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Louis XIV : le Roi-Soleil. Volume 1, 1638-1682

Couverture du livre Louis XIV : le Roi-Soleil. Volume 1, 1638-1682

Auteur : Max Gallo

Date de saisie : 12/11/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : XO, Paris, France

Prix : 19.90 / 130.54 F

ISBN : 978-2-84563-240-0

GENCOD : 9782845632400

Sorti le : 20/09/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Olivier Augier de la librairie Arts & LIVRES a Le Plan de Grasse, France – 12/11/2007

Max Gallo, d’une plume alerte, trace un portrait particulierement vivant du Roi-Soleil.
L’auteur nous fait decouvrir d’abord l’enfant, si longtemps attendu, ce petit roi de cinq ans qui voue a sa mere un amour absolu… Pour lui plaire, il accepte pendant la regence l’omnipresence de Mazarin qu’il admire. La fronde le marquera a jamais. Cet enfant, vif et intelligent, tirera de cette periode, des enseignements qu’il n’oubliera jamais. Il est le Roi, il doit etre fort, il aime le pouvoir, il va l’exercer sans faiblesse. Tout jeune il a compris la solitude du pouvoir. Seducteur, amateur d’art, il s’entoure de personnages brillants : Colbert, Vauban, Louvois… Dans ce Versailles ne de sa volonte, il s’entoure d’une cour brillante, le soleil est a son apogee…
Dans le deuxieme volet, Max Gallo nous devoile une ambiance bien differente, austere et pieuse sous l’influence de Mme de Maintenon. Cet homme courageux va affronter les souffrances physiques et morales, car la mort va faucher ses proches l’un apres l’autre. Malgre ses chagrins et ses souffrances, il restera jusqu’au bout Louis le Grand.
Le style de Max Gallo fait litteralement revivre le personnage et le rend vivant, proche de nous, et fait de cette lecture un veritable moment de plaisir.

  • Les presentations des editeurs : 06/07/2007

Max Gallo de l’Academie francaise
Louis XIV Le Roi-soleil

14 mai 1643 : Louis Dieudonne, cinq ans, est proclame roi de France. Louis le Quatorzieme.
Ce roi-enfant va tirer de ses premieres annees de regne un caractere inflexible et des principes qu’il n’abandonnera jamais. Le roi doit etre fort, incarner le pouvoir, savoir ecouter mais surtout etre capable de commander. Sous la plume de Max Gallo se dessine le portrait d’un monarque au grand courage physique et intellectuel, d’un seducteur auquel aucune femme ne resiste et qui restera fidele a chacune, d’un homme, enfin, sensible aux beaux-arts et passionne de danse.
Grace a ses dons de conteur, l’intimite de Louis XIV se devoile – les arcanes de la cour et leur jeu mondain, la solitude de celui qui gouverne malgre la foule qui l’entoure en permanence, les blessures d’un homme qui voit la mort faucher ceux qu’il aime.
C’est un Louis XIV proche et terriblement humain que Max Gallo nous donne a decouvrir.

Dans ce premier tome qui court jusqu’a l’apogee du regne de Louis XIV, Max Gallo peint d’une plume magistrale ce roi plein de vigueur dont la volonte s’impose a tous.

Louis XIV

* Le Roi-Soleil
** L’Hiver du grand roi

Parution de L’Hiver du grand roi, second et dernier volume le : 5 novembre 2007

  • Les courts extraits de livres : 06/07/2007

Il est debout devant le lit de sa mere.
Il sait qu’elle va mourir.
Il voudrait rester impassible parce qu’il est le roi, celui qu’on appelle, deja, Louis le Grand.
On le guette. Il ne doit montrer aucune faiblesse.
Il se cambre. Il croise les bras. Il redresse la tete, machoires serrees.
Il domine de sa haute taille la foule des courtisans qui se pressent dans cette chambre du palais du Louvre ou l’on a transporte la reine mere.
Il fait un pas. Il veut s’approcher d’elle, la voir et l’entendre encore.
Elle murmure :
– Ah, Seigneur, je vous offre ces douleurs ! Recevez-les pour satisfaction de mes peches.
Il se penche vers elle. Elle ouvre les yeux et il reconnait son regard, celui d’autrefois, quand elle etait la forte, la rayonnante Anne d’Autriche la regente, la reine, et qu’il marchait vers elle, si fier d’etre son fils, de sentir qu’elle l’admirait, qu’il la comblait de joie, et il etait heureux de s’incliner devant elle, puis de saluer d’un hochement de tete toutes les suivantes aux cheveux boucles tombant sur leurs epaules souvent nues.
Qu’etait-elle devenue cette mere, cette reine, la courageuse, la determinee Anne d’Autriche, fuyant la nuit des grands seigneurs en revolte, defendant bec et ongles le pouvoir royal ?

Il voit ses mains, jadis si fines, enflees et deformees. La peau des bras est marbree, les chairs gangrenees.
Les medecins et les chirurgiens ont entaille les abces, les tumeurs qui se sont depuis quelques jours multipliees. Ils ont perce les seins, y enfouissant des morceaux de viande pour que le cancer s’en nourrisse, ne devore plus le corps. Ils ont verse sur les plaies a vif de l’eau de chaux, pour les nettoyer, bruler les impuretes, les miasmes, ont-ils dit. Ils ont bande la poitrine et les epaules avec des pansements que les humeurs nauseabondes ont imbibes et jaunis.
Anne d’Autriche a pourtant la force d’esquisser un sourire, de dire :
– Ah, voila le roi !