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Odeon, derniere station

Auteur : Emmanuel Errer

Préambule : 1960. dans un village d’Algérie, le lieutenant Santenac dirige une patrouille pour interpeller un convoyeur de fonds dénoncé par Rachid. Les soldats le découvrent au lit avec une femme. Il est abattu, l’Algérienne remise aux gendarmes. Toute sa vie Santenac restera obsédé par le regard de cette femme ayant compris que Rachid, son mari, s’est cruellement vengé d’avoir
été cocu.
Le 19 juin 2004, Jean-Marc découvre Paris. Entré dans un bar à vins, il est abordé par un sexagénaire qui lui offre une cigarette et se présente sous le nom de Santenac. Lors d’une nouvelle rencontre, le lendemain, l’ancien lieutenant commence à interroger Jean-Marc qu’il soupçonne de désertion. Le surlendemain, devant son insistance, Jean-Marc avoue qu’il se prénomme Omar.
Entre -temps, il a rencontré Esther, une jeune femme qui fait la manche. L’ayant ramenée dans sa chambre, il couche avec elle, puis d’abord penaud d’avoir cédé à la tentation, il s’accorde vite l’absolution grâce à la phrase « tout est permis au combattant qui se donne à Dieu ». La fête de la musique commence à remplir les rues. Jean-Marc rencontre son contact et apprend que les « frères » vont agir dans chaque arrondissement de Paris. Il regagne sa chambre où l’attend une ceinture d’explosifs avec laquelle transformé en bombe humaine quelques heures plus tard, il sacrifie de nombreux innocents. Plusieurs jours après, on découvre le corps de Santenac dans une chambre d’hôtel. Rongé par les fautes qu’il a couvertes en 1960 dans le village algérien, il s’est suicidé avec son arme.