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Nos animaux preferes : entrevoutes

Auteur : Antoine Volodine

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Fiction et Cie

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-02-084788-9

GENCOD : 9782020847889

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  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

L’elephant s’appelle Wong, il parcourt la terre depeuplee, et les femmes qu’il rencontre – les dernieres representantes de l’espece humaine – le desirent… Le roi s’appelle Balbutiar, il est paralyse et seul sur une plage deserte, il ressemble a un crabe enorme, et ses sujets le laissent aux prises avec les malefices ; il ne doit son salut qu’a ses reves… Les sirenes s’appellent Cabillebaude II ou Sole-Sole III, Aiglefine VI ou Diodonne V, des anarchistes tentent vainement de mettre fin a leurs regnes sanglants, a leurs dynasties improbables… Sur le rivage, face aux boues, les mouettes ont perdu la memoire ; elles parlent par enigmes, elles ne sont plus que fantomes anonymes… Imagines par des detenus oublies de tous, par des revolutionnaires non repentis, ces contes brefs, ces histoires souvent cruelles, se repondent et se combinent pour former des entrevoutes : un genre qui appartient a une litterature de l’ailleurs, profondement marquee, comme ses auteurs, par l’onirisme, la violence politique et l’humour du desastre.

  • La revue de presse Michel Abescat – Telerama du 1er fevrier 2006

Le dernier livre de Volodine est une excellente entree dans l’univers post-exotique. Et une tache de couleur dans un tableau generalement sombre… C’est un objet parfait, un regal de drolerie carnavalesque, un moment de grace poetique. L’agonie du genre humain dans un ecrin aux mille eclats metaphoriques.

  • La revue de presse Jean-Didier Wagneur – Liberation du 19 janvier 2006

Un elephant errant dans la jungle, un crabe irascible qui fait le plancton sur la plage avec mouettes et varech, des anarchistes aux prises avec des sirenes, des haches, des harems, le tout reuni sous le titre delicieusement ironique de Nos animaux preferes… Vous etes dans le dernier livre d’Antoine Volodine. Apres Bardo or not Bardo qui rapportait l’ultime voyage de quelques infortunes au-dela de la mort, Nos animaux preferes raconte les derniers moments de la vie sur terre… S’il a une certaine inclination pour l’insecte et le crustace ses romans sont pleins de carapaces, d’antennes ou d’elytres , Volodine encadre Nos animaux preferes par l’histoire d’un pachyderme. Les aventures de Wong sont a la mesure des apocalypses volodiniennes. Il parcourt sans but la jungle du Sud-Est asiatique, evitant les mines antipersonnel, suivant les trouees que les bombardements ont ouvertes dans la foret jusqu’a des villages devastes. Il sera arrete dans la traversee de ce monde en ruine par la rencontre d’une femme qui lui demande de lui faire un enfant. A peine le lecteur est-il revenu de sa surprise qu’il plonge dans le pire des cauchemars : celui du Roi crabe Balbutiar CCCXV qui vient de se reveiller dans son reve… Ces histoires tournent aussi autour du sexe et de la procreation. Face a un univers qui disparait, chacun est obsede par sa descendance, par cette fiction qui veut que le nom doive se perpetuer eternellement comme le monde. Mais aucun des animaux ne peut trouver de partenaire : Balbutiar est hermaphrodite et tue sa progeniture, le roi a bien du mal avec ses favorites, les reines meurent, et Wong n’aura pas de descendance. Nos animaux preferes ne peut que surprendre, car le livre accomplit pleinement l’une des dimensions principales de tous les recits de Volodine, a savoir resister a toute effraction…