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Nous, enfants de la tradition

Auteur : Gaston-Paul Effa

Date de saisie : 06/06/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : A. Carriere, Paris, France

Collection : Roman

Prix : 17.00 / 111.51 F

ISBN : 978-2-84337-446-3

GENCOD : 9782843374463

Sorti le : 05/03/2008

  • Les presentations des editeurs : 07/06/2008

C’est un fait dont on parle trop rarement : au moins un Africain emigre sur deux adresse les trois quarts de son salaire a sa famille restee sur le continent afin d’assurer sa subsistance. Osele, l’aine de trente-trois enfants, est envoye en France, ou il fait de brillantes etudes d’ingenieur. Marie a une Francaise, pere de deux enfants, il expedie tout son salaire en Afrique, ce qui le mene a la rupture conjugale. Le narrateur n’a de cesse de se justifier en remontant le cours de sa memoire, degageant peu a peu le modeste gisement d’une existence vouee au respect de la tradition. Cet homme denue d’agressivite, qui n’eleve jamais la voix, avec quel acharnement il denonce la perpetuation d’un heritage ! Souvent, il invoque la peur, sa peur. Au fil des mots, il redessine le trajet de sa vie, a laquelle il offre un contour neuf, une nouvelle dignite. Mais un homme seul peut-il s’opposer a un peuple conservateur qui a tout interet a entretenir une telle dependance ? Menace de mort, frappe par la maladie, Osele exprime la derision d’un combat inegal.

Enseignant de philosophie et ecrivain, Gaston-Paul Effa vit en Lorraine, ou il preside le prix Erckmann-Chatrian. Il participe a la rubrique litteraire du Republicain lorrain. Il a publie aux Editions Anne Carriere A la vitesse d’un baiser sur la peau (2007).

  • La revue de presse Claire Julliard – Le Nouvel Observateur du 5 juin 2008

Gaston-Paul Effa temoigne des souffrances infligees au nom de la tradition africaine…
L’ecrivain est celui qui rompt avec les diktats familiaux et sociaux. Le livre d’Effa est a ce titre un recit de formation, l’histoire d’un exorcisme. Son heros traverse mille petites morts pour s’alleger d’un destin tout trace. Au bout de son calvaire, il se sent plus fort. Le malheureux Osele, dont l’animal totem est l’ane, est devenu un heros. Capable de creer un univers, au lieu de se laisser porter par les caprices du monde qui l’environne. Capable, au lieu de la subir, de celebrer la tradition africaine sans laquelle il n’aurait rien eu a dire. Car quoi qu’il fasse, Osele, revendiquant sa double culture, sera toujours a la frontiere. C’est finalement sa richesse. Son recit ose s’attaquer a un tabou et il a de quoi faire mentir l’un des precedents titres de l’ecrivain : Le cri que tu pousses ne reveillera personne. Parions qu’il sera entendu…