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Mille soleils splendides

Couverture du livre Mille soleils splendides

Auteur : Khaled Hosseini

Traducteur : Valerie Bourgeois

Date de saisie : 18/10/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 21.00 €

ISBN : 978-2-7144-4327-4

GENCOD : 9782714443274

Sorti le : 18/10/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Angelique de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE-SUR-SAONE, France – 15/11/2007

Un beau et long voyage en Afghanistan.
Khaled Hosseini nous enseigne par le destin de deux femmes l’histoire de son pays : des annees en guerre contre les sovietiques a l’arrivee des talibans.
ces deux femmes nous donnent a reflechir sur les conditions de vie dans certains pays ou la liberte est mise a rudes epreuves mais aussi nous donnent une belle lecon de courage et d’amities au-dela des difficultes quotidiennes a vivre dans un pays en proie a divers conflits.
Souvent emouvant, parfois dur, une belle lecture !

  • Le choix des libraires : Choix de Christel Gossard de la librairie GOSSARD a FISMES, France – 02/11/2007

L’histoire se deroule de 1960 a nos jours dans un Afghanistan dechire par les guerres. Deux femmes, Mariam et Laila, sont mariees au meme homme violent et tyrannique. Malgre leur difference d’age et de culture elles vont s’unir contre celui-ci et tenter de fuir Kaboul. Y parviendront-elles ?
C’est un roman magnifique, puissant et bouleversant qui nous ouvre les yeux sur les conditions de vie des Afghans (et notamment des femmes afghanes) pendant cette periode de conflits. Comme avec Les Cerf-volants de Kaboul, Khaled Hosseini nous emeut aux larmes.

  • Les presentations des editeurs : 22/10/2007

Apres l’immense succes des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan dechire par cinquante ans de conflits, l’histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s’entremelent, un chant d’amour poignant a une terre sacrifiee et a une ville : Kaboul.

Forcee d’epouser un homme de trente ans son aine, Mariam ne parvient pas a lui donner un fils. Apres dix-huit annees de soumission a cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle epreuve : l’arrivee sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongee par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliee en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan.

Mais parviendront-elles jamais a s’arracher a cette terre afghane sacrifiee, et a leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derriere ses murs mille soleils splendides ?

Traduit de l’americain par Valerie Bourgeois.

Comme Les Cerfs-volants de Kaboul, Mille Soleils splendides tente de montrer les repercussions que l’histoire violente de l’Afghanistan a pu avoir sur une poignee d’individus – repercussions qui s’achevent par la mort d’un des personnages sous l’enfer des talibans, et la promesse d’une nouvelle vie pour l’autre. Et comme dans Les Cerfs-volants de Kaboul, on trouve dans le nouveau roman de Khaled Hosseini des scenes bouleversantes a vous fendre le coeur. […] Khaled Hosseini a cree des personnages qui ont la simplicite et le caractere entier des figures de contes de fees. La sympathie qu’il fait naitre a leur egard provient moins de leurs personnalites que des epreuves qu’ils doivent traverser : familles malheureuses, mariages forces, gouvernements oppressifs et repression culturelle et morale. […] Les talents de conteur de Khaled Hosseini emportent a nouveau le lecteur. L’auteur reussit a rendre palpable la realite emotionnelle des existences de Mariam et de Laila. En faisant surgir comme par magie la routine de leur survie au jour le jour, Khaled Hosseini parvient a nous faire saisir ce qu’etait de la vie quotidienne a Kaboul – avant et pendant le regne ecrasant des talibans.

Michiko Kakutani, New York Times

  • La revue de presse Mohammed Aissaoui – Le Figaro du 21 fevrier 2008

Mille Soleils splendides surfe sur la reussite des Cerfs-Volants, qui se vend toujours bien, d’autant que la sortie du film l’a relance. Mais pourquoi ce recit seduit-il, alors qu’il existe de nombreux ouvrages traitant de l’Afghanistan ? Parce que Khaled Hosseini use du registre romanesque, qui rend plus vivante toute histoire; ici, les dialogues apportent beaucoup. Cela permet aux lecteurs d’entrer en empathie avec les heroines, ce que n’autorise pas un essai, si bon soit-il. L’editeur estime egalement que la plume joue un role : C’est ecrit simplement, mais avec un vrai talent de conteur.

