Les cigognes savaient

Couverture du livre Les cigognes savaient

Auteur : Elise Fischer

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Presses de la Cite, Paris, France

Collection : Jeannine Balland. Romans terres de France

Prix : 19.00 €

GENCOD : 9782258070318

Emmanuelle Cousin – 23/01/2007

  • Les presentations des editeurs : 17/01/2007

Pres de Strasbourg, une jeune femme enquete sur le passe complexe de sa famille, les Bergklauss : une genealogie en terre alsacienne.

Afin de connaitre la verite sur les circonstances de la mort enigmatique d’une de ses tantes, a Muhlzwiller, sur les bords de l’Ill, Clemence vient restaurer une maison, voisine de l’ancienne demeure familiale. Un jour, elle tombe par hasard sur de vieilles lettres. Stupeur et fascination : jusqu’ou secrets de famille, amours interdites, drames de la guerre ont-ils pu s’entremeler et conduire au destin tragique des siens, les Bergklauss… et de leurs voisins de l’epoque, les Wendersheim ?
Sans savoir ou sa curiosite va la mener, Clemence frole plusieurs fois le danger. Heureusement, deux hommes veillent : Pierre, notaire de la famille, et Andre, medecin, qui vit dans le merveilleux quartier de la Petite France a Strasbourg…

Superbe plongee au coeur de l’Alsace, pour la premiere fois a l’honneur dans Terres de France. Elise Fischer signe un roman porte par la musique de Bach et de Manier, dans lequel se revelent a chaque page les facettes d’une region particulierement attachante et vivante.

Elise Fischer s’est investie dans de nombreux domaines d’action : l’humanitaire, la radio, la presse, et bien sur l’ecriture. Elle est restee fidele a sa Lorraine natale qui lui a inspire de beaux romans : Trois ? Reines pour une couronne, Les Alliances de cristal, Mysterieuse Manon ou encore Le Soleil des mineurs. Elle inscrit pour la premiere fois dans la collection Terres de France, l’Alsace, une region qu’elle aime particulierement de par ses origines maternelles avec ce nouveau roman au titre plus qu’evocateur.

  • Les courts extraits de livres : 17/01/2007

Un village, une maison…

Clemence a erre, pris le temps de la reflexion avant d’oser ce pelerinage. Mais elle n’est pas restee sans rien faire. Il fallait qu’elle enquete, qu’elle approche les lieux, les apprivoise, les fasse siens en mettant ses pas sur les chemins menant a Erstein, Nordhouse et Limersheim, Hipsheim, les communes limitrophes de Muhlzwiller. Elle fut surprise de retrouver facilement l’emplacement de la maison des Bergklauss, rue des Fosses. Les lieux appartenaient toujours a la tante Maria. Mais il etait impensable qu’elle s’y etablisse. Il eut fallu reconstruire. Et ce n’etait pas le bon moyen, puisqu’elle voulait agir dans la discretion.
Elle avait longtemps reflechi en se promenant dans les rues du village. C’est bien sur cette terre qu’elle devait vivre, acheter une maison, se fondre dans le quotidien de Muhlzwiller. Se comporter telle une archeologue qui doucement gratte le sol, extrait les pierres, les brosse et decrypte le message.
A Strasbourg, Pierre Kinsler, son parrain, notaire et ami de Louise, lui avait facilite les choses, mais l’avait mise en garde. Elle courait peut-etre des risques a vouloir la verite. Etait-il sage de rouvrir les tombes ?
Clemence avait hausse les epaules comme elle sait le faire quand elle est determinee. Et puis elle avait use de son charme en adressant a son parrain son plus beau sourire.
Mon parrain cheri, vous n’allez pas abandonner votre filleule, une orpheline ?
Pierre avait fronce les sourcils avant de la rassurer. Quoi qu’il arrive, il l’aiderait, au moins en souvenir de Louise.
Clemence a fini par trouver ce qu’elle cherchait. Une maison de caractere qui, semble-t-il, n’interessait personne a Muhlzwiller. Elle y a vu un signe du destin quand Pierre lui a indique au telephone l’emplacement de la demeure a vendre.
Elle est situee a l’angle de la rue des Fosses et de la rue du Moulin, juste a cote de celle qui a appartenu a Greta et Aloyse, tes grands-parents.
Depuis le jardin et les bords de l’Ill, Clemence verrait les ruines de la maison familiale. C’etait parfait. Elle avait deja sa petite idee…