L’aimant du silence

Couverture du livre L'aimant du silence

Auteur : Olympia Alberti

Date de saisie : 02/09/2006

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : le Verger editeur, Illkirch-Graffenstaden, France

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-84574-051-8

GENCOD : 9782845740518

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

“Il y a ton silence.” La parole emerge, nee de l’amour, de la complicite, des non-dits, de l’absence. Souvenirs des plateaux de cinema, ou il l’emmenait parfois, souvenirs de celui qui pliait les materiaux a tous ses projets, souvenirs de l’enfance dans le Midi, de la douceur de la vie, des regrets, des attentes aussi, souvenir de ce visage parfois lointain, comme absent, comme autre part, en recherche, de quoi ? Il, lui, le pere. Son empreinte parcourt tout le recit d’Olympia Alberti, jusqu’a la certitude que l’amour n’efface pas l’amour.

Docteur es Lettres en litterature comparee, critique litteraire et chroniqueuse de semantique, Olympia Alberti est l’auteur de plusieurs romans, de nouvelles, de poemes-recompenses par un Prix de Poesie de l’Academie Francaise et d’essais (Prix de la Biographie de la Societe des Gens de Lettres, Prix de la Critique Litteraire de l’Academie Francaise). Elle est laureate de la Bourse Stendhal, membre du Prix Promethee et donne des conferences en France et a l’etranger (Lima, Beyrouth, Stockholm, New-York etc.). Son recit Les Enfants reviendront apres l’Epiphanie (Le Verger Editeur), a fait l’objet d’un film documentaire diffuse sur France 2. Sa devise : “Ne repondre a la haine que par l’amour.”

  • Les courts extraits de livres : 13/07/2006

Deranger les heures des autres ? Ma peine ne m’a pas souvent semble en meriter autant, meme si elle bouleversait les miennes. Mes deux annees de depression me font horreur, parce que j’appelais au secours, et que la joie me paraissait a jamais hors de portee, peut-etre perdue. Je me noyais.

Guerir, ce fut revenir a moi, a une certaine acceptation d’ame, ce fut me laisser rapter par la joie puis par l’effort qu’elle demandait – un murmure qui m’intime de continuer. Comme lorsque tu t’autorisais a parler, sous la tonnelle de L’Ananda, notre petite maison de montagne, accedant avec pudeur a ta parole, longtemps muselee – tu te rejoignais avec une plenitude qui me reparait de t’avoir vu t’efforcer pour nous. C’etait une fete. De cette fete, je suis maintenant privee. Orpheline, c’est un mot qui veut dire etre privee de ta parole precieuse, c’est un autre visage interieur, avec lequel il faut vivre aussi. Ecrire.