Chien des os

Auteur : Bernard du Boucheron

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 14.50 / 95.11 F

ISBN : 978-2070781010

GENCOD : 9782070781010

  • Le journal sonore des livres : Lu par Celia Nogues– 27/02/2007

Celia Nogues – 27/02/2007

Charlotte Thomas – 07/02/2007

  • Les presentations des editeurs : 05/01/2007

Au XVIe siecle, l’Espagne a brutalement conquis sur les Portugais les iles enchantees de l’Atlantique.
La plus grande de ces iles est dominee par le Paul, haut plateau volcanique noye de brumes, aux paturages et aux horizons infinis. Les miserables bergers qui y vivent haissent, parce qu’ils sont riches, ” ceux d’En-Bas ” qu’ils appellent avec mepris ” Chiens des os “. Ceux-ci, grace a l’eau descendue du Paul, ont fait du rivage un jardin dore ou resplendit la capitale, le Rabacal, corrompue par toutes sortes de trafics.
Les pauvres du Paul s’opposent a l’occupant espagnol ; les riches d’En-Bas s’en accommodent et profitent de son autorite, exercee par le cruel Corregidor Faustino Bellver, tandis que Juifs et Mores se tiennent cois pour echapper a l’Inquisition, et que la Couronne d’Angleterre guette le moment de tirer parti des dissensions locales pour s’emparer de l’ile. Complots, coups de main et attentats se multiplient, attises par les machinations d’un agent secret brillant et cynique.
Mais l’amour d’une jeune fille du Paul pour l’un des protagonistes, avec ses consequences tragiques, reduira a neant bien des ambitions… Un ricanement feroce parcourt ce nouveau recit de Bernard du Boucheron, et si l’espece humaine, sous sa plume, n’apparait pas au meilleur de sa forme, on prend un plaisir extreme au commerce de son style impeccable, a la fois nerveux et glacial.

Apres Court Serpent (2004, Grand Prix du roman de l’Academie francaise) et Coup-de-Fouet (2006), Chien des os est le troisieme roman de Bernard du Boucheron.

  • La revue de presse Vincent Roy – Le Monde du 2 mars 2007

Les heros de Bernard du Boucheron n’ont pas d’etats d’ame : ils vont droit au but et ne craignent ni d’etre cyniques ni d’etre cruels…
Bernard du Boucheron n’est jamais autant a son aise qu’avec la turpitude des traitres. Il nous regale avec son imagination violente. L’humanite, sous la plume feroce mais elegante de ce styliste, montre son ame noire. Chien des os est le roman froid d’un moraliste qui rit a demi.

  • La revue de presse Alice Ferney – Le Figaro du 15 fevrier 2007

La dame a trois mille robes, les yeux petits, le nez long, les dents noires et les cheveux peints en rouge. Elle n’a jamais ete jolie, mais l’age lui inflige le supplice d’une laideur atroce. A-t-on jamais lu portrait plus drole et cinglant de la reine d’Angleterre Elisabeth Ire ? La rectitude de ce formidable incipit annonce un ton, autant qu’une qualite de style, que l’auteur tiendra tout au long de sa narration : lapidaire et efficace. Pour ressusciter les horreurs et barbaries des temps anciens, Bernard du Boucheron ne pouvait mieux accorder son ecriture a son sujet. Il nous donne un livre effroyable : les souverains entre eux, les fonctionnaires entre eux, les ordres religieux entre eux, les colonises d’un meme peuple, les amants, les freres et les soeurs, pas une ame vivante qui n’en combatte une autre. Pas de place pour la moindre hesitation du coeur : meme la femme seduite deviendra vengeresse.

  • La revue de presse Gilles Heure – Telerama du 3 janvier 2007

Comme s’il etait attable dans une echoppe peuplee de conquerants et de soldats, Bernard du Boucheron – dont on a deja admire les deux precedents opus, Court Serpent et Coup-de-Fouet – depeint une societe ou les complots et les intrigues gangrenent tous les rapports humains. Avec la supreme elegance d’ecrire sur la violence dans une langue aussi claire et tranchante que la lame d’un couteau – une langue superbe, precise, cinglante, aussi singuliere que l’est l’imaginaire de l’ecrivain. L’amour lui-meme ne constituera pas une forme de redemption, dans ce roman ou chaque rive, celle des corps comme celle des paysages, recoit sa part de blessure.