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Nous, amants au bonheur ne croyant.

Auteur : Marcel Moreau

Date de saisie : 06/11/2005

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Denoel, Paris, France

Collection : Roman francais

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-207-25759-3

GENCOD : 9782207257593

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Ce livre fut ecrit au jour le jour. Il a dure le temps de l’amour qu’il dit, qui est le temps ou cet amour valait d’etre dit. Il a commence comme lui, dans l’emerveillement, il a fini comme lui dans le desabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoque, sans cesse atermoye, et en filigrane sa decomposition, mot a mot, puis de geste en geste. C’aurait pu etre un journal de bord, au bord d’une Absence annoncee. Mais en amour – passion oblige – me quittent mon regard “clinique”, mes envies de lucidite. En somme, j’ai de la tendresse pour mes egarements, et j’en ai pour les “egarantes”. Apres tout, c’est deja bien assez que dans mes ecritures qui parlent de la societe en general au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m’empecher d’etre impitoyable plus souvent qu’indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant… n’est donc pas un livre qui desespere de l’amour. C’en est un qui, pour desesperer de l’amour heureux, n’en sait peut-etre pas moins, meme confusement, pourquoi sa vraie grandeur, a l’amour, secrete, inexplicable, c’est de ne l’etre pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir a tout prix l’etre.

Ne en Belgique, Marcel Moreau est revele en 1963 par Quintes et construit depuis une oeuvre majeure celebrant la Femme et le Verbe. A travers Nous amants au bonheur ne croyant…, il pose avec une lucidite excitante la question du bonheur en amour.

  • La revue de presse Anne Thebaud – La quinzaine litteraire, 15 decembre-31 decembre 2005

Nous amants au bonheur ne croyant… appartient a la categorie des chants d’amour dedies a la femme rencontree. L’auteur qui croyait, en raison de l’age, avoir renonce a tout nouvel espoir de compagnie feminine, realise que ses mots n’ont pas cesse de faire vibrer l’appel a la chaonaissance et qu’il est encore des jeunes femmes pour l’entendre.

Ce recit ressemble a beaucoup d’autres de Marcel Moreau ou le livre a naitre se nourrit de la rencontre et survit a son denouement. J’ai tellement fait l’amour avec les mots pour le faire avec les femmes, et tellement avec les femmes pour le faire avec les mots que je ne sais plus ou j’en suis de ma passion des uns et des autres. La veine lyrique qui caracterise ce type de romans dit l’envoutement a la fois feminaire et verbal. La disponibilite de l’auteur a accueillir la nouveaute peut emouvoir en raison de la fraicheur d’esprit dont elle temoigne. Ne cachons pas qu’elle peut aussi agacer par exces de naivete et qu’on puisse en venir a attendre le chant de la chute ou Marcel Moreau fait preuve de davantage de discernement sur ce qui separe les etres : Que reste-t-il de tout cela ? Deux mondes qui se regardent, et ne se comprennent plus. Son monde a elle, qui veut jouir sans souffrir, et mon monde a moi, qui souffre pour meriter de jouir….

  • La revue de presse Andre Velter – Le Monde du 4 novembre 2005

… Nous amants au bonheur ne croyant… Recit d’un troubadour qui se voyait sur le retour et qui soudain retrouve et la Dame et le chant, et qui “se sent pousser des ailes, inconnues jusque-la dans le monde des ailes”. Eblouissement, resurrection, hymne, sacralisation ravivee de la femme, sans que soient passes pourtant par pertes et profits les eclairs noirs et lucides qui peu a peu ravagent.

C’est un brulant message qui place l’amour si haut qu’il le condamne a une foudroyante terre d’exil, ou la question n’est pas d’etre heureux coute que coute, mais de rester digne d’un pur et inaccessible mystere, de ce que Moreau nomme le “secret de deraison fertile”…