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Nouveaux contes de fees

Couverture du livre Nouveaux contes de fees

Auteur : Sophie de Segur

Date de saisie : 16/05/2007

Genre : Jeunesse a partir de 6 ans

Editeur : Hachette Jeunesse, Paris, France

Collection : Bibliotheque rose, n 819

Prix : 4.50 / 29.52 F

ISBN : 978-2-01-201415-2

GENCOD : 9782012014152

Sorti le : 09/05/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 31/05/2007

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Joachim Salinger – 31/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 17/05/2007

Blondine penetra dans le vestibule de marbre blanc et rare ; toutes les portes s’ouvrirent seules comme la premiere, et Blondine parcourut une suite de beaux salons. Enfin, elle apercut, au fond d’un joli salon bleu et or, une biche blanche couchee sur un lit d’herbes fines et odorantes. […] – Soyez la bienvenue, Blondine ; il y a longtemps que moi et mon fils Beau-Minon nous vous attendons.

Nouveaux Contes de Fees nous entraine dans un univers merveilleux peuple de bonnes et de mauvaises fees, et nous relate les prodigieuses aventures vecues par cinq jeunes heros soumis a de terribles sortileges.

  • Les courts extraits de livres : 17/05/2007

La glace se ternit ensuite ; tout disparut. Puis elle redevint claire, et Blondine vit de nouveau son pere, il etait vieilli, ses cheveux avaient blanchi, il etait triste ; il tenait a la main un petit portrait de Blondine, et le baisait souvent en repandant quelques larmes. Il etait seul ; Blondine ne vit ni la reine ni Brunette.
La pauvre Blondine pleura amerement.
Pourquoi, dit-elle, mon pere n’a-t-il personne pres de lui ? Ou sont donc ma soeur Brunette et la reine ?
– La reine temoigna si peu de chagrin de votre mort (car on vous croit morte, chere Blondine), que le roi la prit en horreur et la renvoya au roi Turbulent son pere, qui la fit enfermer dans une tour, ou elle ne tarda pas a mourir de rage et d’ennui. Quant a votre soeur Brunette, elle devint si mechante, si insupportable, que le roi se depecha de la donner en mariage l’annee derniere au prince Violent, qui se chargea de reformer le caractere mechant et envieux de la princesse Brunette. Il la maltraite rudement ; elle commence a voir que sa mechancete ne lui donne pas le bonheur, et elle devient un peu meilleure. Vous la reverrez un jour, et vous acheverez de la corriger par votre exemple.
Blondine remercia tendrement Bonne-Biche de ces details ; elle eut bien voulu lui demander : Quand reverrai-je mon pere et ma soeur ? Mais elle eut peur d’avoir l’air pressee de la quitter et de paraitre ingrate ; elle attendit donc une autre occasion pour faire cette demande.
Les journees de Blondine se passaient sans ennui parce qu’elle s’occupait beaucoup, mais elle s’attristait quelquefois ; elle ne pouvait causer qu’avec Bonne-Biche, et Bonne-Biche n’etait avec elle qu’aux heures des lecons et des repas. Beau-Minon ne pouvait repondre et se faire comprendre que par des signes. Les gazelles servaient Blondine avec zele et intelligence, mais aucune d’elles ne pouvait parler.
Blondine se promenait accompagnee toujours de Beau-Minon, qui lui indiquait les plus jolies promenades, les plus belles fleurs. Bonne-Biche avait fait promettre a Blondine que jamais elle ne franchirait l’enceinte du parc et qu’elle n’irait jamais dans la foret. Plusieurs fois Blondine avait demande a Bonne-Biche la cause de cette defense. Bonne-Biche avait toujours repondu en soupirant.