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Nous autres

Auteur : Stephane Audeguy

Date de saisie : 01/04/2009

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.50 / 114.79 F

ISBN : 978-2-07-012318-6

GENCOD : 9782070123186

Sorti le : 08/01/2009

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  • Les presentations des editeurs : 08/06/2009

” De retour dans sa chambre d’hotel.
Pierre ouvre au hasard un guide touristique. Il apprend que le mot safari signifie voyage. C’est ainsi que les choses commencent. ” L’action de ce roman se passe au Kenya, c’est-a-dire partout.

Stephane Audeguy est l’auteur de La theorie des nuages (2005) et de Fils unique (2006).

  • La revue de presse Fabienne Pascaud – Telerama du 1er avril 2009

La voix du monde. Le choeur antique, immemorial, du monde, voila tout simplement ce que nous donne a entendre Stephane Audeguy dans son polyphonique troisieme roman, Nous autres…
Roman initiatique, fantastique, Nous autres est une sorte de long poeme dont on pourrait suivre les chants successifs a la maniere d’une Eneide. La langue de Stephane Audeguy s’y fait lancinante, convoque les morts dans une alchimie etrange, nous entraine avec eux dans un periple cosmique ou tout change et rien ne change a la fois.

  • La revue de presse Philippe Lancon – Liberation du 6 fevrier 2009

Nous autres, ce sont les fantomes…
Nous autres, ce sont eux et ils appartiennent au territoire kenyan. Ils regardent les vivants, se souviennent des autres, les precedents mettent en perspective les suivants. Ils racontent l’histoire de Pierre, de son pere Michel, du pays ou le premier retrouve le corps du second. Ils racontent au present, car pour eux le temps est une eternite immediate, la conscience flottante et perpetuelle de ce qui fut dans ce qui est. Leur connaissance et leur sagesse caressent le recit sans illusions, sans mechancete : le troisieme roman d’Audeguy aiguise sa tendresse au fil de l’indignation. A chaque livre il change de propos, de forme et de monde, mais, qu’il evoque la vie d’un chasseur de nuages ou celle du frere de Jean-Jacques Rousseau, jamais l’ecrivain ne perd ce qui le determine : une innocence armee, un gout elegiaque de la nature et de l’amitie, un amour pantheiste des lenteurs de l’evolution du monde

  • La revue de presse Bernard Loupias – Le Nouvel Observateur du 5 fevrier 2009

Dans la virtuosite de ce livre, qui, a travers ce que voient les yeux de Pierre au Kenya, dessine la folie du monde. Sa cruaute, ses injustices criminelles, mais aussi ses oasis d’humanite, ou se faufilent l’amour et l’espoir. Stephane Audeguy procede par courtes sequences (il n’a pas ete monteur pour rien) ou le lyrisme le dispute au vitriol, le pathetique au burlesque…
Mais derriere les personnages que rencontre Pierre, on entend une voix qui parle pour tous les hommes depuis la creation du monde, qui ont tout vu et racontent, tel un choeur de tragedie antique, l’arrivee des Blancs, la construction de la voix ferree vers l’Ouganda, les filles qui se vendent, les coolies importes des Indes, tous ces morts d’epuisement, ou bouffes par les lions, l’exploitation de tout : Et nous autres, par milliers les fantomes innomes, nous chantons la chanson de leurs rudes corvees, de leurs marches forcees… Est-ce ainsi que les hommes vivent ? On dirait.

  • La revue de presse Muriel Steinmetz – L’Humanite du 29 janvier 2009

Nous autres, voyage initiatique en quete des origines, traverse l’histoire d’un pays de maniere quasi geologique. L’on y entend, en basse continue, remonter d’outre-tombe la voix des sans-voix, de ceux qui furent sans nom de leur vivant puis expulses de la memoire du monde. Stephane Audeguy ne redoute pas un lyrisme certain, pas loin parfois d’une ecriture baroque. Ces chapitres sont brefs (deux pages au maximum) et ses phrases, longues, ingenieusement cadencees. Ce roman infra-historique, selon la definition de l’auteur, s’ancre avec force dans un reel volontiers insoupconne et permet de prendre la mesure d’un monde dans tous ses eclats.

  • La revue de presse Marc Lambron – Le Point du 15 janvier 2009

Nous autres devient vite un voyage polyphonique. En conduisant un convoi mortuaire a travers les savanes et les montagnes du Kenya, Pierre Figuier penetre au coeur des tenebres. Une Afrique de Sheraton climatises et de nuits poussiereuses, avec cimetieres d’avions sovietiques et soirees reggae dans des discotheques crapuleuses. Au milieu des pistes pelees, les ruines d’anciens empires noirs dressent leur fantome. On y croise les silhouettes de Blancs en quete d’argent ou de salut-Americains routards, ingenieurs petroliers, medecins des ONG, paleontologues traquant les traces du premier homme. Un univers barbele, viral, mortel, friable : Tout le monde se connait ici, meme si tout le monde est de passage.

  • La revue de presse Francine de Martinoir – La Croix du 21 janvier 2009

Apres le superbe Fils unique, Stephane Audeguy se lance a nouveau sur des pistes biographiques qui feront se superposer une histoire personnelle avec celle, envoutante, d’une Afrique insoupconnee. Le canevas de la plupart des romans, disait Marthe Robert, c’est la construction d’une famille qu’un personnage tente de retrouver dans la realite ou l’imaginaire. Si le precedent roman de Stephane Audeguy, Fils unique, faisait revivre le frere inconnu, oublie, de Jean-Jacques Rousseau, son nouveau livre, Nous autres, bien que tres different dans son propos et son univers, semble marcher dans des traces similaires. Son heros, Pierre, au terme d’un periple qui le menera jusqu’au centre du Kenya, cheminera lui aussi vers un demi-frere jusqu’alors inconnu, Akwam, et un univers insoupconne que la mort d’un homme qu’il n’a jamais frequente va lui devoiler…
Mais dans ce beau roman evoquant un pays dont jadis Karen Blixen avait revele la beaute, nulle trace de manicheisme. Le choeur des morts evoque aussi les supplices infliges parfois aux Europeens, ficeles a un pneu qu’on arrose d’essence, la justice immanente des allumettes.

  • La revue de presse Patrick Kechichian – Le Monde du 8 janvier 2009

Ce “nous autres” pourrait etre, transpose, celui du choeur antique. Ainsi, une voix romanesque, immemoriale (“Nous avons bien connu la vie neolithique”) et collective vient en quelque sorte doubler l’action des personnages. Parlant depuis “la nuit des temps”, elle leur donne une epaisseur. Elle commente, temoigne, juge, ironise… Et cette voix est si large que peut-etre elle nous accueille, lecteurs muets, nous represente, parle en notre nom. Empruntons-la un instant…
Temoin anonyme au sein de son propre roman, l’auteur se deplace librement dans le paysage et l’histoire de l’Afrique de l’Est. C’est un guide sur, fiable, informe et audacieux, jamais encombre de sa personne.