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Nous commencons notre descente

Auteur : James Meek

Traducteur : David Fauquemberg

Date de saisie : 04/09/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Metailie, Paris, France

Collection : Bibliotheque ecossaise

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-86424-657-2

GENCOD : 9782864246572

Sorti le : 21/08/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Isabelle Anoman de la librairie ESPACE CULTUREL LECLERC a LIMOGES, France – 17/09/2008

Adam Kelles, grand reporter, est un homme blase, frustre et cynique. Il se trouve en Afghanistan pour couvrir la guerre. Il rencontre Astrid, journaliste elle aussi et tombe sous son charme. Durant cette periode, il ecrit un roman dont il espere pouvoir en vivre. Il part au USA pour le faire publier et d’autre part il a recu un appel par mail d’Astrid qui l’invite a la rejoindre. Seulement rien ne se passe comme prevu. Entre flashbacks et descente aux enfers, Adam va-t-il trouver un equilibre ? Un livre tres bien ecrit, sans temps mort ou le pire n’est jamais certain. James Meek est diablement cynique et on y prend beaucoup de plaisir.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Tout avait pourtant debute comme un conte de fees moderne : un grand reporter de guerre rencontre a Kaboul une journaliste americaine et commence a ecrire un best-seller. De retour a Londres, apres un diner en ville ou il a donne une definition tres personnelle de la guerre, il a demissionne de son journal, est parti pour New York en premiere classe, sans bagages, en veste de lin noir, signer son contrat d’edition puis rechercher l’insaisissable Astrid, et il s’est retrouve sur les territoires les plus sombres de l’imagination. La descente a vraiment commence lorsqu’il a appris que la grande maison d’edition avait ete rachetee, que son contrat ne serait jamais signe, qu’Astrid habitait a la campagne, a l’autre bout du pays, et que la neige s’est mise a tomber sur sa vie brulee et son compte en banque a sec.
James Meek ecrit un roman de folie et de poursuite de l’espoir et de l’amour au milieu des convulsions politiques internationales.

“Meek est un observateur dote d’un reel talent de narrateur. Il n’a pas son pareil pour ecrire un roman a la croisee du thriller, de la litterature, du mythe et du journalisme documentaire, si captivant qu’on le devore en quelques heures.”
The London Review of Books

“Cette magnifique histoire est prete a etre filmee !
The Times

James Meek est ne a Londres en 1962. Grand reporter, il a vecu en Russie de 1991 a 1999. Il collabore actuellement au Guardian, a la London Review of Books et a Granta. En 2004, ses reportages sur l’Irak et Guantanamo ont recu de grands prix internationaux. Son precedent roman Un acte d’amour est un best-seller international.

  • La revue de presse Franck Nouchi – Le Monde du 5 septembre 2008

Nous commencons notre descente, le deuxieme roman de l’Ecossais James Meek, aurait pu n’etre que cela : les souvenirs entrelaces d’un homme solitaire qui, jusqu’au jour de sa rencontre avec une femme, ne parvenait a trouver son equilibre que dans le chaos du monde. Il s’agit en realite de bien autre chose. Dans Un acte d’amour, son precedent roman (“Le Monde des livres” du 2 mars 2007), James Meek nous avait deja fait le coup. On s’imaginait lire un roman historique, situe en 1919, au fin fond de la Siberie, quelque part le long du Transsiberien, quand tout a coup on se retrouvait projete dans l’univers mele d’Au coeur des tenebres et d’Une journee d’Ivan Denissovitch. Un phenomene assez similaire se reproduit dans ce deuxieme livre. Cette fois, c’est la virtuosite de la construction narrative, cette maniere tres particuliere de se jouer des temporalites qui, au debut, peuvent derouter. Tres vite, pourtant, le livre prend son envol, jusqu’a atteindre une remarquable plenitude.

  • La revue de presse Natalie Levisalles – Liberation du 28 aout 2008

La descente du titre concerne les trois temps du roman : le present, les dernieres 24 heures, les derniers mois en Afghanistan. Il y a la descente d’un avion, dont le voyage entre Londres et New York occupe une bonne partie du livre. La descente du narrateur, qui, en quelques heures, explose une amitie de trente ans et un diner chez des bobos de Camden, y compris la porcelaine, les tirages photos numerotes et le buste de Lenine. Sans parler de son mirobolant contrat. Finalement, son editeur refuse de publier cette merde antiamericaine…
Meme si ses deux personnages ne sont pas absolument aimables, dans leur dedain partage du reste de l’humanite, James Meek sait parler de l’amour, du desarroi, de la mesquinerie, de la lachete et de l’esperance. Il parle aussi de tout ce qu’un reporter ne peut pas mettre dans les papiers qu’il envoie au jour le jour. Quand on est un journaliste qui raconte la guerre, quel role joue-t-on vraiment ? Est-ce qu’on ne participe pas a cette guerre, est-ce qu’on ne lui permet pas de se poursuivre ?

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

A quatre heures du matin, il faisait encore nuit. Il restait une heure avant la priere du Fajr. Sarina Najafi se leva, fit sa toilette, s’habilla, dejeuna frugalement de lavash et d’un peu de fromage, puis elle quitta l’appartement familial, situe au dixieme etage d’un immeuble moderne, en peripherie sud de la ville iranienne d’Ispahan. Son pere, sa mere et ses deux freres dormaient encore a poings fermes. Ils se bornaient a frequenter la mosquee pour la priere du vendredi et la devotion de Sarina, alors agee de quinze ans, n’allait guere au-dela. Mais le directeur de son ecole tachait de faire en sorte que la jeune fille trouve grace aux yeux des Basiji, defenseurs officiels de la revolution islamique, si bien que tout au long de cette semaine-la, Sarina et les six cents autres etudiantes inscrites au lycee Liberation de Khorramshahr prieraient cinq fois par jour. De l’avis de Sarina, un avis quelle partageait souvent et a voix haute avec ses amies, c’etait trop. Bien sur, les filles avaient tout autant que les garcons le droit de prier, comme l’affirmait le directeur. Mais comment allait-elle pouvoir terminer son projet collectif et preparer son examen d’anglais, avec toutes ces prieres et ces reveils si matinaux ?
Sarina prit l’ascenseur pour descendre au rez-de-chaussee. Elle portait par-dessus son manteau lilas prefere un tchador noir qui ne laissait apparaitre que son visage et, sur ses epaules, un cartable contenant ses livres de cours et la camera video qu’elle avait empruntee pour son projet de groupe. Elle tira sur le dessus de son chale, a l’endroit ou sa frange tetue ne cessait de se decouvrir. Chaque fois que Sarina et ses amies se trouvaient a distance respectable de la mosquee, elles tombaient le tchador. Cinq fois par jour ! Quelle corvee. Elle n’aimait pas l’idee que son cousin Faraj puisse la voir dans cette tenue austere, avec cette maniere toute particuliere qu’il avait de lui sourire quand ils se croisaient dans la rue.