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Mort. ou presque

Auteur : Peter James

Traducteur : Raphaelle Dedourge

Date de saisie : 25/03/2008

Genre : Policiers

Editeur : Ed. du Panama, Paris, France

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-7557-0295-8

GENCOD : 9782755702958

Sorti le : 06/03/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Elsa de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE SUR SAONE, France – 25/03/2008

Apres le tres bon “Comme une tombe”, le commissaire Grace est a nouveau face a une histoire macabre : les victimes sont retrouvees avec un masque a gaz sur la figure.
Les polars de Peter James degagent une atmosphere particuliere. Ce n’est pas tant l’intrigue policiere qui interesse mais les rebondissements du roman qui vont tout relancer. En effet, on s’attend a un enieme serial killer mais l’intrigue est toute autre. Peter James se base sur le fait que 71% des victimes connaissent leur agresseur !
Un auteur a decouvrir !

  • Les presentations des editeurs : 27/02/2008

MORT… OU PRESQUE
UNE NOUVELLE ENQUETE DU COMMISSAIRE ROY GRACE

La nuit ou Brian Bishop a tue sa femme, il se trouvait egalement a quatre-vingts kilometres de la, profondement endormi, apres un diner arrose avec son conseiller financier. C’est du moins ce qui ressort de l’enquete menee par le commissaire Roy Grace sur le pervers assassinat de la jeune et jolie mondaine de Brighton.
Bishop a-t-il reussi l’impossible grace a un improbable don d’ubiquite ? Quelqu’un aurait-il subtilise son identite ? Est-il un menteur hors pair ?
Au fur et a mesure qu’il progresse dans son enquete sur les moeurs en apparence si respectables du couple, les choses prennent une tournure bien differente de ce que Roy Grace pouvait imaginer…

Comme une tombe, le premier ouvrage de Peter James mettant en scene le commissaire Roy Grace, a recu le Prix Polar International 2006 et le Prix Coeur noir 2007.

  • Les courts extraits de livres : 27/02/2008

MORT…OU PRESQUE

La nuit mit longtemps a tomber, mais cela valait le coup d’attendre. Qui plus est, le temps ne lui posait aucun probleme. Il s’etait recemment rendu compte qu’a defaut d’autre chose, du temps, il en avait. A revendre. Plein les poches. Il etait le Maitre du Temps.
Peu avant minuit, la femme qu’il suivait quitta la quatre-voies pour prendre de l’essence dans une station-service BP isolee. Il arreta sa camionnette volee sur la bretelle plongee dans l’obscurite et fixa ses feux arriere. Plus il les regardait, plus ils brillaient. Rouges comme le sang, rouges comme la chance, rouges comme le sexe. Soixante et onze pour cent des personnes assassinees le sont par quelqu’un qu’elles connaissent. Cette statistique ricochait dans sa tete comme une boule de flipper. Il collectionnait les statistiques, comme les ecureuils font provision de noisettes, anticipant la longue hibernation mentale qui, un jour, viendrait – il le savait.
La vraie question etait : Parmi ces soixante et onze pour cent, combien savent qu’elles sont sur le point d’etre assassinees ?
Le sais-tu, ma belle ?
Des phares passaient a vive allure. Un camion ebranla la petite camionnette Renault bleue; les outils de plombier s’entrechoquerent a l’arriere. Il n’y avait que deux autres voitures dans la station : une Toyota familiale qui demarrait et une enorme Jaguar. Son proprietaire, un homme grassouillet, costume mal ajuste, revenait de la caisse en enfoncant son portefeuille dans la poche de sa veste. Le chauffeur d’un camion-citerne BP, en combinaison, deroulait un long tuyau pour remplir les cuves.
Apparemment, le terre-plein central de la station-service n’etait surveille que par une seule camera, constata-t-il apres un examen minutieux. Problematique, mais jouable.
En fait, elle n’aurait pu choisir meilleur endroit pour s’arreter.
Il lui envoya un baiser en soufflant sur la paume de sa main.

L’air etait chaud, la nuit estivale. Katie Bishop repoussa de son visage une meche de sa chevelure rousse ebouriffee et bailla. Elle etait fatiguee. Ou plutot epuisee. Mais pour des raisons tres agreables, merci… Elle observa la pompe comme s’il s’agissait d’une creature extraterrestre venue sur terre pour l’intimider. La plupart des pompes a essence lui faisaient cet effet, d’ailleurs. Son mari avait toujours eu un mal fou a saisir les instructions du lave-vaisselle ou de la machine a laver – il disait qu’elles etaient ecrites dans une langue etrangere, le femme – mais elle trouvait, elle, que les pompes s’exprimaient dans une langue tout aussi bizarre, le mec.
Comme d’habitude, elle lutta pour devisser le bouchon du reservoir de sa BMW, puis fixa les mots Premium et Super avec la quasi-certitude qu’elle allait faire une betise. Quand elle mettait du super, Brian lui reprochait de choisir un carburant de mediocre qualite, et quand elle prenait du premium, il lui en voulait de jeter l’argent par les fenetres. Mais dans le cas present, de toute facon, la pompe ne marchait pas. Tenant le pistolet d’une main, et appuyant de toutes ses forces sur la gachette, elle agita l’autre bras pour attirer l’attention de l’employe qui somnolait derriere son comptoir.
Brian l’agacait de plus en plus. Elle en avait assez de l’entendre raler a propos de tout et n’importe quoi, et de la facon precise dont etait pose son tube de dentifrice sur l’etagere de la salle de bains par exemple, ou du soin qu’il apportait a la disposition des chaises, a egale distance les unes des autres, autour de la table de la cuisine. Il pinaillait au centimetre pres. Il avait par ailleurs des gouts sexuels de plus en plus tordus : il rapportait des sacs pleins de trucs bizarres achetes dans des sex-shops et insistait pour qu’ils les essaient ensemble. Et cela la derangeait vraiment.
Plongee dans ses pensees, elle ne se rendit pas compte que le reservoir etait plein ; le pistolet sursauta brusquement dans sa main. Respirant les vapeurs d’essence, dont elle avait toujours aime l’odeur, elle le remit en place, verrouilla la voiture d’une petite pression sur le porte-cles – Brian lui avait dit qu’il y avait beaucoup de vols de voitures dans les stations-service – et se dirigea vers la caisse pour payer.