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Lueurs inutiles : nouvelles fantastiques

Auteur : Stephane Avenet

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : le Cercle des auteurs, Saint-Etienne-de-Chigny, France

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-35264-001-1

GENCOD : 9782352640011

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  • Les presentations des editeurs : 03/06/2006

Stephane Avenet, un amoureux de la nature, vous presente son premier recueil de nouvelles dites fantastiques.

C’est un jeune ecrivain tourangeau a suivre de tres pres.

Extrait de la nouvelle lueurs inutiles :

Je les observe, leur allure, leur nervosite. Et soudain, une onde d’une puissance fantastique frappe le sol. La vibration renverse tout, et fait gronder les batiments. Ils sont paniques. La peur de disparaitre……

  • Les courts extraits de livres : 03/06/2006

Etrange reveil…

Tout n’est que brume et echos lointains…

Je bouge avec difficulte, comme en une epaisse apesanteur. Lethargique. Autour de moi les lumieres sont halos feutres.

Pourquoi suis-je la ? Ai-je eu un accident ? Sans doute grave ! Pourtant je ne ressens aucune douleur. Je suis bien. Si bien… Tout mon etre oscille parfois comme dans une douce ivresse.

Quelqu’un prend soin de moi. Je distingue sa voix plus nettement. Et je suis relie a une chose qui fait que je suis en vie.

Je ne distingue pas les minutes des jours. Suis-je ici depuis longtemps ?

Soudain je m’agite, sans savoir pourquoi. J’ai peur. La voix s’eloigne. Ce qui m’entoure durcit et vibre, tressaute. Suis-je en danger ? Et puis mes sens s’affolent. Les sons et les lumieres jusqu’a present enveloppes de douceur deviennent durs et pointus. Ou m’emmene-t-on ? J’ai froid. Je me souviens brutalement de ma longue vie.

Je meurs ?

Enfin je m’apaise. Tout est calme autour de moi. Mais mes sens me font toujours defaut. Ma vie s’est-elle achevee ?

Non.

Je sens qu’on se presse autour de moi, qu’on me nourrit, qu’on me mene de lieux en lieux. Je tente d’en reconnaitre les bruits et les couleurs, les odeurs peut-etre. Mais rien ne m’est familier.

Je me souviens pourtant ! Je suis le patriarche d’une grande famille. Mon epouse… Mes filles et mes fils… Ma propre enfance. Le soleil des etes en Bretagne. Le gout de la tarte aux fraises. Les batailles de boules de neige. Le sourire de ma mere sur le perron de notre maison, a Vouvray…

Je percois a present les jours, meme si ce qui m’entoure reste desesperement opaque. J’ai de moins en moins de difficultes a me mouvoir. Je saisis tout ce qui passe a ma portee afin de comprendre ou je suis. Mais plus que tout, je tente d’exprimer ces souvenirs qui ne me quittent pas. Ils sont d’une vigueur parfois terrifiante, parfois sublime.