La tete en friche

Couverture du livre La tete en friche

Auteur : Marie-Sabine Roger

Date de saisie : 20/08/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Rouergue, Arles, France

Collection : La brune

Prix : 16.50 €

ISBN : 978-2-84156-947-2

GENCOD : 9782841569472

Sorti le : 20/08/2008

De la rencontre d’une vieille dame et d’un homme un peu brut de decoffrage nait une ode a la lecture et a la litterature. Grace a elles, Germain s’ouvre aux gens, au monde et affute son regard sur celui-ci.
“La tete en friche” est un roman simple, emouvant, a mettre entre toutes les mains.

Une ville, un square, un banc.
Germain, la quarantaine, decide d’adopter Margueritte, 86 ans.
De chapitre en chapitre, on deambule dans l’univers de Germain. On “zoome”.
Germain et Margueritte, l’apprivoisement, des personnes et des mots, des histoires, des livres.
Germain et ses copains, les rencontres au bistrot, et tout doucement, une certaine distance se cree.
Germain et Annette, a l’inverse, nous passons de la distance, a l’intime.
Germain et sa mere, de la revolte, a une certaine compassion.
Et les mots de Marie-Sabine Roger, ses expressions, parfois droles, parfois emouvantes, tendres, et qui a chaque phrase qui se deroule, nous touchent.
Un livre qui met a l’honneur l’importance des mots, des livres ; mais sans se donner des airs professoraux.
Un livre jubilatoire, profond, genereux, intelligent.
Un vrai et pur plaisir.
A lire absolument !

Il s’appelle Germain Chazes et il est l’incarnation meme de la maladresse. Il n’est pas tres intelligent non plus, mais juste assez tout de meme pour s’en rendre compte !
Il voudrait bien etre mais ne fait que paraitre Et puis arrive Marguerite, une grand-mere qui va savoir lui donner tout ce dont il a besoin pour deployer ses ailes et commencer a vivre vraiment.
Roman tendre qui rappelle (de loin) la dame en rose de Schmitt.

Germain Cazes, 45 ans, 110 kilos de muscles, presque illettre, raconte son histoire et sa rencontre avec une vieille dame tres cultivee. Il vit de petits boulots et dans une caravane. Une rencontre dans le jardin public bouleversera sa vie ; Margueritte, 86 ans, tres cultivee, reservee mais attentive et respectueuse des autres. Ils observent tous les deux les pigeons et lient connaissance et deviennent rapidement complices et amis. Margueritte ouvre les portes d’un nouveau monde a Germain : le monde des lettres et des livres. Elle saura le guider, ne pas l’apeurer, le prendre par la main en le respectant, et lui fait decouvrir l’emotion ou la peur que peuvent susciter les lectures comme les voyages qu’elles permettent. Germain change et ses copains de comptoir ne le reconnaissent plus. Le dictionnaire devient son plus grand ami ! (“Je planquais ce dico comme un livre de cul tellement j’avais honte”) Un vrai hommage aux livres et a la lecture, des portraits succulents, un livre populaire dans le sens noble du terme, tres humain, optimiste, emouvant, souvent drole et image.

Germain Chazes a tout d’un homme ordinaire ; des copains, une petite amie, des petits boulots, et comme tout homme ordinaire, il se mefie des mots et des gens cultives. Il ne se sent pas specialement intelligent mais comme tout homme ordinaire, cela ne l’affecte pas plus que ca. Jusqu’a ce qu’il se promene dans un jardin public et qu’il rencontre Margueritte, une vieille dame tres cultivee, et qui aime, tout comme Germain, s’asseoir sur ce banc et compter les pigeons. Germain et Margueritte vont tres vite se lier d’amitie et surtout, Germain va decouvrir un monde nouveau ; celui des livres et de la lecture a travers Camus, Gary ou Sepulveda.
La philosophie de vie de Germain va peu a peu changer sans jamais alterer son temperament profondement gentil et attachant.
Ne vous privez pas de cette tete de friche, c’est drole, c’est beau, chaque mot est une verite, chaque phrase une consolation.

  • Les presentations des editeurs : 14/07/2012

Ce qu’ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c’est a se demander si c’est vraiment ecrit pour vous donner l’envie. En tout cas, c’est sur, c’est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots a coucher dehors – ineluctable, quete fertile, admirable concision, roman polyphonique… -et pas un seul bouquin ou je trouve ecrit simplement : c’est une histoire qui parle d’aventures ou d’amour -ou d’Indiens. Et point barre, c’est tout.

Marie-Sabine Roger joue du plaisir des mots avec humour et intelligence. Le tour de force de ce roman tient aussi dans l’emotion qu’il suscite chez le lecteur. Un roman populaire, dans le tres bon sens du terme !