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Mangez-moi

Auteur : Agnes Desarthe

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. de l’Olivier, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-87929-531-2

GENCOD : 9782879295312

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  • Le journal sonore des livres : Lu par Agnes Desarthe – 14/09/2006

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  • Les presentations des editeurs : 15/07/2006

Ouvrir un restaurant ? Quelle idee…

C’est pourtant celle qui vient a l’esprit de Myriam, et qu’elle s’empresse de mettre a execution. Les ennuis commencent car ce restaurant est aussi sa maison. Eviter la faillite, vivre en clandestine et garder le secret sur un itineraire trop chaotique constituent l’exercice de jonglage auquel elle se livre chaque jour.

Qui est Myriam ? Une collectionneuse de contradictions.

Un oxymore ambulant. Bannie de chez elle pour une faute inavouable, c’est une ame errante qui n’aspire qu’a la stabilite, une temeraire qui deteste qu’on la surprenne. Son probleme, c’est le temps. Comment faire pour que l’avant et l’apres coincident a nouveau ? Que le passe cesse d’etre douloureux et que l’avenir s’eclaire ?

Ce livre dont le titre evoque l’Alice de Lewis Carroll est un roman d’aventures spirituelles, en meme temps qu’une chronique d’un genre tres particulier. Car on se bouscule dans le restaurant de Myriam. Fleuriste amoureux, jeunes filles philosophes, enfants du quartier, et jusqu’a ce cultivateur dont la science des plantes semble infinie, tous participent de la meme comedie humaine, lumineuse, mysterieuse : le monde d’Agnes Desarthe. Un monde ou le reve et le reel s’entrelacent, ou les disparus reviennent, ou le desir voyage.

  • La revue de presse Fabienne Pascaud – Telerama du 28 septembre 2006

Agnes Desarthe sait l’art de faire grave et gai, profond et leger, de composer un delectable meli-melo de personnages tragi-comiques. C’est qu’elle accommode chacune de ses phrases, chacun de ses chapitres en maitresse cuisiniere, nous faisant redecouvrir avec subtilite la saveur de chaque mot. A la fois concrete, poetique et metaphysique. Il faut donc se hater de devorer ce sorcier livre-la.

  • La revue de presse Thierry Gandillot – L’Express du 21 septembre 2006

Les jures du Renaudot l’ont reperee, qui l’ont couchee sur leur premiere liste, pas ceux du Goncourt. Tant pis pour ceux-ci, tant mieux pour ceux-la. Mais la route est longue jusqu’au verdict de novembre et les academicien(ne) s de la place Gaillon peuvent encore se rattraper. Car Mangez-moi – un titre qui devrait mettre l’eau a la bouche des gourmets reunis chez Drouant – est l’un des romans les plus savoureux de cette rentree litteraire. Elle s’appelle Myriam, tutoie la quarantaine et decide, apres six annees de galere dues a un coup de folie qui a mis sa vie cul pardessus tete et pour lequel elle a paye le prix fort, d’ouvrir un restaurant…
Dans l’immediat, on suggere a la Securite sociale de rembourser son roman, plus efficace pour le moral que tous les anti-depresseurs de la pharmacopee moderne.

  • Les courts extraits de livres : 15/07/2006

C’est quoi, ca ? demande-t-il d’un ton meprisant en montrant ma jolie banquette verte de chez Emmaus, en moleskine rehaussee d’un passepoil d’or.

C’est une banquette. Pour les dames ! precise-je afin de lui clouer le bec.

Il hausse les epaules et encombre methodiquement la salle de Chez moi qui, soudain, me parait etriquee. C’est inquietant, me dis-je. Aurait-elle rapetisse ? Aurions-nous grandi ?

C’est bien, dit-il, une fois le travail accompli. C’est intime.

Qu’est-ce que je vous sers ? fais-je en esperant qu’il ne voudra rien de precis.

– Ce que vous avez de mieux, repond-il.

Je pense: moi, mangez-moi, mais je ne le dis pas car, de toute facon, ca revient au meme. Je lui sers une part de tarte au chocolat, poire et poivre avec un verre de rose frais. Je le regarde manger. Je pense qu’il n’a pas menti, finalement. Il mange chez moi. Sauf qu’il n’est pas l’heure de diner. Il a donc menti. Je le regarde et je pense qu’il se nourrit de moi, car, pour ce premier gateau, pour ce dessert inaugural, j’ai mis tout ce que j’avais.