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L’ombre de la route de la soie

Auteur : Colin Thubron

Traducteur : Katia Holmes

Date de saisie : 10/07/2008

Genre : Recits de Voyages

Editeur : Hoebeke, Paris, France

Collection : Etonnants voyageurs

Prix : 25.00 / 163.99 F

ISBN : 978-2-84230-318-1

GENCOD : 9782842303181

Sorti le : 24/04/2008

  • Les presentations des editeurs : 14/06/2008

Sur la route de la Soie, marchands, mystiques, artistes et guerriers venus d’Orient comme d’Occident se sont rencontres, affrontes, ont echange siecle apres siecle croyances, inventions, marchandises : la plus longue et la plus vieille route de civilisation de toute l’histoire de l’humanite, comme un vaste reseau d’arteres et de veines irriguant les immensites de l’Asie…
De toutes les routes possibles. Colin Thubron a choisi la plus rude : 11 000 kilometres depuis Xian, en Chine, jusqu’a Antioche, en Turquie, par la mer des morts du Taklamakan, le Kirghizistan, l’Ouzbekistan, l’Afghanistan en guerre, l’Iran. Huit mois de tous les dangers, a travers des paysages sublimes ravages par la guerre, dans des trains surpeuples, a dos de chameau ou de cheval, dans des bus pourris – non par vaine quete de sensationnel mais pour voyager au plus pres des simples gens. Et ce sont alors bien des fantomes qui s’eveillent en chemin, de Tamerlan a Omar Kayyam, de l’Empereur jaune a Gengis Khan. Une aventure dans l’Orient reel, au long d’une des pires zones de fracture du monde actuel, ou les vraies frontieres ne sont pas les lignes tracees par la politique, mais celles que dessine l’appartenance a une tribu, une ethnie, une religion. Ici, passe et present continument s’echangent pour dessiner un des visages peut-etre de notre avenir.
Disons-le tout net : ce livre est un chef-d’oeuvre. Le plus grand livre peut-etre ecrit sur le sujet. D’une splendeur d’ecriture, d’une intensite qui font penser au Danube de Claudio Magris.

Ne en 1939 a Londres, deux fois laureat du Thomas Cook Travel Book Award (le Goncourt du travel-writing).. Colin Thubron est unanimement tenu outre-Manche pour le plus grand ecrivain-voyageur vivant.

  • La revue de presse Jean Soublin – Le Monde du 10 juillet 2008

Au fil des pages et des kilometres, on decouvre avec sympathie l’aventureux ecrivain. Les ruines semblent sa motivation principale : il est capable des excursions les plus perilleuses, les plus harassantes pour une stele brisee, une grotte jadis sepulcrale. Cette passion parait d’abord un peu vaine, puis on se rend compte qu’un motif l’anime : la question religieuse, qui eclaire l’ensemble du texte…
Cette fascination pour les humains, leurs croyances et leur diversite amene enfin l’ecrivain voyageur qu’est Colin Thubron a s’interesser au devenir des societes d’aujourd’hui. Au Kirghizistan, en Ouzbekistan, deux pays qu’il connait bien, il constate les consequences de l’independance : le depart des Russes et le vide qu’ils laissent, pas facile a combler…
On referme son livre satisfait de voir un theme millenaire traite avec competence et sensibilite. Avec une vraie fibre litteraire aussi.

  • La revue de presse Jean-Pierre Perrin – Liberation du 13 juin 2008

Pourquoi les travelwriters britanniques d’aujourd’hui ont-ils d’emblee un charme, un humour, une apesanteur, meme au fond des precipices, et, pour tout dire, un style que l’on ne trouve que rarement chez leurs confreres francophones ? Peut-etre parce que les premiers sont des ecrivains qui voyagent – comme le furent a leur epoque Nerval, Gautier, Dumas, Chateaubriand et bien d’autres – quand les seconds sont essentiellement des voyageurs qui ecrivent. Avec Colin Thubron, des les premieres pages, on sait que le voyage sera autant litteraire qu’aventureux…
Il faut etre un peu a la fois anthropologue, historien, geographe, archeologue, sinologue et islamologue pour apprehender pleinement ces difficiles chemins. Thubron est comme marie avec ces disciplines. Ce qui lui permet en voyageant au ras des dunes de surplomber l’Asie centrale et de montrer ce qu’elle fut…
Mais ce qui fait de ce livre un chef-d’oeuvre, c’est que Thubron est aussi un aventurier fievreux et un poete vagabond.