Femme

Auteur : Pierre Larousse

Preface : Francois Graveline

Date de saisie : 10/10/2006

Genre : Sociologie, Societe

Editeur : Bleu autour, Saint-Pourcain-sur-Sioule, France

Collection : La petite collection de Bleu autour

Prix : 12.00 / 78.71 F

ISBN : 978-2-912019-54-7

GENCOD : 9782912019547

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Brulant de tout savoir d’Elle, Francois Graveline, gamin, devora les pages que Pierre Larousse consacra au mot Femme dans son Grand Dictionnaire universel du XIXe siecle (vol. 8, 1872). Rude initiation.

Les femmes sont d’autant plus passionnees, plus lascives et plus debauchees, qu’elles vivent dans des pays plus chauds… quand les Polonaises ont une conversation capable d’enrhumer. Sur les femmes arabes et noires, il lut des horreurs. Toutefois, la cause de l’egalite progressait. Et les nations les meilleures, lui apprit Fourier, furent toujours celles qui accorderent aux femmes le plus de liberte. Puis le gamin buta sur de revoltantes theories. La femme, dit ainsi Proudhon, atteint plus haut que l’homme, mais a condition d’etre portee par lui. Et de realiser, adulte, que ces theories, ces cliches, ces horreurs avaient la peau dure. Raison de plus pour exhumer ces pages.

Pierre Larousse est ne en 1817 a Toucy (Yonne) d’un pere forgeron. Apres avoir exerce le metier d’instituteur, puis suivi, huit annees durant, les cours de la Sorbonne, du College de France, du Museum et de l’Observatoire, il a concu une methode et des ouvrages pedagogiques. En 1852, il a fonde avec Augustin Boyer la maison d’edition Larousse, sous couvert de laquelle il a amorce en 1863 ta publication du Grand Dictionnaire universel du XIXe siecle, en s’entourant d’une pleiade de collaborateurs. L’entree femme, reprise dans le present ouvrage, est comprise dans te volume 8 (FAB-GYZ), paru en 1872. Les derniers volumes du Grand Dictionnaire de Pierre Larousse ont paru peu apres sa mort, en 1875 a Paris.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Extrait de la preface de Francois Graveline :

Mais l’heure tournait plus vite que les pages. Je n’avais lu – dechiffre a vrai dire, tant les caracteres etaient petits pour mes yeux et les mots grands pour mon esprit – qu’a peine deux colonnes. La nuit ne serait jamais assez longue pour assouvir mon desir de savoir, pour connaitre la femme. Un craquement du plancher me fit craindre d’etre surpris, j’eteignis la lampe, fis semblant de dormir, masquant tant bien que mal le dictionnaire. Le calme revenu dans mon coeur, je me levai et rangeai le gros volume parmi ses freres. Ainsi se passa la premiere des mille et une nuits de ma preadolescence. Je n’avais pas trouve ce que je cherchais, pas encore, mais j’avais decouvert la surprise et la patience, les essences de la vie. Des le lendemain soir, je recommencai ce qui allait devenir un rituel. Je fis du Larousse mon copain de chambree, ignore de tous et fidele. Tout ce temps, il tint scrupuleusement sa langue qu’il avait volubile, precise et chatiee, je ne fus jamais pris. A la reflexion, mes parents n’etaient peut-etre pas dupes, trop heureux sans doute que leur fils s’adonnat a ce vice impuni, fut-ce pour la femme. Aujourd’hui, rien n’a change, je vis avec ma femme et mes livres.
La seconde nuit s’annoncait brulante.