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No et moi

Couverture du livre No et moi

Auteur : Delphine de Vigan

Date de saisie : 22/08/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Lattes, Paris, France

Prix : 14.00 €

ISBN : 978-2-7096-2861-7

GENCOD : 9782709628617

Sorti le : 22/08/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Christel Gossard de la librairie GOSSARD a FISMES, France – 26/10/2007

Lou a 13 ans, elle est en seconde, c’est une enfant surdouee. Elle se sent differente et seule dans sa classe ou les autres eleves l’appellent Le cerveau, sauf Lucas…Sa mere est en depression et son pere fait ce qu’il peut pour maintenir un semblant de vie de famille. Gare d’Austerlitz, ou elle va souvent regarder les gens, elle rencontre No, une jeune SDF. Une veritable amitie va lier les deux jeunes filles et Lou va decider d’aider No avec l’aide de ses parents. Mais Lou va se rendre compte qu’on n’apprend pas tout dans les livres. Ce roman, ecrit a la premiere personne, est tres emouvant. C’est un pur moment de bonheur. C’est a mon avis un livre tout public.

  • La Radio des libraires : Celine Biteau de la librairie PROLOGUE a CHOLET, France (visiter son site) – 31/10/2007

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Celine Biteau – 31/10/07

  • La Radio des libraires : Emmanuel Delhomme de la librairie LIVRE-STERLING a PARIS, France – 28/08/2007

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Emmanuel Delhomme – 28/08/2007

  • Le journal sonore des livres : Delphine de Vigan – 04/09/2007

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Delphine de Vigan

  • Les presentations des editeurs : 06/09/2007

Elle avait l’air si jeune. En meme temps il m’avait semble qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutot qu’elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.
Adolescente surdouee, Lou Bertignac reve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les experiences domestiques et les theories fantaisistes.
Jusqu’au jour ou elle rencontre No, une jeune fille a peine plus agee qu’elle. No, ses vetements sales, son visage fatigue, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une experience de grande envergure menee contre le destin.
Mais nul n’est a l’abri…

Delphine de Vigan vit a Paris. Son precedent roman, Un soir de decembre (Lattes 2005), a recu un bel accueil critique et public. No et moi est son quatrieme livre.

  • La revue de presse Karine Papillaud – Le Point du 25 octobre 2007

Auteur de trois romans, cette jeune romanciere de 40 ans confirme avec son dernier livre un vrai talent d’ecrivain genereux…
Sensible, sincere, le livre regorge de tendresse et de simplicite. Autant de qualites qui lui vaudront sans doute l’etiquette prochaine de nouvelle Gavalda. Voila qui commence bien.

  • La revue de presse Dominique Guiou – Le Figaro du 20 septembre 2007

Deux etres qui n’auraient jamais du se rencontrer vont vivre une aventure commune et en sortiront changes… on a lu ca mille fois. Mais Delphine de Vigan a plus d’un tour dans son sac, et elle aime trop la litterature pour ceder a la facilite. Elle ne simplifie pas, elle ne tombe pas davantage dans le piege du discours moralisateur. Son roman plaira a tous ceux, ils sont nombreux, qui ont garde l’esprit d’enfance. L’enfance, l’adolescence, l’auteur les restitue avec beaucoup de naturel et de delicatesse dans ces pages qui, en fin de compte, ne reservent que de bonnes surprises.

  • Les courts extraits de livres : 06/09/2007

No est assise par terre, appuyee contre un poteau, elle a depose devant ses pieds une boite de thon vide dans laquelle sont tombees quelques pieces. Je n’ai pas verifie les horaires des trains sur le panneau d’affichage, je me suis dirigee directement vers les quais, a l’endroit meme ou elle m’avait abordee, je m’avance vers elle d’un pas decide, je m’approche et soudain j’ai peur qu’elle ne se souvienne pas de moi.
– Salut.
– Tiens, Lou Bertignac.
Elle a dit ca sur un ton hautain, celui qu’on utilise pour imiter les gens un peu snobs dans les sketches comiques ou les publicites. J’ai failli faire marche arriere mais j’avais pas mal repete et n’avais pas envie de renoncer.
– J’ai pense qu’on pourrait aller boire un chocolat… ou autre chose… Si tu veux. Je t’invite.
Elle se leve d’un bond, attrape son sac en toile, marmonne qu’elle ne peut pas laisser tout ca la, elle designe du menton une petite valise a roulettes et deux sacs en plastique pleins a craquer, je prends les sacs et lui laisse la valise, j’entends un merci derriere moi, sa voix me parait moins assuree que la premiere fois. Je suis fiere d’avoir fait ca, d’ouvrir la marche, et pourtant je suis morte de peur a l’idee de me retrouver en face d’elle. Pres des guichets nous croisons un homme avec un grand manteau sombre, il lui fait un signe, je me retourne, je la vois repondre, de la meme maniere, avec un petit mouvement de la tete, imperceptible, en guise d’explication elle me dit qu’il y a beaucoup de flics dans les gares. Je n’ose pas poser de question, je regarde autour de moi si j’en repere d’autres, mais je ne vois rien, je suppose qu’il faut beaucoup d’entrainement pour les reconnaitre. Comme je m’apprete a entrer dans le cafe situe a cote du panneau d’affichage des trains, elle me retient par l’epaule. Elle ne peut pas aller la, elle est grillee. Elle prefererait sortir. Nous passons devant le relais a journaux, elle fait un detour pour saluer la femme qui tient la caisse que j’observe de loin, elle a une grosse poitrine, ses levres sont peintes et ses cheveux roux flamboyant, elle donne a No un Bounty et un paquet de petits Lu, No me rejoint. Nous traversons le boulevard et entrons dans l’une de ces brasseries aux larges vitrines qui se ressemblent toutes, j’ai juste le temps de lire le nom inscrit sur l’auvent. A l’interieur du Relais d’Auvergne ca sent la saucisse et le chou, je cherche dans ma base de donnees interne a quelle specialite culinaire peut correspondre cette odeur, potee au chou, chou farci, choux de Bruxelles, chou blanc, savez-vous planter les choux, il faut toujours que je prenne les chemins de traverse, que je me disperse, c’est enervant mais c’est plus fort que moi.