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Mari et femme

Auteur : Regis de Sa Moreira

Date de saisie : 21/10/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Au diable Vauvert, Vauvert, France

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-84626-165-4

GENCOD : 9782846261654

Sorti le : 25/08/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Anouk de la librairie LA MUSE AGITEE a VALLAURIS, France (visiter son site) – 02/10/2008

Tout le monde a du un jour ou l’autre, lors d’une discussion acharnee, utiliser cette fameuse replique : mets-toi a ma place !. Le couple heros du livre de Regis de Sa Moreira se reveille ainsi un beau matin, comme par magie, dans le corps de l’autre.
Mais le livre n’est pas un roman d’anticipation ! Plutot un plaidoyer pour la communication entre les sexes.
L’homme, un ecrivain en mal d’inspiration, bougon, melancolique et epicurien se retrouve dans la peau de sa femme, editrice, vegetarienne et sportive.
Tous deux vont vivre la vie de l’autre, physiquement, professionnellement, sexuellement, amoureusement, ne gardant que son propre esprit dans une enveloppe inadequate.
Le recit est ecrit par l’homo sapiens qui tutoie le lecteur et qui, affuble de seins et de maux de tete, raconte au fil des pages ce que l’on peut comprendre de l’autre en habitant litteralement sa chair.

  • Le choix des libraires : Choix de Noemie Roussel de la librairie PRIVAT SORBONNE a NICE, France (visiter son site) – 16/09/2008

Un style hache, fragmente, a l’image d’un couple dechire. Se retrouvant chacun dans le corps l’un de l’autre, un mari et sa femme echangent leur torture dans un jeu de pronoms au rythme entrainant. Un tres bel exercice de style et une plongee reussie dans le quotidien d’un couple en crise.

  • Les presentations des editeurs : 17/06/2008

La premiere chose qui t etonne lorsque tu ouvres les yeux c’est le plafond de votre chambre.
Ca fait des mois que tu dors dans le salon.
Tu ne comprends pas.

Tu tournes la tete sur le cote, ta femme n’est pas dans le lit.
Mais ses longs cheveux blonds s’etalent sous ta joue.
Tu ne comprends pas du tout.

Tu montes une main pour te gratter la barbe.
Ta barbe a disparu.
Tu ne respires plus.

Tu descends ta main sous le drap.
Tu cherches quelque chose entre tes jambes.
Tu ne trouves rien.
Tu te redresses d’un coup.
Tu te tournes vers l’armoire a glace.
Tu cries.

Ta femme crie a ta place.

Regis de Sa Moreira est ne en 1973, il vit aujourd’hui a New York. Apres Pas de temps a perdre (laureat du Prix Le Livre Elu en 2002), Zero tues et Le Libraire, paru au Livre de Poche et vendu a plus de 20.000 exemplaires cumules, Mari et femme est son quatrieme roman.

  • La revue de presse Marine de Tilly – Le Point du 16 octobre 2008

Difficile de ne pas repenser a la derniere fois que l’on a balance le fameux mets-toi a ma place au visage de son conjoint. Ca devait etre hier. Peut-etre meme ce matin…
Les pronoms se melangent, on s’y perd volontiers, on ne sait plus qui est qui, alors on relit, on se concentre, jusqu’a ce que l’on en arrive a cette conclusion pourtant limpide : ces deux-la ne font qu’un. Un couple, un ecrivain, un bon roman.

  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun – L’Humanite du 9 octobre 2008

A l’encontre d’une tendance actuelle, il a fait le choix de la brievete. Ses livres se situent davantage aux confins de la cristallisation poetique que dans les parages des grands flots narratifs. Sa phrase a du nerf, elle s’accorde au rythme d’une proferation rapide. Quand d’autres romanciers recherchent la justesse de la representation par ajustements successifs, lui semble davantage pencher vers les infinies variations autour d’un theme extremement circonscrit. Ainsi, dans Mari et femme, l’echange des corps entre ses deux protagonistes. L’imaginaire, sinon le merveilleux, apparait comme l’autre dimension fondamentale de cette ecriture…
Dans sa grande economie de moyens, le texte de Regis de Sa Moreira fait montre d’une impressionnante epaisseur. Le merveilleux n’est pas ici un procede, mais une facon de placer les etres et le monde dans une autre lumiere. De leur apporter un eclairage sur eux-memes et le dehors. Sous des allures d’exercice formel, on se trouve ici au coeur meme de la vocation du litteraire.

  • La revue de presse Gregoire Lemenager – Le Nouvel Observateur du 11 septembre 2008

Certes, l’homme est une femme comme les autres, mais si ce barbu, dans le metro, etait une dame ? Avec cette rejouissante metamorphose conjugale, les theoriciens du feminisme vont avoir du pain sur la planche, et vous de quoi bien vous amuser.

  • La revue de presse Eric Loret – Liberation du 28 aout 2008

On pense a Will Self pour le comique transgenre (Vice-versa), a Regis Jauffret pour les envies de meurtre en couple et la narration a la deuxieme personne, au cubisme en general pour le double point de vue qui offre plein de phrases marrantes, du genre ta femme gratte ta barbe ou tu marches dans le couloir avec ses seins a l’air. On pense aussi a Regis de Sa Moreira, puisque cet echange de corps etait deja arrive dans Pas de temps a perdre, son premier roman, et que le glissement logique est un de ses tours favoris : ou l’on se rend par exemple compte que tromper sa femme en etant dans son corps revient du coup un peu a se tromper soi-meme…
Malgre son cote rechercher & remplacer (ton par son, etc.), Mari et femme n’est pas qu’une performance stylistique jouissive. C’est surtout une fiction qui marche, ou l’impossible devient probable et dans laquelle on s’installe mieux que dans la plupart des realismes exsangues de la rentree. Quelques philosophes chagrins auront cependant bondi sur l’hypothese de base du recit. Parce qu’il a echange les corps de ses personnages, Sa Moreira se croit autorise a en deduire que tu es elle et elle est toi. On sait que ce n’est pas si simple. Il le sait aussi.

  • Les courts extraits de livres : 17/06/2008

(…)

Tu souleves le drap pour te cacher en dessous mais tu apercois ses seins et tu le rebaisses aussitot.
Tu la regardes dans la glace, elle te rend ton regard, tu n’arrives pas a y croire.
Tu fais la tete qu’elle fait quand elle n’arrive pas a y croire.
Et qu’elle a besoin de faire pipi, comme elle dit.

Tu glisses au bord du lit.
Les chaussettes bleues que ta femme porte pour dormir surgissent a tes pieds.
Tu les regardes horrifie.
Tu t’enroules dans le drap, tu te leves, tu sors de la chambre et tu t’appuies aux murs du couloir jusqu’a la salle de bains.
Dans laquelle il y a deja quelqu’un.

Tu t’enerves sur la poignee de porte.
Tu t’entends tousser.
Retousser.
Racler ta gorge.
Cracher.
Tu laches la poignee et tu recules.
La porte s’ouvre.