Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

L’Italie fasciste et la persecution des Juifs

Auteur : Marie-Anne Matard-Bonucci

Date de saisie : 11/01/2007

Genre : Documents Essais d’actualite

Editeur : Perrin, Paris, France

Prix : 24.00 €

ISBN : 978-2-262-02540-3

GENCOD : 9782262025403

Sorti le : 11/01/2007

  • Le journal sonore des livres : Melanie Laurent – 01/03/2007

Telecharger le MP3

Melanie Couillaud – 01/03/2007

  • Le journal sonore des livres : Charlotte Etasse – 23/02/2007

Telecharger le MP3

Charlotte Etasse – 23/02/2007

  • Les presentations des editeurs : 12/01/2007

En 1938, apres plus de quinze annees de pouvoir, le regime fasciste decida de persecuter les juifs.
Sous l’effet de lois antisemites d’une severite comparable a celles de l’Etat francais sous Vichy, les juifs italiens devinrent soudainement des citoyens de seconde zone et des parias. Ce livre fait la lumiere sur une dimension longtemps ignoree du fascisme italien. Comment expliquer que l’antisemitisme s’impose brutalement comme priorite politique en Italie en 1938 ? Pourquoi les elites politiques, administratives et intellectuelles du regime se convertissent-elles pratiquement du jour au lendemain a la nouvelle doctrine de haine ? Quelle logique conduisit a la deportation de plusieurs milliers de juifs sous la republique de Salo ?

Marie-Anne Motard-Bonucci est professeur d’histoire contemporaine a l’universite de Grenoble II, specialiste de l’Italie. Ses recherches ont porte sur l’histoire de la mafia, du fascisme et de l’antisemitisme. Elle a dirige : Antisemythes. L’image des juifs entre culture et politique (1848-1939), et (avec Pierre Milza) L’Homme nouveau dans l’Europe fasciste (1922-1945).

  • La revue de presse – Liberation du 22 fevrier 2007

L’image d’une Italie fasciste retive a l’antisemitisme s’est longtemps imposee. Les uns affirmaient que le Duce n’avait adopte une legislation d’exclusion que pour complaire a son allie allemand, les autres soulignant que les juifs avaient trouve refuge dans les zones que l’armee italienne occupait, dans la region de Nice notamment. Autant de mythes qu’infirme la solide etude, fondee sur des sources inedites, de Marie-Anne Matard-Bonnucci…
Les mesures adoptees en 1938 (exclusion de certaines professions, interdiction des mariages mixtes…) ne resulterent ni d’un diktat nazi, ni d’une pression emanant de la rue ou des milieux fascistes.

  • La revue de presse Francois Dufay – Le Point du 15 fevrier 2007

Pourquoi cette persecution a retardement ? C’est l’enigme a laquelle repond Marie-Anne Matard-Bonucci dans une somme magistrale. Le Duce n’avait subi aucune pression de son allie Hitler. Mais il etait revenu d’un voyage en Allemagne en 1937 convaincu qu’il fallait prussianiser l’Italie. Le juif fit donc office de repoussoir pour relancer un regime essouffle. Si la population resta passive, chefaillons et plumitifs rivaliserent dans l’abjection, sur fond de silence du roi et du Vatican.

  • La revue de presse Delfeil de Ton – Le Nouvel Observateur du 8 fevrier 2007

Dans l’Italie de Mussolini, un juif sur quatre etait inscrit au Parti fasciste. Meme s’il n’y eut pas d’etoile jaune, la tragedie etait en marche…
Dire que les juifs furent surpris, cela va sans dire, surtout les fascistes. Les plaintes affluerent : Duce, nous avons toujours ete de bons fascistes ! On leur repondit qu’ils contaminaient la race depuis l’Empire romain et, justement, la grande oeuvre du Duce c’etait de batir un homme nouveau dans un nouvel Empire romain…
Grace au recensement fasciste, aux auxiliaires fascistes, la traque est fructueuse. Les Italiens juifs furent 7 000 a perir a Auschwitz, dans d’autres camps quand Auschwitz fut pris. Le livre de Marie-Anne Matard-Bonucci apporte une masse d’informations sur cet aspect mal connu de l’histoire du fascisme. Des sornettes a la tragedie, il montre bien le cheminement.

  • La revue de presse Thomas Wieder – Le Monde du 12 janvier 2007

C’est l’une des pages les plus sombres de l’histoire du fascisme italien. Ce n’est pourtant pas la mieux connue. Notamment en France, ou l’on cite souvent en exemple la protection dont beneficierent les juifs dans la zone occupee par les Italiens entre novembre 1942 et septembre 1943, cette periode ou l’on vit des carabiniers empechant des policiers francais d’arreter des juifs pour les livrer aux Allemands. Mais on oublie parfois que ce qui fut une realite en France et dans les autres pays occupes par l’Italie (Yougoslavie, Grece) ne l’etait pas de l’autre cote des Alpes, ou les juifs etaient traites comme des parias…
Longtemps delaissee par les historiens, la politique antisemite conduite par le regime fasciste a partir de 1938 fait l’objet, depuis une quinzaine d’annees, de relectures iconoclastes. C’est tout le merite du passionnant ouvrage de Marie-Anne Matard-Bonucci que d’offrir enfin au public francais une synthese de ces travaux, enrichie de recherches inedites dans les archives italiennes. Les conclusions sont sans appel. Elles remettent en cause l’idee d’une legislation imposee par l’Allemagne nazie, appliquee avec indulgence et rejetee en bloc par un peuple soi-disant immunise contre l’antisemitisme.