnels dédiés à l’agriculture biogénétique. Trois millions d’humains à nourrir, à soigner et à panser.»Le tout ceint par le Mur, censé protéger les habitants et que personne n’a le droit d’approcher, et surtout, de tenter de franchir. Au milieu de cette citée grise, omni-surveillée, quelques «électrons libres» comme ils s e surnomment. L’un d’eux est Thomas Zigler, mercenaire travaillant au contrat pour des gens qu’il est bon de ne pas connaître. Sa spécialité, «chasseur d’âmes» : «identifier la cible, la neutraliser, transférer les informations et disparaître». Il est fort pour ça, on le paye bien, et il vit tant bien que mal «Pas idéal pour se faire des amis. Pas terrible non plus pour les relations amoureuses. Mais indispensable pour survivre.» C’est le soir, une mission simple, une ruelle, un homme, la routine. Sauf que tout ne se passe pas si bien que prévu et que lors du transfert des données, il tombe sur l’image d’une humaine biologique, sans implants, rien, un vestige du passé, effacé à jamais. «C’est impossible se dit Thomas.» Et pourtant… mais qui dit le voir dit le savoir et il n’aurait jamais du le savoir, ses commanditaires vont lui faire comprendre. L’anonymat et la quiétude sont finis pour lui, Thomas va devoir fuir, chercher qui peut être cette humaine et savoir ce qu’elle faisait à côté du Mur. Et cela va remettre toute sa – et La – vie en question…
On n’en doutait pas, mais à la lecture de ce roman, on se dit que Marin Ledun a une sacrée imagination. Changement de registre pour cet habitué du polar qui nous projette violement dans l’anticipation, une Zone Est horrible, fruit de toutes nos angoisses, où l’auteur explore ses thèmes de prédilection. La Zone est bien construite, bien décrite, vous y êtes plongé rapidement et vivez en elle avec la sensation d’être un cafard (toute la vie souterraine). Le livre – une énorme course-poursuite – est bien rythmé, certains passages vraiment excellents («Le gel blanc», lisez et vous verrez), bref, cela n’aurait pas dépareillé chez son premier éditeur (Le Diable Vauvert) à côté des grands Bordage ou Ayerdhal.

  • Le choix des libraires : Fakirs (1 choix)Antonin Varenne Points, Paris, France– 02/06/2011

En disgrâce du 36 quai des orfèvres, le lieutenant Guérin est en exil à la brigade des Suicides. Brigades, le mot est fort, disons qu’il est seul, avec un assistant, l’élève officier Lambert, une bien curieuse nature, pourrait-on dire par euphémisme ? Ils se partagent un bureau minable et des affaires sordides, dans une bien étrange relation – un chien et un maître qui n’avait plus besoin de laisse -, ça, c’est pour le côté ville. Côté champs, John Nichols, franco-américain de 33 ans, installé dans un tipi depuis six mois, retour aux sources, assez étroitement surveillé par les RG quand même car, hein, ce genre de comportements… Nichols, va voir les flics débarquer – avec appréhension – chez lui : son ami Alan Mustgrave est décédé pendant un de ces shows si particulier. John va tout lâcher et monter à Paris… «Je veux juste comprendre…» C’est souvent ce genre d’entêtement qui amène les gens à leur perte et Nichols va en faire les frais, et croiser la route de Guérin et son acolyte…
Peut-être un peu trop de folklore (le personnage de Bunker par exemple) dans ce premier roman, serait-on tenté de dire, mais cela permet de faire passer le noir (les exactions en Irak) de certains passages. Les personnages sont bien trouvés et travaillés (pas facile de s’en tirer avec des Guérin and c°), la relation Nichols/Mustgrave et la tranche de vie qui l’accompagne avec leurs vies se dévoilant est toute en finesse. C’est du bel ouvrage, beau premier roman… on attend la suite.

  • Le choix des libraires : Toilettes de flic (1 choix)Dominique Dayau Elytis, Bordeaux, France– 02/06/2011

A lire le quatrième de couverture «J’ai la tripe d’un vieux flic, une tripe fatiguée par le stress, les abus en tous genres, le tabagisme passif […] Toilettes de flic explore le rôle des commodités dans une carrière vouée à la lutte contre la criminalité» on pourrait penser tomber sur un recueil de nouvelles scatologiques. Il n’en est rien ! Dom Dayau, commandant de Police Judiciaire à Bordeaux, nous livre ici, sous forme d’autobiographie romancée (la fiction permettant l’évasion du réel), douze nouvelles, souvent humoristiques, dont les toilettes sont le point commun. Balayant une trentaine d’années de sa carrière, entre Paris et Bordeaux (vous saurez pourquoi dans «Resquiat in pace !» qui mérite le détour), l’homme propose différentes tranches de vie (un flic transformiste, une mission d’infiltration, l’arrestation d’un gros bonnet de la drogue…) racontées avec légèreté et talent (pour arriver à faire une intrigue avec l’achat d’un cadeau de mariage, il faut être fort). On pense généralement que les flics n’ont pas d’humour, qu’ils maitrisent mal la syntaxe et tapent leurs rapports péniblement avec deux pouces, Dom Dayau démontre le contraire avec panache.

