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Noir petrole

Couverture du livre Noir petrole

Auteur : Eric Blanco

Date de saisie : 14/02/2007

Genre : Policiers

Editeur : Temps des cerises, Pantin, France

Collection : Cerise noire

Prix : 10.00 / 65.60 F

GENCOD : 9782841094981

Sorti le : 09/02/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Emma Barcaroli – 16/09/2008

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Emma Barcaroli – 13/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Loic croit fuir le chomage en partant pour une mission ecologique au Nigeria. L’expedition – s’annonce plutot bien : une charmante assistante, Alice, pour filmer les anguilles en voie de disparition, une compagnie petroliere qui respecte l’environnement, un authentique village africain… Mais quand Alice boit la tasse au large d’une plateforme offshore, la carte postale exotique se transforme en avis de deces. Loic s’interroge sur cette plongee dans les eaux troubles d’une concession petroliere. Entre les coutumes tropicales d’une societe multinationale et les pratiques commerciales des piroguiers africains, Loic navigue de mensonges en confidences. Marche noir, armes blanches, or noir et nuits blanches… Voici un roman noir comme le petrole.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

L’ile artificielle hebergeait les ouvriers de maintenance du champ petrolier Isanga, elle etait equipee pour cela d’une infirmerie et d’un caisson de decompression. On apercevait autour du toit plat les filets de securite de la zone d’helicoptere, avec son manche a air pendu mollement le long du mat. Quelques antennes horizontales ou paraboliques pointaient du doigt et regardaient a travers l’harmattan d’autres plateformes offshore et meme un continent entier, invisibles a quelques kilometres d’ici.
Aux pieds de la plateforme, un quai etroit s’accrochait entre deux piliers encrasses. Deux Nigerians vetus de combinaison orange nous attendaient, sans doute le medecin et l’infirmier. Notre matelot leur jeta une amarre.
Frankie tenta de soulever Alice mais elle refusa silencieusement de lacher ma main. Le Rhodesien forca entre les doigts pour les desserrer. Cette faible lutte semblait sterile : quand une femme decide de s’accrocher… Je demandai a Frankie de m’aider a installer Alice sur mon dos. Je ne pensais pas qu’elle fut si lourde. Une faible houle battait le quai et notre zodiac amarre oscillait sans conviction, hesitant entre tangage et roulis. A chaque creux de vague, je sentais le corps d’Alice s’ajouter a mon poids. Elle passa un bras sur mon epaule et un autre sous l’aisselle pour enlacer mon buste. Je cherchais peniblement l’equilibre, attentif aux remous qui nous balancaient.
La taille de notre embarcation etait trop reduite pour accueillir la nacelle de la grue. Inutile de tenter ce genre d’acrobatie avec Alice dans cet etat. Pour me stabiliser, j’agrippai la corde a noeud qui pendait au-dessus du quai, puis j’empoignai l’echelle souillee, tout en posant un pied sur un barreau inferieur. Frankie profita d’une vague pour nous pousser vers le quai. Les deux Africains en face me saisirent les bras et je me retrouvais sur le caillebotis trempe.