Le journalisme en chantier : chronique d’un artisan

Auteur : Jean Lebrun

Date de saisie : 05/11/2008

Genre : Presse Audiovisuel

Editeur : Bleu autour, Saint-Pourcain-sur-Sioule, France

Collection : La petite collection de Bleu autour

Prix : 12.00 / 78.71 F

ISBN : 978-2-35848-000-0

GENCOD : 9782358480000

Sorti le : 14/10/2008

  • La voix des auteurs : 11/11/2008

Jean Lebrun

  • Les presentations des editeurs : 11/11/2008

Le journalisme en chantier

Jean Lebrun
chronique d’un artisan

Au terme d’un voyage radiophonique au long cours, ces pages veulent laisser comme un sillage. Histoire de rever a ce que pourrait etre, a l’avenir, un journalisme actif, ecrit Jean Lebrun, qui a eu de ce metier une pratique artisanale, decalee, joyeuse, aujourd’hui peut-etre anachronique. Ces pages ressemblent a ses emissions en direct du cafe El Sur, a Paris, ou du Bar de l’Hospitalet, sur le Larzac : une conversation dont il serait l’hote et a laquelle il convie ses equipiers et auditeurs, souvent blogueurs desormais. Les temps changent, sans qu’il faille desesperer d’un artisanat nouveau.
Apres cinq ou six mille emissions (Culture matin, Pot-au-feu, Travaux publics) en plus de vingt ans, Jean Lebrun vient de s’effacer de l’antenne pour entrer dans (‘equipe de direction de France Culture. Dans une autre vie, il fut professeur d’histoire, puis journaliste de presse ecrite (Combat, La Croix, Esprit). Il a publie plusieurs ouvrages, dont une reflexion qu’il prolonge ici, Journaliste en campagne (Bleu autour, 2006).

  • Les courts extraits de livres : 11/11/2008

Extrait de l’introduction :

Des cailloux dans la riviere

Ta voix, c’est une assurance tous risques… Chaque soir, au moment ou, dans un bistrot de France, de Navarre ou de hasard, la brigade de l’emission Travaux Publics tournait sa petite salade, mon amie Monique cherchait la frequence de France Culture et allumait son poste : C’est curieux, a chaque fois je tombe sur toi qui parles… Tu parles en fait tout le temps, a croire que tu pourrais te passer d’invites. Puis Monique quittait aussitot son appartement et allait en ville se meler, tranquille, a la societe.
– Donc, tu me laissais perorer dans le vide ?
– En fait, je crains beaucoup les cambrioleurs. S’il en vient un, ta presence, derriere la porte, est dissuasive !
Mais voila, le cafe Lebrun a ferme ses volets le 17 juillet 2008, mission peut-etre accomplie, en tout cas sans melancolie. Apres avoir servi, sous bien des enseignes differentes pendant vingt-et-un ans et plus, quelques liqueurs fortes et bien des infusions oubliables, son tenancier s’est fait la belle. Pourvu que Monique ne decide pas de blinder sa porte !

Les pages qui suivent veulent laisser comme un sillage apres ce voyage radiophonique au long cours. On y lira aussi beaucoup de propos, pas necessairement flatteurs, de mes equipiers et de nos auditeurs : il faut toujours considerer leurs reactions a leur juste valeur. Et, quand ils se moquent de vous, autant le faire avec eux, a l’unisson, voire avec un temps d’avance. Leurs interventions seront neanmoins presentees en plus petits caracteres : il ne faut pas non plus trop se laisser faire !