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Maos

Auteur : Morgan Sportes

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-246-67651-5

GENCOD : 9782246676515

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  • Le journal sonore des livres : Lu par Morgan Sportes – 21/09/2006

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Morgan Sportes – 19/09/2006

  • Les presentations des editeurs : 17/07/2006

1975, les anciens maos commencent a se ranger des voitures, ils enterrent leurs ideaux et leurs cocktails Molotov, decouvrent le plaisir, l’argent, le pouvoir : les chiens hurlants du marxisme-lenisme deviennent les chiens couches du nouveau capitalisme – ou ses caniches de garde. Jerome est de ceux-la : il a naguere pose des bombes, participe a des enlevements, crie vive la revolution culturelle proletarienne chinoise. Aujourd’hui il a un bon emploi dans l’edition, une fiancee cadre dynamique, un cabriolet, un appartement et il veut des enfants. Etre comme tout le monde enfin. N’etre plus un heros : jouir ! Mais son passe le rattrape. Des anciens camarades, purs et durs, veulent le reintegrer dans leur bande. Un certain Obelix lui remet un revolver enveloppe dans du papier kraft… Ainsi commence ce roman haletant.

Jerome s’affole. Mais qui sont ces ex-camarades qui le persecutent ? Sont-ils manipules ? Par qui ? N’auraient-ils ete tous, depuis toujours, que des marionnettes programmees par une main invisible ?

Au fil de ce roman, construit comme un thriller detourne, nous sont revelees les coulisses de ces annees de plomb : magouilles des services secrets, polices paralleles, terrorisme, provocations, ententes apparemment contre nature : Mao, Nixon, Brejnev. Les individus se metamorphosent en pantins d’un theatre d’ombres.

Morgan Sportes est ne a Alger en 1947. Il a publie, chez Grasset, Outremer (1989) et L’Insense (2002).

  • La revue de presse Sebastien Lapaque – Le Figaro du 30 novembre 2006

Fines et hardies, les speculations geopolitiques de Maos rejoignent celles de John Saul qui, dans Mort d’un general, s’attarde sur la mort brutale en mars 1968 du chef d’etat-major des armees francaises, un militaire auquel Washington ne pardonnait pas la theorie de la defense tous azimuts et l’independance strategique. La lecon poetique du roman est dans une ebouriffante suite de rebondissements et de situations farfelues qui donnent tort aux prophetes embrumes de la fin des histoires et de la mort du sujet. Peintre de moeurs a la maniere de Balzac, Morgan Sportes assume l’heritage d’Alexandre Dumas en se soumettant a un precepte clair : un bon livre, c’est une bonne histoire.

  • La revue de presse Gilles Martin-Chauffier – Paris-Match du 26 octobre 2006

Je vous previens : ce roman est un vrai thriller. Les dobermans de la Cause devenus les caniches du Cac 40 passent un tres sale quart d’heure mais, nous, on ne voit pas defiler les heures…
Son livre, son regard, ses analyses sont assassins. Mais il ne passe pas son temps a se moquer. Ses personnages tuent et on les manipule. Soudain un roman haletant leve le voile sur de vieux romantiques puerils et revele une bande de guignols observes de pres par la police et le pouvoir…
On le lit, on savoure les citations grotesques de Geismar, Sollers et autres dont Sportes fait son miel et on se rassure. Que cette generation si intelligente soit tombee si bas laisse augurer des lendemains divins quand arriveront au pouvoir les ecerveles de la Star Ac et les accros aux jeux video.

  • Les courts extraits de livres : 17/07/2006

Elle se debarrassa de son peignoir et, reprenant Jerome par la main, l’entraina presque en courant au rayon cuisines, passant en revue avec lui les eviers en faience, les eviers en metal, les placards de rangement a portes ou a glissiere, les cuisinieres (Celles a gaz ont leurs avantages, les electriques ont leurs inconvenients, assurait le vendeur zele). Ils apprirent les secrets du four autonettoyant et de la friteuse sans odeurs. Les questions de Sylvie au vendeur etaient precises, elle faisait le tour du probleme en vraie journaliste professionnelle ; les reponses du vendeur etaient eloquentes : aussi techniques fussent-elles, elles recelaient quelque chose du froid lyrisme de la poesie constructiviste russe au temps glorieux des debuts de la revolution. Jerome, spectateur muet, ecoutait leur dialogue avec un emoi tendre, mais que mitigeait, remontant du plus obscur de son etre, on ne sait quel sentiment de honte aussi. Il etait la, mais il n’etait pas la. Etait-il bien lui-meme ? Qu’est-ce que je fais ici ? Il avait l’impression qu’entre lui et les mots, les choses, les etres, se creusait parfois une distance vertigineuse. Il avait honte : cette sale honte, qu’ils lui avaient collee, eux, les autres, comme une incurable verole, cette sale puritaine honte. Le Non – leur Non ! – venait ainsi souvent salir son Oui. Ils ne m’auront pas, ils ne m’auront plus !