Un chat des rues nommé Bob

Auteur : James Bowen

Traducteur : Anath Riveline

Date de saisie : 23/06/2013

Genre : Documents Essais d’actualité

Editeur : Jean-Claude Gawsewitch éditeur, Paris, France

Prix : 20.90 €

ISBN : 9782350134352

GENCOD : 9782350134352

Sorti le : 27/06/2013

  • Les présentations des éditeurs : 23/06/2013

Réfugié dans la drogue depuis l’adolescence, James est un jeune en manque de repères. Lors d’une rémission, il décide sur un coup de tête de partir à Londres pour réaliser son ultime rêve : jouer dans un groupe. Hélas, de groupes il ne rencontre que ceux des SDF : James fait la manche dans la rue.
Un jour, sur le palier de son minuscule studio de banlieue, il tombe sur un chat visiblement perdu et battu. James décide de laisser toutes ses économies au vétérinaire pour le sauver. Bientôt, il emmène son nouveau compagnon partout : des sorties de métro où il vend des journaux à la criée jusqu’à Covent Garden où il chante. Tous deux remportent un succès fou auprès des passants qui tombent sous le charme de Bob. La célébrité attend alors ce nouveau duo irrésistible permettant à James de se raccrocher à la vie. Vont-ils pouvoir rester soudés malgré les embûches ?
Plus que tout, c’est le récit d’une amitié hors du commun que James nous livre ici.

James Bowen, jeune SDF, raconte sa rencontre avec celui qui l’a sorti de la misère et de la drogue : un chat des rues. Leur complicité a ému des milliers de londoniens et de touristes de passage à Londres, jusqu’à ce que le duo d’infortune rencontre un éditeur et connaisse un succès médiatique à la télévision et en librairie.

  • Les courts extraits de livres : 23/06/2013

Camarades de voyage

J’ai lu quelque part une citation célèbre. Elle dit en substance que tout le monde reçoit une deuxième chance tous les jours de sa vie. Ces chances ne demandent qu’à ce qu’on les saisisse, mais en général on ne le fait pas.
J’ai passé la plus grande partie de ma vie à donner raison à cette citation. Beaucoup d’opportunités se sont ouvertes à moi, et tous les jours pendant certaines périodes. Pendant très longtemps, je n’ai pas su en profiter, mais là, au début du printemps 2007, la roue a finalement commencé à tourner. C’est à cette époque-là que j’ai sympathisé avec Bob. Et maintenant que j’y repense avec le recul, pour lui aussi, cela devait constituer une deuxième chance.
Je l’ai rencontré par un jeudi soir lugubre de mars. Londres n’avait pas encore réussi à se défaire de ‘hiver et un froid mordant enveloppait encore les rues, surtout quand le vent soufflait depuis la Tamise. Ce soir-là, l’air était chargé d’une pointe de gelée, et c’est pour cela que je suis retourné à mon nouvel appartement du foyer d’hébergement sur Tottenham, au nord de Londres, un peu plus tôt que d’habitude, après avoir passé la journée à jouer à Covent Garden.
Comme toujours, j’avais mon étui de guitare noir et mon sac à dos sur les épaules, mais pour une fois, j’étais également accompagné de ma meilleure amie, Belle. Nous étions sortis ensemble des années plus tôt, mais désormais nous n’étions plus que des copains. Nous nous apprêtions à manger un curry bon marché à emporter devant un film projeté sur la petite télé noir et blanc que j’avais réussi à dénicher dans un magasin de charité au coin de ma rue.
Rien d’étonnant, l’ascenseur dans mon immeuble était en panne, alors nous nous sommes dirigés vers la cage d’escalier, résignés à grimper jusqu’au cinquième étage.
Le néon dans le couloir avait grillé et une bonne partie du rez-de-chaussée était plongée dans le noir, mais en nous dirigeant vers les marches, je n’ai pas pu m’empêcher d’apercevoir deux yeux qui scintillaient dans l’obscurité. Et quand j’ai entendu un petit miaulement plaintif, j’ai compris de quoi il s’agissait.
En m’approchant, et comme je m’habituais à la pénombre, j’ai vu un petit chat roux, roulé en boule sur le paillasson d’une des portes du rez-de-chaussée, dans le couloir qui partait du hall d’entrée.