  • Le choix des libraires : L’année du rat (1 choix)Régis Descott Lattès, Paris, France– 26/05/2011

Paris, France, années 20XX, à l’époque du nouvel an chinois.
Chim’ travaille à la prestigieuse BRT, la Brigade de Recherche et de Traque. Chim’ est un traqueur, sacrément bon d’ailleurs, ce qui lui laisse une certaine indépendance de la part de son patron, Colefax, «bloc de muscles monolithique», surnommé le Minautore. Colefax, l’envoie sur une scène de crime : une ferme, en Normandie. Chim’ débarque et tombe sur une scène d’une rare violence : 7 victimes dont quatre égorgées à pleines dents et les femmes violées. Les tueurs, qui n’ont pris aucune précaution, sont restés plusieurs jours sur place, visiblement indifférents à leur environnement. A priori, une triste histoire, mais les choses se gâtent suite à l’expertise médico-légale : «Au premier abord, on croit avoir affaire à la signature d’un être humain, mais c’est beaucoup plus compliqué.» En résumé, chez les tueurs, il y a de l’homme, mais pas que… et les labos de la police ne sont pas assez puissants pour déterminer ce à quoi l’ADN est mélangé. En tous cas, cela corrobore bien l’hypothèse de Chim’ qui avait demandé – au mépris de sa hiérarchie – l’autopsie du chien de la ferme : ce dernier est mort de terreur et c’est bien connu, les chiens ne meurent jamais de terreur… Chim’ va donc aller traîner du côté des labos de biotechnologies, mais ces métafirmes aux fortunes immenses et ayant des intérêts partout n’aiment pas qu’on vienne renifler chez elles…
«Une foule de questions allait longtemps demeurer sans réponse et une conclusion au moins s’imposait, son instinct lui hurlait : cette affaire puait.»
Régis Descott n’est pas du genre à s’installer dans la routine, après deux romans contemporains traitant de la folie, et un roman historique sur le même sujet, il change radicalement de préoccupations et de sujet pour plonger le lecteur dans un thriller légèrement futuriste et ça marche diablement bien. Le Paris présenté est tristement crédible, l’auteur place de grandes scènes d’action (dont une dans les souterrains de zone de confinement des déchets radioactifs de La Hague) et s’interroge sur les dérives de notre monde (manipulations génétiques, course à l’éternelle jeunesse…). L’histoire est parfaitement menée, les personnages à la psychologie travaillée et rien n’est gratuit pour lui (par exemple, là où certains par, stéréotype, mettraient en place un inspecteur aux déboires amoureux, pour Descott, cela influence l’histoire !). Le tout est parfaitement rythmé, sans céder à la facilité, pour une incursion dans le genre, c’est une réussite.

Aéroport de Copenhague, salon VIP Lounge. Hector Malbarr attend patiemment sa future femme, partie récupérer un sac oublié sur un comptoir. Sa vie explose lorsqu’une brune – incendiaire – entre dans le salon, se dirige droit vers lui, se plante devant lui et, le fixant dans les yeux tout en lui passant la main dans les cheveux, lui dit «on embarque dans une demi-heure. Tu veux qu’on mange un truc avant de partir ?» Hector, troublé, assailli par des pensées diverses, à moitié (euphémisme) hypnotisé, se lève et la suit. Il apprend qu’ils partent se marier sur l’île du Docteur Taburiax… Là, les ennuis vont véritablement commencer.
Il y a des auteurs qui, partant d’une situation déjà lue 10 000 fois, font d’excellents livres. Sébastien Gendron n’est pas de ceux-là, il a le chic pour trouver des choses inédites et en faire d’excellentes choses. Humour, action et hommage au cinéma sont au rendez-vous de ce court roman qui se déguste d’une traite.

