L’Homme De Neige

Auteur : David Albahari

Traducteur : Gojko Lukic

Date de saisie : 28/11/2009

Genre : Litterature Russe

Editeur : Gallimard

Collection : Du Monde Entier

Prix : 13.00 � / 85.27 F

ISBN : 9782070749379

GENCOD : 9782070749379

Sorti le : 08/01/2004

  • Les presentations des editeurs : 24/11/2009

Le narrateur de L’homme de neige a une idee fixe : boire du jus d’orange. Venu de l’ex-Yougoslavie, il est invite comme ecrivain en residence dans une universite nord-americaine. Mais sa nouvelle vie, confortable et bien reglee, dont il note minutieusement les moindres details, ne fait tout simplement pas sens pour lui. Ses quelques cours et conferences, ses obligations sociales et ses conversations avec les professeurs et etudiants, tout est envahi par un sentiment d’echec et d’ennui – sentiment dont il s’echappe seulement grace a l’idee de boire du jus d’orange. Puis, cet equilibre fragile se fissure. Le narrateur a de plus en plus l’impression de flotter, voire de se desagreger. La decouverte d’une armoire fermee a clef au sous-sol de son appartement tourne vite a l’obsession, et lorsqu’il cede a la tentation de l’ouvrir pour y trouver des cartes et des plans de toute sorte, il ne peut s’empecher de les placarder sur les murs de son appartement en pleine nuit. Entoure ainsi de cartes qui illustrent les dechirures de l’Histoire et la fragilite des identites et des frontieres, il sent les choses se brouiller de plus en plus autour de lui. Jusqu’a ce que les premieres neiges tombent sur la ville…

David Albahari est ne en 1948 a Pec, en Yougoslavie. Apres des etudes de langue et de litterature anglo-americaines a l’Universite de Belgrade, il publie en 1973 son premier recueil de nouvelles et en 1978 son premier roman. Il a ete editeur et aussi traducteur en serbo-croate d’auteurs tels que Nabokov, Bellow, Naipaul, Singer, Pynchon, Shepard, Updike. Ses oeuvres ont ete traduites en diverses langues et, entre autres prix litteraires, il a obtenu en 1997, pour son roman L’Appat, le plus important prix litteraire yougoslave, attribue par l’hebdomadaire belgradois NIN au meilleur roman de l’annee. Il vit depuis 1994 au Canada.

 

  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang – Liberation

Lire attentivement la quatrieme page de la couverture du livre, on en apprend de belles qui changent la nature de la lecture, et conduisent a s’interroger, mais c’est trop tard, sur la posture qu’aurait un lecteur qui les ignorerait. A propos du roman il est dit : �Le narrateur de l’Homme de neige a une idee fixe : boire du jus d’orange. Venu de l’ex Yougoslavie, il est invite comme ecrivain en residence dans une universite nord-americaine.�… A propos de l’auteur, on peut lire, et c’est indeniable, que �David Albahari est un des romanciers les plus importants de l’ex-Yougoslavie…. Bref, quelle serait la place de l’Homme de neige, dans notre conscience de lecteur, si on ne nous proposait pas de rapprocher l’auteur du narrateur, si on ne savait pas que l’un (donc l’autre) est ne au Kosovo, qu’il a quitte son pays en guerre en 1994 quand il y exercait une responsabilite en marge de la politique, pour l’universite de Calgary sur le versant est des montagnes Rocheuses au Canada, qu’il a deteste l’enseignement, qu’il y est reste pour ecrire et qu’il est devenu citoyen canadien ? Cette place serait peut-etre celle qu’il lui a donnee, celle d’une fable, la fable d’un homme seul desempare, desoriente, essouffle par un monologue d’un seul paragraphe sans le moindre repit, un homme qui se cogne aux gens sans les heurter comme on se cogne aux coins des tables comme un bleu parce qu’on ne nous apprend pas a se mouvoir dans des espaces d’emprunt.

 

  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang – Lire

Lire attentivement la quatrieme page de la couverture du livre, on en apprend de belles qui changent la nature de la lecture, et conduisent a s’interroger, mais c’est trop tard, sur la posture qu’aurait un lecteur qui les ignorerait. A propos du roman il est dit : �Le narrateur de l’Homme de neige a une idee fixe : boire du jus d’orange. Venu de l’ex-Yougoslavie, il est invite comme ecrivain en residence dans une universite nord-americaine.�… A propos de l’auteur, on peut lire, et c’est indeniable, que �David Albahari est un des romanciers les plus importants de l’ex-Yougoslavie…. Bref, quelle serait la place de l’Homme de neige, dans notre conscience de lecteur, si on ne nous proposait pas de rapprocher l’auteur du narrateur, si on ne savait pas que l’un (donc l’autre) est ne au Kosovo, qu’il a quitte son pays en guerre en 1994 quand il y exercait une responsabilite en marge de la politique, pour l’universite de Calgary sur le versant est des montagnes Rocheuses au Canada, qu’il a deteste l’enseignement, qu’il y est reste pour ecrire et qu’il est devenu citoyen canadien ? Cette place serait peut-etre celle qu’il lui a donnee, celle d’une fable, la fable d’un homme seul desempare, desoriente, essouffle par un monologue d’un seul paragraphe sans le moindre repit, un homme qui se cogne aux gens sans les heurter comme on se cogne aux coins des tables comme un bleu parce qu’on ne nous apprend pas a se mouvoir dans des espaces d’emprunt.