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L’immense obscurite de la mort

Auteur : Massimo Carlotto

Traducteur : Laurent Lombard

Date de saisie : 07/05/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Points, Paris, France

Collection : Roman noir, n 1937

Prix : 6.80 / 44.61 F

ISBN : 978-2-7578-0731-6

GENCOD : 9782757807316

Sorti le : 07/05/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Yann Le Bohec de la librairie ESPACE CULTUREL LECLERC a GUINGAMP, France – 07/07/2008

Au cours d’un braquage manque Rafaello tue un enfant et sa mere, puit ecope de la perpetuite, laissant le butin entre les mains de son complice. Mais voila, les medecins viennent de lui diagnostiquer un cancer avance. Il essaie donc de sortir de taule en formulant un recours en grace. Suivant les conseils de son avocat, il ecrit une lettre a l’homme dont il a detruit la vie quinze ans plus tot : Silvano, pere et mari des victimes du braquage.
Silvano a fui pour oublier et etre oublie, mais cette foutue lettre le remue et il refuse tout d’abord. Mais Rafaello a toujours clame que son complice etait celui qui avait abattu son fils et sa femme. Il decide donc d’accepter la liberation pour remonter jusqu’au deuxieme larron, et ce faisant, bascule litteralement du cote obscur…

Un roman qui vous flanque par terre et continue a vous mettre des coups dans l’estomac… Du grand noir comme on aime…

Pour plus d’avis : http ://yanntotoro.free.fr/

  • Le choix des libraires : Choix de Christophe Dupuis de la librairie ENTRE-DEUX-NOIRS a LANGON, France (visiter son site) – 04/06/2008

1989, Italie, Nord-Est, braquage classique d’une banque. Le signal d’alarme retentit, les braqueurs se barrent, prenant en otage une femme et son fils, tout se passe mal, ils paniquent et tuent l’enfant et la femme. Un est arrete. Il ne denonce pas son collegue et prend perpetuite “Ce jour-la, il avait commis beaucoup d’erreurs. La plus grande avait ete celle de ne pas se faire tuer dans la ruelle.” Quinze ans plus tard, ronge par le cancer, il ne veut pas mourir en taule et formule un recours en grace, meme s’il sait que celui-ci est subordonne au pardon de Silvano Contin, le pere et mari des victimes… Celui-ci a bien une idee…
Si vous n’etes pas en pleine forme, ce n’est peut-etre pas le bon moment de lire ce livre, car il faut etre arme pour descendre dans la tristesse de l’ame humaine. C’est encore un texte court et fort de Massimo Carlotto, qui ne cesse de surprendre par la diversite de ses sujets et de leurs traitements, decidement, c’est un homme a suivre.

  • Les presentations des editeurs : 04/06/2008

L’immense obscurite de la mort

Il s’est enfui avec le butin, sain et sauf – ca ressemble a miracle. Un miracle cher paye : il laisse derriere lui deux morts innocents et son coequipier Raffaello, qui ecope de la perpetuite. Quinze ans plus tard, Raffaello formule un recours en grace et demande le pardon de Silvano, pere et mari des victimes. Ce dernier, fou de douleur, accepte de pardonner pour mieux se venger.

Tu veux que je t’aide a sortir de taule apres avoir descendu ma femme et mon mome et je peux rien te demander en echange ?

Un maitre de l’ecriture serree et du desarroi pantelant.

Liberation

Massimo Carlotto est ne a Padoue en 1956 et vit a Cagliari. Il collabore a divers journaux et est l’auteur de nombreux romans, dont cinq sont deja traduits en France, notamment Le Maitre des noeuds et Arrive-derci amore. Plusieurs d’entre eux ont egalement ete adaptes au cinema.

  • Les courts extraits de livres : 22/06/2008

Extrait du prologue :

1989 – Une ville du nord-est.

L’accuse avait la levre fendue, les yeux au beurre noir, le nez casse et enfle ; deux meches hemostatiques lui sortaient des narines, l’obligeant a respirer par la bouche. Les deux agents de la police penitentiaire qui le soutenaient durent l’aider a s’asseoir. Il etait dans un sale etat. Le juge, enerve, regarda l’avocat pour essayer de comprendre s’il essaierait d’ajourner l’interrogatoire. Ce dernier le rassura d’un haussement d’epaules ; son client avait bien d’autres problemes auxquels penser. Le magistrat, soulage, dicta au greffier l’identite des personnes presentes et demanda a l’inculpe s’il entendait se soumettre a l’interrogatoire.
Raffaello Beggiato se tourna vers son defenseur qui l’encouragea d’un geste theatral de la main.
– Oui, repondit-il non sans peine.
Sa bouche lui faisait mal, les poings des flics lui avaient fait sauter quelques dents et il s’etait mordu la langue quand ils lui avaient tordu les testicules. Mais lui non plus, comme beaucoup d’autres, n’avait pas envie de se plaindre. Les coups faisaient partie du traitement reserve a ceux qui etaient arretes en flagrant delit. L’intensite variait selon la faute. Et la sienne etait de celle qui autorisait tous ceux qui portaient un uniforme a lui casser la gueule. Pendant qu’il etait au commissariat, dans la piece ou ils l’avaient menotte a une chaise, des policiers d’autres services etaient entres, uniquement pour lui foutre une rouste ou bien lui cracher dessus. Beggiato etait reste plutot calme ; au fond, c’etaient les regles du jeu. Il avait seulement espere qu’ils le mettent rapidement en taule. La, personne ne le toucherait et il pourrait se concentrer pour trouver une solution. Peut-etre que le type affecte au nettoyage du quartier disciplinaire serait une vieille connaissance et qu’il lui procurerait un peu de coke. Il en avait besoin pour recuperer force et lucidite. Mais il n’avait vu personne se pointer et le grade de l’infirmerie avait refuse de lui administrer un antalgique. Il avait passe quatre heures allonge sur un brancard a fixer la petite lampe qui pendait au plafond en souffrant comme un chien et en pensant a l’interrogatoire. A la fin, il avait compris que meme une bonne ligne ne lui aurait pas fait venir a l’esprit une explication plausible.