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L’ovale

Auteur : Jean-Pierre Faye

Un messager, comparable de façon dérisoire aux ‘représentants en mission’ durant la révolution française, arrive du Centre dans la cité des ouvrières. Celle même-qu’elle se nomme Troie ou Troyes-des tout premiers récits. Il est porteur de message pour elles, en ce lieu crucial dans la révolte des villes du monde, qui se propage de corps en corps, de femme en femme, de figure en figure : ellipse ou ovale.
L’Ovale est le détail qui manque pour décrire l’enfer des versions, en lutte. De son lieu est émis le récit d’un rêve, perturbation capable de produire la fission des récits.
C’est dans le corps le lieu caché désirant.

Écrit en 1975, L’Ovale est la fiction de Jean-Pierre Faye la plus ouvertement porteuse des quêtes d’une possible étude du champ narratif nées avec le mouvement Change que l’auteur initia dès 1967. Il s’agit, entre autres, de traquer et questionner au-delà du récit, l’espace de la narration. Faye cherche alors, de livre en livre et de « fiction » en « poème », à faire sentir que ce qui est décrit n’est peut-être porteur que de ce qui sera révélé ailleurs. En même temps, lecture et écriture sont considérées comme un seul état de la langue et l’écriture des mots est dynamitée en fragments.
Ici le récit des luttes d’amour ou des luttes de classe, renversées les unes dans les autre, obligent l’oeil à saisir le texte à la fois dans ce qu’il conte par le récit comme dans ce qu’il trace par sa graphie.