  • La revue de presse Jean-Sebastien Stehli – L’Express du 1er novembre 2007

Le livre – qui doit son titre a un poete persan du xviie siecle – est sorti au printemps dernier aux Etats-Unis. Ce recit, qui couvre quarante-cinq ans de l’histoire de l’Afghanistan, reussit a faire tenir en equilibre ce qui releve de l’intime – la vie de Laila et de Mariam – et de l’Histoire. Mille Soleils splendides est immediatement devenu un best-seller.

  • Les courts extraits de livres : 22/10/2007

MARIAM AVAIT CINQ ANS LORSQU’ELLE ENTENDIT LE MOT harami pour la premiere fois.
Cela se passa un jeudi. Il n’y avait presque aucun doute la-dessus, parce qu’elle se souvenait qu’elle avait ete agitee et preoccupee juste avant – comme tous les jeudis, jour ou Jalil lui rendait visite a la kolba. Afin de s’occuper en attendant le moment ou elle le verrait enfin s’avancer dans les herbes hautes de la clairiere, une main levee en guise de salut, Mariam avait grimpe sur une chaise pour attraper sur une etagere le service a the chinois en porcelaine bleue et blanche. C’etait tout ce que ta grand-mere avait laisse a sa mere Nana avant de mourir quand celle-ci avait deux ans. Nana en cherissait toutes les pieces et s’extasiait aussi bien devant la courbe gracieuse du bec de la theiere que devant les pinsons et les chrysanthemes peints a la main, ou encore le dragon sur le sucrier, destine a ecarter le mauvais oeil.
Ce fut ce dernier que Mariam laissa echapper, et qui se brisa sur le plancher de la kolba.
Nana devint toute rouge. Sa levre superieure tremblota et ses yeux – le bon comme celui qui voyait mal – fixerent sa fille sans ciller. Elle avait l’air si folle de rage que Mariam craignit que le djinn ne s’empare de nouveau d’elle. Mais il ne vint pas. Pas cette fois en tout cas. A la place, Nana l’attrapa par les poignets pour l’attirer vers elle.
– Espece d’empotee ! C’est ca, ma recompense pour tout ce que j’ai endure ? Une sale petite harami qui me casse tout ce que j’ai de precieux ?
Sur le coup, Mariam ne comprit pas. Elle ignorait alors que harami signifiait batarde. De meme, elle etait encore trop petite pour eprouver l’injustice d’une telle injure et pour objecter que ce sont les parents d’un enfant illegitime qui sont a blamer, et non l’enfant lui-meme – lui dont le seul tort est d’etre ne. Pour autant, elle devina sans peine qu’une harami etait quelque chose de repugnant, de laid. Un peu a l’image des cafards que sa mere jetait sans cesse hors de la kolba en pestant.
Ce n’est que plus tard, lorsqu’elle fut devenue grande, que Mariam comprit. La maniere dont Nana lui crachait parfois cette insulte a la figure lui en faisait ressentir toute la cruaute, et elle finit par saisir qu’une harami etait quelqu’un de non desire, qui n’aurait jamais droit comme les autres a une famille, une maison, et a l’amour et a l’approbation des gens.
Jalil, lui, ne la traitait jamais ainsi. Il la surnommait sa petite fleur et aimait l’asseoir sur ses genoux pour lui raconter des histoires, par exemple celle d’Herat, la ville ou elle etait nee en 1959, et qui avait ete le berceau de la culture persane, abritant nombre d’ecrivains, de peintres et de maitres soufis.
– La-bas, on ne pouvait pas etendre une jambe sans risquer de botter les fesses a un poete, plaisantait-il.