Snuff movie

Couverture du livre Snuff movie

Auteur : Jean-Michel Jarvis

Date de saisie : 07/04/2010

Genre : Policiers

Editeur : Tabou éditions, Milly-la-Forêt, France

Prix : 9.00 €

ISBN : 9782915635638

GENCOD : 9782915635638

Sorti le : 22/03/2010

  • Les présentations des éditeurs : 03/04/2010

Les «Snuffs», Audrey connaît. Son métier de policier l’a familiarisée aux méfaits de la bête lorsqu’elle se déguise en être humain. Mais, c’est la recherche du père – parti depuis vingt ans – qui va la mener au-delà de l’horreur, ou plutôt à l’intérieur même de l’horreur. Par la fréquentation forcée des rouages de cette industrie souterraine, de ses petites mains, elle va retrouver ce père fantasmé au sein même de la production. Après une traque où sa personnalité bousculée révélera une nouvelle lecture de ses pulsions sexuelles, elle sera dès lors prise entre le rejet et l’espoir et ira jusqu’au déni d’elle en acceptant l’inimaginable…

Jean-Michel JARVIS, attaché aux situations inattendues, décalées, voire extrêmes, se complaît à situer des héroïnes dans la transgression par le jeu psychologique -du chantage, notamment- leur donnant toujours la possibilité d’évaluer le prix de leur respectabilité face à des protagonistes pour le moins douteux sur le plan moral mais possédant des outils de contrainte. L’amour-propre, le regard policé des autres… Combien cela vaut-il ? jusqu’où aller ? Que trouve-t-on quand la frontière est franchie ? À quoi ressemble-t-on une fois l’enveloppe retirée ? Autant de questions entre-ouvertes…

  • Les courts extraits de livres : 03/04/2010

Encore une de ces journées lamentables qui font regretter à Audrey d’être entrée dans la police nationale. Pas encore un jour de trop, non, mais un jour entier, concentré presque. Pas même singularisé par une intervention qui aurait élevé quelque peu l’idée que son métier lui a donnée de ses contemporains, ou un petit fait, une petite anecdote qui lui aurait un peu fait croire que son rôle au sein de cette grande institution avait quelque incidence curative sur la pauvre humanité, battue par les vices qu’elle s’est créés. Elle se serait contentée de pas grand-chose, pourtant.
Ce matin deux voyous, – deux nique ta mère -, ainsi qu’on les appelle, pris en flagrant délit de viol sur mineure. Audrey est convaincue que les badauds ayant prévenu la brigade se sont rincés l’oeil avant de faire le 18. En conséquence, le visage de la fille était tellement tuméfié que les larmes restaient coincées dans les paupières de boxeur quand on l’a secourue. Pauvre petite. Quatorze ans tout juste, à peine plus jeune que ses deux galants d’un autre temps qui ont affiché un air presque scandalisé quand on leur a passé les bracelets.