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Ma bonne

Couverture du livre Ma bonne

Auteur : Maggie Gee

Traducteur : Anouk Neuhoff

Date de saisie : 07/05/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 21.00 €

ISBN : 978-2-7144-4368-7

GENCOD : 9782714443687

Sorti le : 07/05/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Corinne Carpentier de la librairie MAJUSCULE a DUNKERQUE, France (visiter son site) – 08/06/2008

Mary Tendo une Ougandaise a travaille pour Vanessa Henman une Londonienne durant plusieurs annees en l’aidant entre autre a elever son fils Justin avec lequel elle tisse des relations maternelles ce qui ne va pas pour plaire a sa mere.
Neanmoins celle ci rappelle un jour Mary pour qu’elle l’aide a comprendre pourquoi Justin est plonge dans une grave depression. Mary accepte, malgre la vie qu’elle s’est construite dans son pays. Les deux femmes au caractere bien trempe vont “s’affronter”, la dominante n’etant pas forcement celle qui pense avoir reussi sa vie.Jubilatoire ! !

  • Le choix des libraires : Choix de Veronique Bagarry de la librairie POINTS COMMUNS a VILLEJUIF, France – 31/05/2008

Une etudiante ougandaise Mary Tendo a ete femme de menage chez Vanessa Henman a Londres pendant qu’elle etait etudiante. Vanessa, ecrivain, professeur a l’universite et divorcee eleve seule son fils et a tres peu de temps a consacrer a l’enfant. Mary au contraire s’est attachee a cet enfant.
Les annees ont passe, Mary vit maintenant a Kampala et a plutot bien reussi. Un jour elle recoit une lettre de Vanessa qui lui demande de venir a Londres pour prendre soin de son fils age de 20 ans et qui est en grande depression.
Mary accepte, mais il est clair qu’elle n’est plus la femme de menagequ’elle etait, et leurs rapports ne seront plus les memes.
Deux portraits de femmes qui ont deux cultures, deux conceptions de la vie completement differentes, aussi bien sur l’education, que sur la nourriture, sur les rapports humains et meme sur l’ecriture, car Mary ecrit aussi maintenant.

  • Les presentations des editeurs : 09/05/2008

Un roman incisif, drole et fin sur le subtil equilibre du pouvoir entre deux femmes. De l’Afrique a Londres, deux portraits mordants, deux voix qui se font tour a tour l’echo de deux continents, deux cultures. Immigration, rapports de classe, rivalite feminine, une satire sociale remarquable d’intelligence.

Par manque d’argent, Mary Tendo, d’origine ougandaise, a du abandonner sa licence de lettres pour devenir femme de menage dans une maison cossue de la banlieue londonienne. Pendant huit ans, elle a travaille pour Vanessa Henman, ecrivain, professeur de litterature a l’universite et mere divorcee. Peu a peu, elle a tisse des liens tres forts, quasi maternels, avec Justin, le fils de Vanessa. Et puis elle est rentree a Kampala, ou elle mene une existence tranquille.
Jusqu’au jour ou elle recoit une lettre de Vanessa qui lui demande de revenir a Londres s’occuper de Justin, a present age de vingt ans et souffrant de depression.
Mary accepte. Mais a la grande surprise de Vanessa, c’est une autre femme qui reapparait. Toujours drole et maternelle, mais desormais autonome et ambitieuse, revant d’ecrire a son tour. Les rapports de force entre les deux femmes changent insensiblement et la tension monte jusqu’a la confrontation, une nuit d’hiver, sur une autoroute enneigee…

Traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff.

  • Les courts extraits de livres : 09/05/2008

J’ai envoye une lettre a ma femme de menage…
A Londres, il fait chaud et gris, deja chaud a neuf heures du matin, meme si demain il fera froid a nouveau. La majeure partie de l’ete a ete assez fraiche, ce qui offre aux Britanniques un inepuisable sujet de conversation. Ils serrent subrepticement les rangs sous les voiles de nuages.
Il est trois heures plus tot qu’a Kampala. Levee depuis une demi-heure, Vanessa Henman se sent pleine d’entrain et de confiance en elle. Elle est au telephone avec sa meilleure amie, Fifi.
… Ah bon, tu es en train de prendre ton petit dejeuner. Moi, comme d’habitude, ca fait des heures et des heures que je suis debout. Bon, en tout cas, aujourd’hui je me sens plus optimiste. La semaine derniere j’ai envoye une lettre a ma femme de menage – tu ne peux pas te souvenir d’elle -, mon ancienne femme de menage… Oui, noire… Oui, jeune… Eh bien, Justin l’adorait. Elle est retournee en Afrique il y a des annees. Je lui ai demande de revenir m’aider a m’occuper de lui. Non, je ne l’ai pas vue quand je suis allee a Kampala, bien sur que non, j’etais extremement occupee ; pour etre franche tout ca etait assez haut de gamme : receptions d’ambassade et tout le tralala… Non, c’est Justin qui a eu l’idee de la lettre. D’apres lui, je ne l’ecoute jamais, alors je me suis dit que si j’ecrivais… Oui, exactement. Mais va savoir si elle reagira.
Un leger bruit derriere elle lui fait lever les yeux. Elle pousse un hurlement, strident, manque lacher l’appareil. Un jeune homme de grande taille se tient dans l’embrasure de la porte, long blanc, mou et nu, un collier d’ambre autour du cou. Tandis qu’elle crie, il se couvre le sexe de la main. Qu’est-ce qui se passe, maman ? demande-t-il, agace.
Dans l’ecouteur, une petite voix s’inquiete : Bon sang, qu’est-ce qui se passe ? Est-ce que ca va, Ness ?
– C’est Justin. Je ne m’attendais pas a le voir debout. Justin, pourquoi es-tu debout a cette heure-ci ? Je ferais mieux de te laisser. Bisous, Fifi.
Elle raccroche et foudroie son fils du regard. Depuis combien de temps ecoute-t-il ?
Tu devrais etre contente que je sois leve. Sa chair a un aspect grisatre, comme eteint. Les contours de ses muscles ne sont plus aussi nets, constate-t-elle avec inquietude.
Je suis contente, mon cheri, mais tu m’as fait peur. J’etais en train de raconter a Fifi que j’avais ecrit a Mary.
– On est le 4 juillet. C’est son anniversaire. Justin affiche un sourire radieux : sa grande bouche flasque retrouve ses couleurs, ses joues se tendent et il est tres beau ; mais son bonheur absurde met Vanessa en rage.
Comment peux-tu bien t’en souvenir ? Soudain il l’exaspere litteralement, avec son grand corps nu et pale, sa douce voix boudeuse, son aureole desordonnee de boucles blondes, le fait qu’il soit ici dans son bureau le matin alors qu’en temps normal il dort jusqu’a quatre heures de l’apres-midi, sa ridicule pretention de se rappeler l’anniversaire de Mary…
Alors que, a peine quelques semaines plus tot, il a oublie celui de sa mere.
Elle le devisage sans bouger, fremissant legerement, se demandant s’il est vraiment son fils.