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Lycéennes : amours croquées

Auteur : Daniel Collin

Ces esquisses sentimentales, croquées au hasard des jours dans les cours, les salles et surtout les spacieux couloirs du lycée Allende, à Hérouville-Saint-Clair, n’ont pas requis un quelconque voyeurisme pour exister.
Il n’a pas été nécessaire de rôder à l’affût, le petit carnet et le petit crayon au creux de la poche pour griffonner furtivement, dans un coin reculé, des notes hâtives, incompréhensibles ensuite dans leur graphie brouillonne. …Lycéennes et lycéens manifestent une nette tendance à s’assembler de préférence près des portes, sinon devant, à squatter les sas ou le milieu des couloirs, parfois barrés en parallèles à dominante bleue par leurs jambes étendues quand ils s’assoient à même le sol.
Toutefois, les éclosions amoureuses changent souvent leur comportement. Si leurs amours commencent par se coller aux murs et, pour une part d’entre elles, y restent, elles gagnent ensuite les escaliers… … Alors que les volées de marches monumentales, au centre du hall d’accueil, restent un cadre trop intimidant pour l’immense majorité (les petits amoureux, les escaliers moindres, notamment ceux des couloirs latéraux, excentrés, offrent à la fois l’intimité et la promiscuité mesurée nécessaires à l’affirmation du couple.
… Finalement, ils gagneront tous un des nombreux bancs accueillants qui rythment les couloirs ou encadrent le bas du grand escalier central ou bien encore jalonnent les cours avant et arrière. Rien de bien nouveau depuis Brassens…