A 27 ans, Pierre, qui vient de perdre un nouveau combat, sent bien que le monde de la boxe n’est pas plus pour lui. Difficile d’enchaîner travail (serveur dans un bar, il faut bien gagner sa vie), entraînements, hygiène de vie et combats de temps en temps. Mais à cet âge-là on se sent encore jeune et l’idée d’arrêter est difficilement envisageable – Sauf que – Segueï, qui «s’affirme toujours Yougoslave même si son pays natal a sombré depuis vingt ans» est le premier à lui en parler. Il lui propose même un «boulot» dans ses cordes, un complément financier en adéquation avec son physique, bien payé en liquide. Rien de bien compliqué en vérité : faire l’encaisseur pour Lazlo, usurier croate. On ne demande rien à Pierre, si ce n’est impressionner les gens de par sa masse. Pierre accepte, une fois, en ressort écoeuré, bien décidé à ne jamais recommencer, mais tout change pour lui lorsque Lazlo est assassiné et qu’il se retrouve le principal suspect…
«Il y a des moments difficiles dans une vie, et là, j’crois bien qu’t’as les deux pieds dedans.»
Pour son second roman, Philippe Georget nous emmène dans le milieu de la boxe qu’il connaît parfaitement. Même si le thème n’est pas nouveau dans le roman noir, le traitement tout en finesse et précision donne toute la qualité de ce roman qui mêle action, réflexions sur «l’engagement» dans la boxe et personnages bien abîmés par la vie.

  • Le choix des libraires : Rouge gueule de bois (1 choix)Leo Henry Ed. La Volte, Clamart, France– 06/05/2011

«Il s’éveilla d’un rêve d’échecs, de mitraillade et de désolation.» Il c’est Fredric Brown, auteur à succès, mais n’ayant pas pondu une ligne depuis un bout de temps. Brown a cessé d’écrire pour picoler et comme c’est un homme qui fait les choses consciencieusement, il descend un nombre de verres considérables, le tout avec constance et dignité (enfin pas toujours…). Nous sommes aux États-Unis, en 1965. Brown va croiser Roger Vadim, le réalisateur français célèbre qui se délecte de déshabiller ses compagnes à l’écran. La rencontre va être arrosée, explosive et de là va naître dans la tête de Brown – bien poussé par Vadim et l’alcool – l’idée du meurtre parfait. Mais entre le papier et la réalité, il y a un monde, monde qui va se résumer à trois jours de folie, dans une Amérique écrasée de chaleur, une course-poursuite noyée dans les cocktails avec un Vadim et un Brown survoltés.
«Au-delà du projet criminel, son plan le satisfaisait pleinement pour son aspect abstrait, strictement narratif : tout était si bien planifié, comment penser que quoi que ce soit puise échouer…» Et oui, comme dans tout bon polar, il y a une faille. Mais là, cela va être de la grande faille, presque une faille spatio-temporelle (nous n’en dirons pas plus) ! Autant le dire tout de suite, ce premier roman est excellent. Il marie tous les éléments d’un grand livre. Une histoire bien barrée (vous n’êtes pas sans savoir qu’en tant que fans de Tim Dorsey et autres auteurs de ce calibre nous sommes exigeants), une écriture somptueuse (et comme lorsque vous finissez un Sallis ou un James Lee Burke, les deux ou trois autres livres que vous essayez ensuite vous paraissent carrément fades) et un ton enfiévré (comme le sont les protagonistes principaux !). Il y a de l’alcool, en quantité, en très grosse quantité, certes, mais avec raffinement (enfin pas toujours !), la grande époque où l‘on mesurait les cocktails au poil de centilitre près. Le noir mêle le fantastique, la chute est diablement efficace (un changement de registre redoutable), bref un premier roman que certains auteurs au bout du dixième n’arriveront jamais à écrire, question de talent. Gageons que ce que l’auteur nous réservera par la suite sera du même tonneau ! Enfin, félicitons La Volte pour la qualité de ce livre (couverture, papier, police de caractère, index et vade mecum).

  • Le choix des libraires : Les visages écrasés (1 choix)Marin Ledun Seuil, Paris, France– 29/03/2011

