Les croissants du dimanche

Auteur : Annie Saumont

Date de saisie : 24/01/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 16.00 €

ISBN : 978-2-260-01742-4

GENCOD : 9782260017424

Sorti le : 24/01/2008

Dix-neuf nouvelles de trois a dix pages. Annie Saumont fait dans le court. Elle raconte, ne demontre jamais. Elle decrit ce que font ses personnages mais jamais ce qu’ils pensent. Elles ne portent aucun jugement sur eux. Pas de complaisance ni de sentimentalisme. Des histoires acides, des errances, des derives. Des personnages fragiles souvent cabosses par la vie qui puisent au trefonds d’eux-memes une formidable envie de vivre.
Elle a douze ans, elle venge sa mere qui est devenue boiteuse a la suite d’une bagarre dans un cafe… Maly prepare des sandwiches dans un Delicatessen, un jeune homme grand – beau dira-t-elle ?- l’entraine dans une belle maison au porche a colonnades, ils echangent des frissons, des soupirs, il lui dit de rester la qu’il va chez des amis mais reviendra dans une heure, il ne revient pas… Il est eleve par sa tante Alice – un long nez, un regard impenetrable – une obsedee de la proprete et de l’ordre qui se mefie de tout ce qui salit – tout salit – mais un jour avec une eponge propre – Amelie a un BTS de gestion, ses deux freres leur brevet des colleges ; ils ont quitte le village ; ils ne donnent pas de nouvelles a leurs parents ; un jour leur mere ira a la ville voir comment ils s’arrangent… Une femme sur une plage qui vient d’ecrire une lettre se terminant par : Viens ; c’est un autre qui arrive a l’improviste… Un orphelin qui est accueilli les week-end par une femme Karine, sourde, qui lui transmet de la tendresse ; mais voila qu’un jour il voit le blouson d’un homme jete sur le dossier d’une chaise…
Ah j’allais oublier : Annie Saumont a de l’humour et de la tendresse en vrac ainsi qu’un grand amour pour la liberte, celle du style en particulier ; elle n’a peur de froisser ni les bonnes moeurs, ni la grammaire.

  • Les presentations des editeurs : 14/07/2012

Trois pages suffisent a raconter une histoire.
Annie Saumont, la virtuose de la nouvelle, le prouve a chaque nouveau recueil. Les dix-neuf brefs recits qui composent Les Croissants du dimanche decrivent avec une justesse implacable ces infimes moments ou toute une vie peut chavirer. D’une concision percutante, maitrisant parfaitement l’art de l’ellipse et de la chute, Annie Saumont sait mieux que personne rendre hommage a ces personnages anonymes, coeurs solitaires, assassins ou enfants battus, victimes d’une societe en phase de deshumanisation avancee, et qui puisent encore au trefonds d’eux-memes une irreductible rage de vivre.

Annie Saumont, traductrice, entre autres, de J.-D. Salinger, est l’auteur de Quelquefois dans les ceremonies, Goncourt de la nouvelle, Je ne suis pas un camion, Grand prix de la nouvelle de la Societe des gens de lettres, Les voila quel bonheur, prix Renaissance de la nouvelle, Un soir a la maison, prix de l’Academie francaises. Son oeuvre est etudiee dans les universites americaines et ses textes traduits dans le monde entier.