Le goût des pépins de pomme

Couverture du livre Le goût des pépins de pomme

Auteur : Katharina Hagena

Traducteur : Bernard Kreiss

Date de saisie : 19/05/2010

Genre : Romans et nouvelles – étranger

Editeur : Anne Carrière, Paris, France

Prix : 19.50 €

ISBN : 978-2-84337-531-6

GENCOD : 9782843375316

Sorti le : 07/01/2010

A la mort de sa grand-mère, Isis apprend qu’elle hérite de la maison de famille en lieu et place de sa mère et de ses tantes. Bien décidée à refuser cet héritage, elle se donne quelques jours pour revoir les lieux, et prendre une décision.

Au fil de la visite et des jours qui passent, elle découvre le charme de la vieille maison, son «odeur de pomme et de vieilles pierres», le passé qui ressurgit dans les confidences de Mr Lexow, le vieil instituteur, découvre les amours contrariés de ses tantes, et renoue avec Max, un garçon d’autrefois, aussi sauvage qu’elle peut l’être. Elle comprend qu’elle n’hérite pas seulement d’une maison, mais d’une histoire familiale.

Sur le thème de l’héritage et du poids du passé, une saga sur trois générations de femmes où se mêlent bonheur et tragédie, humour et gravité, dans le goût de massepain des pépins de pommes d’autrefois. Un livre d’une grande sensibilité.

Un beau livre mais rien de mièvre.

  • Les présentations des éditeurs : 02/03/2010

À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. À sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.
Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.

Katharina Hagena est née en 1967. Spécialiste de l’oeuvre de Joyce, elle enseigne la littérature anglaise et allemande à l’université de Hambourg.

  • La revue de presse Delphine Peras – Lire, mai 2010

Avec ce premier roman singulier, l’Allemande Katharina Hagena est arrivée incognito en janvier. Depuis, elle n’en finit pas de séduire…
Assurément, on ne regrette pas de lire jusqu’au bout ce curieux roman aux accents très domestiques, et finalement plus philosophique qu’il n’y paraît. Sa petite musique sensible et sensuelle ne ressemble à aucune autre. Son succès est aussi surprenant que réjouissant.

  • La revue de presse Émilie Lanez – Le Point du 19 avril 2010

L’intrigue est domestique, elle nous conduit dans la grande plaine d’Allemagne du Nord, entre terre et mer. On peut refermer le livre et s’arrêter là. Ce n’était donc que cela, Le goût des pépins de pomme, premier roman d’une Hambourgeoise professeur de littérature anglaise, spécialiste de Joyce, Katharina Hagena ? Pourquoi alors un tel succès en Allemagne ? On le reprend. On comprend alors que l’auteur, spécialiste de Joyce, nous a parlé de bien autre chose. Qu’elle nous raconte combien nos souvenirs sont commodes. Et que la famille est un corps qui choisit, pour continuer de vivre, d’oublier ensemble.

  • La revue de presse Jean-Louis Ezine – Le Nouvel Observateur du 22 février 2010

L’Allemagne a fait l’an dernier un triomphe au premier roman d’une inconnue. L’étonnant best-seller arrive en France…
La quintessence du genre domestique s’y donne rendez-vous dans une vieille demeure des plaines du nord, décor de l’éternelle intrigue : secrets de famille chuchotés sous les arbres, deuils, héritages, adultères, cachotteries dans l’été finissant, silence, oubli. Mais ici, la fidélité aux traditions n’est qu’apparence. Sous le charme de la comédie se laisse deviner une vérité obstinément dérobée au langage, que tout à la fois le récit feint d’ignorer et dont il reçoit tout son sens…
Masqué en aimable bluette, enraciné au pommier patrimonial où trois générations s’affairent à leur compote, voici un pur chef-d’oeuvre, pépins compris.

  • La revue de presse Pierre-Robert Leclercq – Le Monde du 8 janvier 2010

Le passé reprend forme et force comme une réponse affirmative à l’interrogation de Lamartine, “Objets inanimés avez-vous donc une âme/Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?” Katharina Hegena en donne une à son récit dans son évocation des aléas de la vie de ses quatre femmes, avec ce que cela comporte de bonheurs et de tragédies, de douleurs et de bouffonneries. De la grand-mère à sa petite-fille, c’est une saga qui s’étend sur trois générations…
Et ainsi nous avançons, comme pas après pas, dans ces existences dont les faces cachées se révèlent. Ces événements disparates pourraient être autant de juxtapositions d’historiettes, mais la romancière construit un récit d’une parfaite unité, à partir de ces vies dont chacune est intimement liée à toutes les autres.