France, banlieue de Valence, le Rhône, une boîte de téléphonie mobile. Carole Matthieu est médecin du travail : «Écouter, ausculter, vacciner, notifier, faire remontées les statistiques anonymes auprès de la direction.» Mais ses préoccupations actuelles ne sont pas les remontées statistiques, non, ce sont les vivants souffrants au travail : «Vincent Fournier lève sur moi un visage cadavérique. Traits tirés, poches noires sous les yeux et barbe de trois jours […] J’écris : insomnies chroniques, traitement inefficace […] Je reprends le stylo et je note : diarrhées, apathie, fatigue chronique, perte de poids… 16 kilos en deux mois […] J’ajoute : idéations suicidaires, récidive possible, forte probabilité de passage à l’acte, inaptitude au poste.» Cela fait un an qu’elle le suit : «Trois arrêts maladie, trois échecs. A chaque retour, vous replongez. A chaque reprise, votre état empire. Vous souffrez de troubles gastriques et du sommeil depuis près de deux ans. Vous ne mangez plu s, vous ne dormez plus, vous ne voyez plus personne.» Malgré ceci, Fournier veut rester au travail, malgré tout ce qu’il endure «Ils ne m’auront pas» mais comme pense le docteur Matthieu «Ils t’ont déjà eu. Ils ne t’ont laissé aucune chance, ils ont miné le terrain, mais tu as quand même foncé tête baissée, et maintenant, ils t’ont eu.» Pour elle, Fournier est un cadavre en sursis, victime du monde du travail d’aujourd’hui. Mais personne ne le reconnaît, personne ne s’en émeut, personne ne fait rien, il lui faut donc conjuguer deux choses : une mort honorable «Vincent a le droit de partir avec dignité» et pression médiatique «Médias, revues de presse, scoop, interviews». Elle l’abat donc froidement (si on peut dire) un soir sur son lieu de travail.

Les premières pages du roman, froides, sèches, heurtées, pleines de colère (où l’on sent poindre celle de l’auteur) et de tension vous collent au fauteuil («Je hurle en même temps sa souffrance, sa vie d’homme et le système qui y a mis fin.»). Vous pensez pouvoir souffler ensuite, il n’en sera rien, l’auteur vous fait plonger avec le docteur Matthieu. Car ce qui est fort dans ce roman (mais il n’y a pas que ça), c’est la personnalité de cette femme, qui se dévoile progressivement (mélange habile de narration et comptes-rendus cliniques), qui brouille vos repères, habitudes et préjugés. Le livre qui vous prend aux tripes (et visiblement Marin Ledun a mis toutes les siennes dedans) est tout en violence interne, votre colère remonte (mais comment ce système de production peut-il encore exister ?) et vous y repenserez bien après l’avoir refermé. Le dernier paragraphe est d’une rare beauté. Un conseil, lisez-le d’une traite, ce n’en sera que plus fort !

Amérique, Idaho, 2 juillet 1965, «L’ancien écrivain», comme il se qualifiait lui-même, Hemingway, se suicide.
Idaho, quatre ans plus tard. Hector Lassiter est invité à ouvrir un colloque consacré à son meilleur ami (Hemingway, pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents). Hector n’est pas trop fan du monde universitaire et il va vite constater que dans ce panier de crabes, certains iraient jusqu’à beaucoup pour se mettre en avant. Alors malgré son âge avancé, ses bons vieux reflexes (et son goût des femmes) vont lui faire reprendre le champ de batailles… mais son attitude chevaleresque va vite se heurter à ses vieux amis du FBI et là, les choses vont être beaucoup plus corsées.
Cette troisième aventure d’Hector Lassiter est beaucoup plus calme (le dernier des grands dinosaures vieillit) et extrêmement centrée sur la fin d’Hemingway (l’auteur s’en explique à la fin). Qu’importe, les ingrédients qui ont fait le sel de la série sont là (même si – âge oblige – Hector est moins impulsif) et on attend le quatrième avec impatience.

  • Le choix des libraires : L’oeil de la lune (1 choix)Sonatine éditions, Paris, France– 24/03/2011

Un musée, des pièces de collection et, Ô stupeur, «son objet le plus rare et le plus précieux» comme aime à le répéter son conservateur, est dérobé. Exit la «dépouille immortelle et embaumée du pharaon Ramsès Gaïus» dans son sarcophage doré… ça fleure bon le roman d’énigme, non ? Non, car nous sommes à Santa Mondega, en Amérique Latine et si le nom de la ville ne vous dit rien, précipitez-vous le plus rapidement sur «Le livre sans nom» du même auteur (chez le même éditeur) pour en savoir plus et, surtout, pour encore mieux apprécier ce deuxième tome des aventures du Bourbon Kid. Car L’Oeil de la lune est toujours en vadrouille, tout le monde va encore courir après, c’est la grande nuit d’halloween, il va y avoir encore plus vampires et de loups-garous. Vous assisterez à la «naissance» du Bourbon Kid, verrez un Sanchez jeune et maigre (mais déjà pas recommandable)… bref, vous verrez tout sauf le temps passer à la lecture de cette nouvelle aventure encore plus folle que la première.
L’Oeil de la lune, c’est de la dynamite en barre et comme le dit si bien le quatrième de couverture (c’est rare pour être souligné) «l’équivalent littéraire des films jubilatoires et explosifs de Quentin Tarantino ou Robert Rodriguez». C’est bête et inhumain parfois, mais qu’est-ce que c’est bon de se balader à Santa Mondega, le théâtre de massacres à n’en plus finir. Alors prenez une bonne dose et foncez !