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Marguerite et julien ; les enfants de tourlaville

Auteur : Claude Charmes

dans son ” journal d’un bourgeois de paris pierre de l’estoile.
grand audiencier près le parlement, écrivait pour décembre 1603 : ” le mardi 2 (le ce mois jurent décapités en la place de la grève à paris. un beau gentilhomme normand. riche de 10 000 livres de rentes. nommé tourrelaville. avec sa soeur fort belle. âgée de vingt ans ou environ. et ce pour l’inceste qu’ ils avaient commis ensemble. desquels le pauvre père s’étant jeté à genoux aux pieds du roy. le jour de devant pour demander leur grâce.
sa majesté la lui avait refusée, ayant fait réponse que si la femme n’ eût point été mariée. il lui aurait volontiers donné sa grâce. mais que l’étant il ne le pouvait. la reine aussi s’y monstra fort contraire et dit au roy’ qu’il ne pouvait souffrir une telle abomination dans son royaume “. le chroniqueur du temps se trompait : la soeur fort belle n’avait que dix-sept ans ! maints auteurs rapportèrent avec plus ou moins d’exactitude et plus ou moins de bonheur cette histoire tragique.
du crime capital dont se rendirent coupables deux enfants qui vous mènerons, à leur désespoir. dans la plus riche province du royaume de france. la normandie. ils vous ouvrirons les portes des seigneurs et des bourgeois et vous ferons vivre ce que ces normands étonnements cultivés ont vécu et connu.