Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

L’oeuvre du proprietaire

Auteur : Pierre Jourde

Date de saisie : 20/11/2007

Genre : Essais litteraires

Editeur : l’Archange Minotaure, Apt, France

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-2-914453-76-9

GENCOD : 9782914453769

Sorti le : 14/01/2006

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Le mysterieux personnage surnomme Le Proprietaire est peut-etre le plus grand ecrivain francais du XXe siecle. Au terme d’une recherche patiente, difficile, perilleuse parfois, Pierre Jourde est parvenu a reunir les textes de ce genie meconnu. Il en donne, pour la premiere fois, une edition prefacee et richement annotee, qui jette un peu de lumiere sur cette etrange figure a la vie tumultueuse, dont l’oeuvre risque fort de bouleverser notre conception de la litterature.

Pierre Jourde a recu en 2005 pour son roman Festins secrets le Prix de la Societe des Gens de Lettres ainsi que le Prix Renaudot des Lyceens.
Il s’est egalement illustre dans le pamphlet sur la litterature contemporaine avec La Litterature a l’estomac et Le Jourde et Naulleau. Il est l’auteur en outre de divers essais litteraires et de quatre romans dont Pays perdu paru en 2003.

  • La revue de presse Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur du 22juin2006

(…) A la fois ecrivain (Festins secrets) et prof d’universite (Grenoble-III), Pierre Jourde en appelle au second pour etouffer le premier sous des tombereaux de notes en bas de page et de gloses absconses. Il revele ici une propension delirante a l’autoderision et au degonflage de baudruches. Voici la version kitsch du Paludes, de Gide. C’est dire combien on rigole.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Extrait de l’introduction :

La presente edition represente la version abregee, a l’usage de l’amateur cultive et desargente, de l’edition princeps, en quinze volumes, des Extraits (Marolles en Hurepoix, Editions du Gland, 1984-1992, ed. Pierre-Maurice Jourde-Roughol et Anselme Filoselle), dans laquelle figure l’integrale des variantes telles qu’elles ont pu etre etablies d’apres les divers manuscrits que l’on possede de l’unique oeuvre litteraire qui nous soit parvenue du Proprietaire. On trouvera ici un appareil de notes allege, destine a faciliter au lecteur la comprehension d’un texte dont le sens nous demeure encore aujourd’hui largement obscur, comme restent obscures les voies par lesquelles il a pu parvenir jusqu’a nous. C’est en effet dans un collecteur des egouts de Paris que l’egoutier stagiaire Wolfgang Ben Larbi apercut, au matin du 29 mai 1975, un objet flottant qui s’avera etre le premier manuscrit connu des Extraits. Entierement redige sur escalope de veau, ce manuscrit, baptise sous le nom de Ben Larbi I, n’a pu etre conserve. Il fut acquis par un traiteur yougoslave. On en connait la teneur par la transcription hative qu’en fit en macedonien litteraire le Professeur Momus Karageorgevitch, a l’issue du banquet de fin d’annee de l’universite de Skopje en juin 1975. Quelques minutes plus tard, le professeur trouva la mort par indigestion et cirrhose. Cette transcription, dite Ben Larbi I – Momus, est conservee sous un dome de verre repousse a la Bibliotheque Walt Disney de Marne-la-Vallee. Elle reste aujourd’hui d’une lecture difficile a cause des barbarismes en macedonien litteraire, que le professeur maitrisait mal, et des taches de sauce. Les ingenieurs du Centre de Recherche Scientifique Mickey Mouse s’emploient actuellement, par le bombardement aux molecules de Paie et la vaporisation d’Eau precieuse, a desaucer les precieux feuillets.
Par la suite, Wolfgang Ben Larbi decouvrit dans la banlieue parisienne de nombreux autres etats manuscrits du meme texte, les Ben Larbi II a VLI. La plupart d’entre eux paraissent d’une authenticite douteuse, d’autant plus qu’ils sont rediges dans un arabe parseme d’idiotismes tyroliens. Le texte que nous presentons ici se fonde essentiellement sur les tablettes en tole emboutie decouvertes en 1982 sous un clochard du pont de l’Aima et qui figurent actuellement dans les collections du musee de la RATP. L’excellente qualite de la gravure, et le test dit du carre de vigne permettent de l’attribuer a coup sur a Joseph Tron, le celebre sourd-muet qui fut secretaire du Proprietaire durant l’epoque d’elaboration des Extraits.